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Coopération transfrontalière en Afrique de l'ouest: Enjeux et perceptions des populations burkinabè

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par Monique Bassénewindé OUEDRAOGO
Université de Ouagadougou - Master 2 de recherche en Sociologie 2012
  

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1.1. 1.2. Caractéristiques politiques, économiques et démographiques

1.2.1. Caractéristiques politiques

Le Burkina Faso, héritier de la Haute-Volta est « (...) un Etat démocratique, unitaire et laïc. Le Faso est la forme républicaine de l'Etat »51(*). Littéralement, Burkina Faso veut dire « Pays des hommes intègres ». Ses habitants sont appelés des Burkinabè. Mot à mot, « Burkina » veut dire en langue moore « intégrité, honneur » ; Faso signifie en langue dioula « territoire, terre ou patrie » et « bè » signifie « habitant » en langue Fulfudé. Le pays compte une soixantaine de groupes ethniques et de langues. Le Mooré, le Dioula et le Fulfulde sont les trois langues nationales. Le Français est la langue officielle du pays52(*).

La proclamation de l'indépendance de la Haute-Volta intervient le 5 août 1960. A partir du 3 janvier 1966, l'armée fait irruption sur la scène politique. C'est le début d'une longue période de régimes d'exception : Comité militaire de redressement pour le progrès national (CMRPN) en 1980, Conseil du salut du peuple (CSP) en 1982, Conseil national de la révolution (CNR) en 1983 et Front populaire (FP) en 1987. A partir de 1990, le pays amorce un processus de démocratisation qui aboutit le 2 juin 1991 à l'adoption, par référendum, d'une nouvelle constitution qui consacre la mise en place d'un « Etat de Droit » 53(*) et le retour à une vie constitutionnelle normale.

Le Burkina Faso est membre de plusieurs organisations ou institutions internationales, régionales et sous-régionales telles que l'Organisation des Nations Unies (ONU), l'Union Africaine (UA), la Communauté Economique des Etats de l'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), l'Union Economique et Monétaire Ouest-Africaine (UEMOA) ; des organisations qui reconnaissent le bien-fondé de la coopération transfrontalière.

1.2.2. Caractéristiques économiques

Pays en voie de développement et à vocation agricole, l'économie du Burkina Faso se caractérise par sa forte vulnérabilité. Certes, l'on a constaté un trend croissant de l'économie sur la décennie 2000-2009 avec une croissance moyenne de 5,2% en termes réels et un pic de 8,7% en 200554(*). Au titre de l'année 2012, la croissance économique a été de l'ordre de 8%55(*).

Selon la Stratégie de croissance accélérée et de développement durable (SCADD : 6), « Cette évolution est la résultante des efforts consentis par le Gouvernement pour améliorer l'environnement des affaires, permettant ainsi un essor de l'ensemble des branches du secteur tertiaire ».

Malgré cette croissance relativement élevée, le pays connaît une situation de pauvreté endémique. En 2009, l'étude diagnostique du SNAT, phase 1, volume 1 (2009 : 299), tirait la sonnette d'alarme en ces termes : « La pauvreté burkinabé est une pauvreté avant tout humaine ; elle est à base d'analphabétisme et en particulier d'analphabétisme féminin. C'est pourquoi elle est cumulative et s'inscrit dans une dynamique de paupérisation ». Par exemple, l'incidence de la pauvreté n'a pas fondamentalement évolué dans le pays. En 1994-1995, elle était de 44,5%. En 2009-2010, elle est passée à 43,9% (SCADD : 11). Les changements ne sont donc pas importants au point d'impacter positivement les conditions de vie des ménages.

En conclusion, le Burkina Faso présente un paradoxe, car il est l'un des pays de l'Afrique de l'Ouest ayant une forte croissance économique, alors que son intégration dans l'économie mondiale est des plus faibles, à en juger par la performance des exportations et les Investissements directs étrangers (IDE) reçus (Etude SNAT, phase 1, volume 3, 2009 : 11). Son ratio des exportations par rapport au Produit intérieur brut (PIB) ne représente que 10% en 2006, contre 26% pour le Mali, 17% pour le Sénégal, voire 48% pour la Côte d'Ivoire (malgré les crises successives enregistrées dans ce pays). Les flux des IDE atteignent moins de 2$ par habitant, alors qu'ils dépassent les 7$ pour le Bénin, 10$ pour le Togo et 13$ pour la Côte d'Ivoire.

* 51 Cf. article 31 de la Constitution du 2 juin 1991

* 52 Cf. article 35 de la Constitution du 2 juin 1991

* 53 http://www.insd.bf/n/index.php/burkina/histoire-du-burkina édition en ligne du 29 novembre 2013 à 11h05

* 54 SCADD du Burkina Faso, 2011-2015, version PDF définitive, 108 p. avec les annexes.

* 55 Tiré de l'article intitulé : « Politiques sectorielles du Ministère de l'Economie et des Finances : Bilan satisfaisant en 2012 ». http://lefaso.net/spip.php?article53134 édition en ligne du lundi 07 octobre 2013 à 12h26

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