WOW !! MUCH LOVE ! SO WORLD PEACE !
Fond bitcoin pour l'amélioration du site: 1memzGeKS7CB3ECNkzSn2qHwxU6NZoJ8o
  Dogecoin (tips/pourboires): DCLoo9Dd4qECqpMLurdgGnaoqbftj16Nvp


Home | Publier un mémoire | Une page au hasard

 > 

Quel est l'impact de l'impression 3D sur la supply chain ?

( Télécharger le fichier original )
par Stéphane RUFER
Université Paris Dauphine - Master II "Supply Chain International" 2014
  

précédent sommaire suivant

Chapitre 3 : Impacts sur la Supply Chain

De l'avis même de certains scientifiques, analystes ou investisseurs, l'impression 3D ne semble pas être une simple innovation au service d'un marché existant, mais constituevéritablement une technologie de rupture qui pourrait tout simplement chambouler l'industrie telle que nous la connaissons actuellement, tout autant que nos habitudes de consommation.

Au niveau de la Supply Chain, l'objectif principal est d'optimiser tous les maillons de la chaîne logistique : les coûts de production, les coûts de stockage et de transport pour satisfaire au mieux les besoins des clients.

A terme, l'impression 3D va permettre de court-circuiter les principales étapes (prototype, production de pièces, assemblage, distribution et entreposage) et de restreindre l'ensemble du process à la simple création d'un fichier numérique transféré directement pour la fabrication de l'objet.

L'adoption de l'impression 3D par les grandes entreprises va impacter durablement l'organisation même de la Supply Chain : de la prévision à la production en passant par le stockage et les transports pour finir par la distribution et la vente au détail. C'est l'ensemble des acteurs de cette chaîne logistique qui va devoir s'adapter.

C'est ce que je vais vous expliquer maintenant ...

1. Impact sur les prévisions de vente : une demande plus facile à anticiper

La fabrication par impression 3D étant réalisée à la commande ou sur de petites séries définies à l'avance,la demande est parfaitement connue.La production se situe au plus proche de la demande des clients qu'ils soient particuliers ou professionnels.

Dans le schéma traditionnel, des stocks de sécurité sont constitués pour couvrir les aléas liés à l'incertitude de la demande.

Reprenons les cours de Régis Bourbonnais sur le sujet. Sur une série de ventes, plus le coefficient de variation (correspondant à l'écart-type divisé par la moyenne) est élevé, plus il est difficile de prévoir la demande. A noter que des indicateurs tels que le MAD (MeanAbsoluteDeviation), le MSE (MeanSquaredError) et le SUMEPS (somme des erreurs cumulées) permettent de vérifier la fiabilité des prévisions. Ces résultats permettent de dimensionner le stock de sécurité.

Partant de ce constat, on s'aperçoit que ce stock de sécurité n'est pas nécessaire dans le cas de la fabrication additive puisque la demande est connue d'où des économies sur les coûts de stockage que nous étudierons un peu plus loin.

Rappelons aussi en se replongeant dans le cours de prévisions du Master Logistique de Dauphine que la méthode de Croston (souvent utilisée dans le cas des pièces détachées) permet de calculer des prévisions pour de faibles volumes de ventes. Mais cette méthode qui consiste à considérer l'apparition d'une commande sur une période par une non-commande sur la période suivante et qui se base donc sur deux paramètres : la fréquence de la commande (nombre de période séparant deux commandes) et la commande moyenne (nombre moyen d'articles commandés lorsqu'il existe une commande), a ses limites et sa fiabilité est souvent remise en cause.

précédent sommaire suivant