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Etude ethnobotanique, biologique et chimique des plantes réputées antipaludéennes à  lubumbashi en RD Congo


par valentin Bashige Chiribagula
Lubumbashi - Pharmacien 2013
  

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III.1.1. DONNEES RELATIVES AUX PERSONNES RESSOURCES

Ces données se rapportent aux paramètres âge, sexe, ethnie, langue parlée, activité exercée principalement, mode d'acquisition de l'art de guérir ainsi que les sites où se sont effectuées les enquêtes ; elles sont consignées dans le tableau VIII.

Tableau VIII Données relatives aux personnes ressources

P.R. AGE

SEXE

ETHNIE

LANGUE (parlée)

ACTIVITE principale

INITIATION

SITE

(commune)

T1

35

M

LUBA

Swahili, Luba, Tshiluba

Guérisseur

Parent

Lubumbashi

T2 40

M

HEMBA

Swahili, Hemba

Guérisseur

Parent

Katuba

T3

55

M

HEMBA

Français, Swahili, Hemba

Infirmier

Rêve

Kenya

T4

42

F

MBUNDU

Swahili, Luba,

Kimbundu

Cultivatrice

Ami

Katuba

T5

28

M

LUBA

Français,
Swahili,
Tshiluba

Infirmier

Parent

Annexe

T6 76

M

BEMBA

Bemba, Swahili

Guérisseur

Parent

Katuba

T7

65

M

LUBA

Français, Swahili, Luba

Plombier

Parent

Annexe

T8 58

T9 54

F

MBUNDU

Swahili, Kimbundu

Cultivatrice

Parent

Kenya

M

LUBA

Swahili, Tshiluba

Cultivateur

Rêve

Katuba

45

T10 65

F

LUBA

Swahili, Tshiluba

Guérisseur

Rêve

Rwashi

T11

52

M

HEMBA

Français, Swahili, Hemba

Administrateur

Autoformation

Kenya

T12

64

F

LUBA

Français, Swahili, Luba

Guérisseur

Anciens

Kampemba

T13

39

M

TABWA

Swahili, Bemba, Tabwa, Nyanja

Cultivateur

Parent

Rwashi

T14

37

M

LUBA

Français,
Swahili,
Tshiluba

Infirmier

Rêve

Lubumbashi

T15 57

T16 73

F

BEMBA

Bemba, Swahili

Cultivatrice

Ami

Rwashi

M

BEMBA

Bemba, Swahili

Cultivateur

Parent

Rwashi

T17

72

M

TABWA

Tabwa,
Bemba,
Swahili

Maçon

Parent

Annexe

T18

66

M

HEMBA

Français, Hemba, Bemba, Swahili

Soudeur

Autoformation

Kampemba

T19

37

M

TABWA

Swahili, bemba, Tabwa

Guérisseur

Ancien

Annexe

T20

62

M

BEMBA

Français, swahili, Bemba

Botaniste

Parent

Katuba

Le tableau VIII, qui résume les données relatives aux personnes qui ont accepté de fournir les informations sur le traitement du paludisme en médecine traditionnelle, montre que vingt individus dont six guérisseurs et quatorze exerçant principalement un autre métier ont été consultés au cours des enquêtes. Parmi eux cinq sont des femmes (25%) et quinze des hommes (75%).Cela serait lié au fait que la pratique de la médecine traditionnelle est une source de revenu, sociologiquement un travail d'homme, dans nos milieux mais, une contrainte moins forte chez la femme. Les femmes sont souvent absentes de leurs ménages pendant la journée (heures d'interviews) à cause des travaux champêtres, ce qui laisse plus de chance aux hommes d'être rencontrés et implique un certain biais à notre étude. Nous partageons ce constat avec les chercheurs BAKARI et KAHUMBA (Bakari, 2011 ; Kahumba, 2001).

Les modes d'acquisition des connaissances médicinales étant traditionnelles, variés, et ne consistant pas en une école classique de formation, les composantes sociologiques

46

sont déterminantes pour expliquer la répartition inégale de sexe parmi les personnes ressources. L'acquisition du savoir médicinal reste dominée par la transmission des savoirs des ascendants aux descendants (10/20) : constat que nous partageons avec BAKARI (Bakari ,2011).

L'âge de nos personnes ressources varie entre 28 et 76 ans avec une moyenne de 51.5 ans. Considérant que la majorité de notre échantillon exerce un autre métier que l'art de guérir, nous joint à partager l'opinion selon laquelle : la médecine traditionnelle est populaire (Adjanohoun et Aké, 1979 ; Togola, 2002).

Le Tableau XX montre que les vingt personnes ressources consultées appartiennent à cinq ethnies de la République Démocratique Du Congo : Luba (35%), Hemba (20%), Mbundu (10%), Bemba (20%) et Tabwa (15%).

L'appartenance de ces personnes ressources à ces ethnies renseigne sur l'hétérogénéité culturelle dont jouit la ville de Lubumbashi. La présence des non originaires en occurrence les luba du Kasaï (25%) renseigne sur le métissage des connaissances de l'art de guérir dont serait bénéficiaire la dite province Comme Kahumba l'avait constaté en 2000. La présence des luba du Kasaï en pondération significative se justifie par la présence nombreuse et permanente des kasaiens dans la province du Katanga depuis l'époque coloniale (Dibwe, 2009).

De résultats de nos enquêtes il ressort que 8 langues sont parlées par les personnes que nous avons consultés à raison de : swahili (100%), luba (20%) Tshiluba (25%) Hemba (20%), français (35%), Kimbundu (10%) Tabwa (15%) et Bemba (35%).

Eu égard à cela, on peut dire que le swahili est la langue la plus parlée dans la ville loushoise qui reste polyglotte .L'interaction linguistique peut avoir de répercussions sur la nomenclature des espèces végétales et constituer une source de confusion entre les espèces considérées comme différentes alors qu'il s'agit de la même espèce.

La plupart des personnes ressources contactées ont été retrouvées dans la commune de Katuba (25%). 65% de notre échantillon se retrouve concentré dans les communes de Katuba, Annexe et Rwashi, dans les quartiers les plus périphériques. Cette situation laisse penser que c'est dans les quartiers les moins nanties que se concentrent beaucoup des guérisseurs pour autant que c'est dans ces milieux que se trouve concentrer la plupart de leurs patients comme l'atteste un rapport de l'OMS (OMS, 2000). Kahumba(2000) et Bakari (2011) en sont arrivé à la même conclusion pour le KATANGA.

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