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Etude ethnobotanique, biologique et chimique des plantes réputées antipaludéennes à  lubumbashi en RD Congo


par valentin Bashige Chiribagula
Lubumbashi - Pharmacien 2013
  

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I.1.1.5. Diagnostic

Le diagnostic comporte les signes d'orientation puis le diagnostic de certitude. Signes d'orientation

L'Orientation clinique tiendra compte du fait que la fièvre reste le signe clinique de référence jusqu'à preuve du contraire (Courte-Joie, 2000).Face à une suspicion d'accès palustre il convient de rechercher immédiatement des signes Cliniques de gravité, notamment les signes neurologiques. (Dominique et coll., 2007).

Diagnostic de certitude

Il repose sur la mise en évidence des formes érythrocytaires de Plasmodium sur un prélèvement de sang périphérique (Gentilini, 1993 ; Dominique et coll., 2007).

La technique de référence pour le diagnostic des parasites du paludisme est l `examen microscopique d'une goutte de sang après coloration au Giemsa (Fattorusso et Ritter, 2006).

La goutte épaisse permet d'obtenir un grand nombre de globules rouges déshémoglobinisés, pour faciliter la détection des parasites et la quantification de leur densité (Fattorusso et Ritter 2006, Dominique et coll., 2007).

Fig. 2. Goutte épaisse. P. falciparum. Trophozoïtes et rosace (Dominique et coll, 2007).

Le frottis mince permet le diagnostic de l'espèce Plasmodiale, l'étude de la morphologie du parasite et celle de l'hématie parasité. (Olivier et coll., 2OO8).

Fig3. Frottis de sang. P. falciparum. Trophozoïtes (Dominique et coll., 2007).

Pour tenter de simplifier et d'améliorer le diagnostic biologique du paludisme, d'autres techniques ont été développées dont les tests rapides par immunochromatographie sur bandelette également appelés tests de diagnostic rapide du paludisme ou TDR (Dominique et coll., 2007, Oms, 2003) parmi lesquels le PCR (polymerase chain reaction) qui a une limite de détection de 0.05 parasites (Olivier et Coll., 2008).

Il existe 2 méthodes de quantification des parasites à savoir le nombre des parasites par microlitre de sang et le système de signe plus. Ce dernier est le plus utilisé en routine dans les hôpitaux ; Plus simple mais moins précis, il utilise un code de 1 à 4 + selon la densité par champ (High Power Field = HPF) : (Olivier et Coll. 2008).

+ 1 à 10 parasites pour 100 HPF

++ 11 à 100 parasites pour 100 HPF

+ + + 1 à 10 parasites pour 1 seul HPF

++++ >10parasites pour 1 seul HPF

I.1.2. LUTTE ANTI PALUDIQUE EN BIOMEDECINE

La lutte contre le paludisme compte la prophylaxie d'une part et le traitement curatif d'autre part. Cette patrie aborde la prophylaxie du paludisme, les molécules antipaludéennes et le traitement proprement dit.

I.1.2.1 Prophylaxie du paludisme

La prophylaxie du paludisme est l'un des piliers de la stratégie mondiale de lutte contre cette pandémie. En l'absence de vaccin efficace, elle repose sur la lutte contre les vecteurs et sur la chimio prophylaxie. Cette dernière est confrontée néanmoins au problème de la résistance aux antipaludéens utilisés (Oms, 2007).

Lutte anti-vectorielle

La lutte anti-vectorielle consiste principalement à réduire considérablement à la fois le nombre et le taux d'infection par le parasite ainsi que les épisodes cliniques en luttant contre le moustique vecteur et en réduisant la transmission. (Crosby ,1966).

La principale méthode utilisée pour éradiquer les anophèles femelles était l'utilisation massive d'insecticides. Le plus utilisé était le DDT (Dichloro-Diphényl-Trichloréthane).Son utilisation a favorisé la sélection de moustiques résistants. Cette résistance a été nommée KDR (Knock Down Resistance : résistance à l'effet de choc). En outre, il peut engendrer intoxications et maladies dans la population. Ce produit est totalement interdit en Europe depuis 1972 et depuis 1992, classé par l'OMS comme POP (polluant organique persistant) (Bourdy et Coll., 2008). Il a été remplacé par des pyréthrinoïdes (Bénédicte, 2007) et renforcer par des répulsifs. De tous les répulsifs de synthèse, ceux qui contiennent du DEET (N, N-diethyl-m-toluamide) sont les plus efficients (OMS, 2006).

D'autres moyens de lutte leur sont associer notamment : assèchement des marais, drainage des eaux stagnantes où se développent les larves des anophèles, ensemencement des eaux avec des prédateurs des anophèles ou de leurs larves comme certains mollusques ou poissons (OMS, 2001), utilisation des substances naturelles biodégradables à activité insecticides, larvicides et ou ovocides (Crosby, 1966 ; OMS, 2006)

À côté de ces moyens, la recherche des vaccins et de lutte biotechnologique ont jusque-là produit, un vaccin RTS S/AS01 et les Anophèles Stephens femelle génétiquement modifiés capables de détruire les parasites dans son corps et donc incapable de transmettre la maladie (Michael et Coll., 2011).

a. Chimio prophylaxie

C'est un traitement préventif chimique. Il peut recourir aux amino-4-quinoléines là où le parasite est sensible (Gentilini, 1993).

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