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Etude ethnobotanique, biologique et chimique des plantes réputées antipaludéennes à  lubumbashi en RD Congo


par valentin Bashige Chiribagula
Lubumbashi - Pharmacien 2013
  

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I.1.2. 2. Molécules antipaludiques

Dans ce point, sont passés en revue, les moyens mis en jeu en médecine conventionnelle pour la prise en charge du paludisme.

a. Types d'antipaludéens

Les antipaludiques actuels peuvent être classés selon leur mode d'action en : schizonticides actifs sur la phase asexuée érythrocytaire, et gamétocyticides actifs sur la phase sexuée érythrocytaire. (Coquerel, 2002).

Les amino-8-quinoléines (tafénoquine et primaquine) sont des molécules actives sur la phase hépatique du parasite. Du fait de leur index thérapeutique faible, leur usage exige une surveillance clinique rapprochée (Djomang, 2008, Makan, 2003).

> Les schizonticides

Ce groupe comprend les dérivés quinoléiques et les dérivés de l'artémisinine

· Les dérivés quinoléiques comprennent les amino-4-quinoléines (chloroquine, amodiaquine) et les amino-alcools (méfloquine, halofantrine, luméfantrine). Ces molécules interfèrent avec la digestion de l'hémoglobine dans la vacuole nutritive en inhibant la formation de l'hémozoïne.

· Les dérivés de l'artémisinine (artésunate, artéméther, etc..). Cette nouvelle classe d'antipaludiques de type peroxyde, interfère aussi dans la digestion de l'hémoglobine, par libération de radicaux libres, toxiques pour le parasite. Les dérivés de l'artémisinine ont une action gamétocytocide, qui réduit la transmission et limite les risques de voir émerger des résistances (Njomang., 2008).

> Les inhibiteurs des acides nucléiques ou antimétaboliques

Ils bloquent la division du noyau de l'hématozoaire. Ce groupe comprend les antifolates, les naphtoquinones et les antibiotiques.

Les antifolates sont répartis en deux familles, les antis foliques (sulfamides, dont la sulfadoxine et sulfone) et les antifoliniques (proguanil et pyriméthamine) (Coquerel et Moulin, 2004). Ils agissent au niveau de la voie de synthèse des folates, qui sont essentiels à la biosynthèse des acides nucléiques du parasite. Les anti foliques inhibent la dihydroptéroate

synthétase (DHPS) qui produit l'acide folique et les antifoliniques, la dihydrofolate réductase (DHFR), qui produit l'acide folinique.

· Les naphtoquinones : l'atovaquone est un inhibiteur puissant des fonctions mitochondriales en bloquant la chaîne de transfert d'électrons au niveau de son enzyme-clé, la dihydroorotate déshydrogénase. Elle a peu d'impact thérapeutique lorsqu'elle est utilisée seule. En combinaison avec un métabolite (proguanil), une intéressante synergie d'action s'observe grâce à une inhibition séquentielle de la synthèse des pyrimidines.

· Les antibiotiques : les tétracyclines (doxycycline), les macrolides (érythromycine, azythromycine, clindamycine) peuvent inhiber la synthèse protéique par inhibition de certaines fonctions de l'apicoplaste. (Njomang, 2008).

b.Les associations d'antipaludiques

Les nouveaux antipaludiques qui ont fait l'objet de développements récents sont tous associés, au moins en bithérapie, et se démarquent de la plus ancienne des associations, la sulfadoxine-pyriméthamine, capable de sélectionner rapidement des mutants résistants.

Certaines associations sont fixes : l'atovaquone-proguanil, l'arthéméther-luméfantrine et la chlorproguanil-dapsone. D'autres associations sont libres, associant toujours un dérivé de l'artémisinine vu la rapidité d'action, l'impact sur la transmission et l'absence de chimiorésistance à P. falciparum : artésunate-méfloquine, artésunate-amodiaquine, artéméther-proguanil et artésunate-sulfadoxine-pyriméthamine (Njomang, 2008).

I.1.3. PRISE EN CHARGE DU PALUDISME PAR LA MEDECINE TRADITIONNELLE

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