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La redevabilité des acteurs humanitaires

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par Bienvenu Samba Monges
Université de Bangui (FASEG-LERSA) - Master 1 en Action Humanitaire et Développement(AHD) 2014
  

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II. HISTORIQUE DE LA REDEVABILITE ET LES RAISONS DE SON EMERGENCE, SES OUTILS

L'intéressement et l'attachement d'importance à la question de la redevabilité par les acteurs humanitaires a commencé depuis au XIXe siècle.

La redevabilité dans le secteur humanitaire est très vite apparue comme un enjeu clé lorsque les budgets de l'aide humanitaire augmentèrent significativement durant la seconde moitié des années 1980. Toutefois, il a fallu le génocide rwandais de 1994 pour qu'un consensus international émerge sur la nécessité d'une plus grande redevabilité non plus uniquement envers les bailleurs de fonds mais également vis-à-vis des populations affectées. L'incapacité des acteurs internationaux à prévenir et répondre au génocide a alors montré de façon dramatique les dommages que les humanitaires pouvaient causer lorsqu'ils ne réussissaient pas à tenir leurs promesses d'assistance et de protection. C'est ainsi que la communauté humanitaire internationale a lancé plusieurs initiatives inter agences visant à optimiser la redevabilité, la qualité et les performances du travail humanitaire au cours de la dernière décennie du 20ème siècle. Ces projets sont parfois désignés sous l'appellation initiatives Q&A (pour Quality and Accountability).

L'Evaluation conjointe de l'aide d'urgence au Rwanda (ECAUR) a recommandé que les organisations renforcent l'efficacité de leurs mécanismes de redevabilité vis-à-vis des bénéficiaires de l'aide. De l'avis de l'équipe d'évaluation, il s'agissait d'établir des mécanismes de consultation des populations affectées par des crises humanitaires. Pour atteindre cet objectif, les populations affectées avaient besoin d'une organisation ou d'un réseau d'organisations, respecté(e) et indépendant(e), qui agirait en leur nom, et d'une personne ou d'un organisme, qui serait à l'écoute de leurs préoccupations en matière de sécurité et d'assistance. C'est la raison pour laquelle a été lancé en 1997 le Projet Mediateur Humanitaire (Humanitarian Ombudsman Project).

Le projet, organisé par la Croix-Rouge britannique, avait pour objectif de démontrer l'applicabilité des systèmes de médiation dans les situations humanitaires. Deux ans plus tard, il fut admis qu'un médiateur humanitaire international n'était pas une approche réaliste pour répondre à la problématique de la redevabilité dans le secteur humanitaire. Il fut donc conclu que les systèmes de médiation n'étaient efficaces que dans des sociétés disposant de services publics bien établis et de systèmes judiciaires équitables, efficaces et accessibles.

a)Origine de la redevabilité, la naissance du Partenariat International pour la redevabilité Humanitaire (HAP)

Sachant qu'on ne peut pas parler de la redevabilité sans la norme HAP, nous allons voir comment est né le HAP et pourquoi parle t- on de ses normes.

Après la clôture du Projet Médiateur Humanitaire, les organisations restèrent conscientes du déficit de redevabilité dans les situations humanitaires. Le Projet pour la redevabilité humanitaire fut créé pour identifier, recommander et tester des approches alternatives en matière de redevabilité. De 2001 à 2003, quelques soixante-dix travailleurs humanitaires et consultants ont ainsi conduit des opérations de terrain en Sierra Leone, Afghanistan et Cambodge, entrepris cinq projets de recherche et collaboré à diverses activités de plaidoyer sur la redevabilité. Ce fut à partir de ce projet que le Partenariat international pour la Redevabilité Humanitaire en anglais : HumanitarianAccountibilityPartenaireship (HAP) fut fondé en tant qu'organisation.

Immédiatement après son lancement en 2003, HAP a commencé à développer ses Principes de Redevabilité. Ceux-ci ont résumé pour la première fois les éléments fondamentaux des bonnes pratiques liées à la redevabilité en situations humanitaires. HAP a néanmoins constaté que les organisations n'étaient pas en mesure de démontrer la qualité et la redevabilité de leurs actions, en se basant uniquement sur les principes. Ainsi, en 2005, les membres de HAP ont demandé au Secrétariat de développer un ensemble de critères et d'indicateurs sur la redevabilité et la gestion de la qualité de l'action humanitaire. HAP a alors consulté des communautés affectées par des crises et le personnel de plus de 120 organisations sur une période de deux ans. Le résultat de ce processus fut la Norme HAP 2007 sur la redevabilité et la gestion de la Qualité qui a été révisée en 2010.

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