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Quelles perceptions des contenus sur smartphone dans les visites culturelles à  paris?


par Céline Cauderlier
Groupe EAC - MBA management de projets dans les industries créatives 2012
  

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1.3.3 Internet sur le mobile

Regarder la télévision sur son téléphone mobile reste une pratique encore peu développée : moins d'un possesseur de téléphone mobile sur dix y a recourt. Plus que les adolescents, ce sont les jeunes adultes (18-24 ans) qui se distinguent. Ainsi ils sont deux fois plus nombreux à regarder la télévision sur leur mobile. Désormais, presque quatre millions de personnes regarderaient la télévision sur l'écran de leur téléphone portable. 23Dans le même temps, on constate un net essor de la navigation sur internet (qui passe de 13% à 24%), et de la consultation des emails.24 Les connexions de type « nomades » augmentent également, près d'une personne sur trois (31% exactement)25 s'est connectée de façon nomade à la toile au cours des douze derniers mois. Ce type de connexion est davantage pratiquée par les plus jeunes et les plus diplômés26. Ainsi la plus grande partie des connexions en mobilité est réalisée par les 18-24 ans : les deux tiers des individus se connectent de la sorte (20 points de plus que dans les tranches d'âges mitoyennes). Les bacheliers et les diplômés du supérieur sont deux fois plus nombreux à se connecter en mobilité que les titulaires du Bepc. Les connexions en mobilité sont deux fois plus importantes dans les foyers de trois personnes ou plus, chez les personnes vivant dans un foyer au revenu élevé (36%), à Paris et dans son agglomération (40%). Deux catégories sociales sortent du lot par leur fort recours à une connexion en mobilité : les cadres (55%) et les étudiants (52%). Les progressions les plus fortes concernent les 18-24 ans (+ 14 points) qui renforcent ainsi leur position dominante et

22 cf. Publication ATOUT France « visite culturelle et TIC : le numérique au service de la visite touristique et culturelle

23 Voir annexe graphique 11

24 Voir annexe graphique 12

25 Voir annexe graphique 13

26 Voir annexe graphique 14

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les professions intermédiaires (+14 points) qui rattrapent quasiment le taux d'utilisation atteint par les cadres l'an dernier.

1.4 La génération Y

La génération Y désigne les individus nés entre le début des années 1980 et le milieu des années 199027. Ces adolescents et jeunes adultes ont grandi au moment où l'usage d'internet se généralisait : l'e-culture est leur royaume et, pour cette raison, on les désigne souvent par le terme de digital natives. Pourquoi « Y » ? Parce qu'ils succèdent à la génération dites « X » - qui désigne, selon la classification de William Strauss et Neil Howe1, la génération sociologique des Occidentaux nés entre 1960 et 1979 et qui n'a pas su trouver ses repères contrairement à celle de ses parents qui sortait de la Seconde Guerre mondiale et devait reconstruire le pays28.

1.5.1 Génération « je m'exprime par image »

Le rapport 2009 de la Kaiser Family Foundation, qui analyse régulièrement le temps passé dans les médias par les enfants de 8-18 ans, fait état d'une durée moyenne de 7 heures 38 minutes par jour- soit 10 heures 45 minutes au total, en comptant la consommation simultanée de plusieurs médias. La télévision est regardée en moyenne 4 heures 29 minutes ; le temps consacré aux jeux vidéo de 1 heure 29 minutes, celui consacré au visionnage de films 25 min. De fait, une partie importante de ces activités se déroule sur internet : par exemple, 41% du temps consacré à regarder des programmes de télévision passe par les nouveaux médias. D'ailleurs, le tiers des adolescents américains disposent d'une connexion internet dans leur chambre. Pour les jeunes français le temps global est un peu moindre, notamment avec la télévision qu'ils regardent autour de 2 heures 30 minutes par jour29.

1.5.2 L'apprentissage modifié par l'usage des NTIC

Dans son livre « No sense of Place, The impact of electronic media on behaviour », Joshua Meyrowitz affirme que les medias modernes modifient profondément les conditions d'apprentissage et d'appréhension du monde, plongent les enfants à un âge précoce dans l'univers des adultes et entrainent dès lors un réaménagement des relations qui unissent les jeunes à leurs éducateurs (parents et enseignants). Ils les ouvrent d'emblée à des savoirs

27 « Génération Y : les jeunes et les réseaux sociaux, de la dérision, à la subversion », Monique DAGNAUD , Nouveaux débats.

28 Ibidem

29 Ibidem

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hétérogènes et non hiérarchisés, alors que l'école et la littérature enfantine privilégie une acquisition des savoirs par paliers selon l'âge. En effet, la télévision introduit très tôt les enfants dans la réalité des adultes. Ils ont accès à des informations qui leur étaient auparavant cachées. Le spécialiste anglais des médias David Buckingham, dirige quant à lui son attention sur l'invasion des médias électroniques dans le temps de loisirs des jeunes. Sur ce point, il essaie de tenir la balance entre deux approches : celle qui consiste à voir l'enfant comme un être à protéger des excès des images électroniques, et celle qui décèle en l'enfant un connaisseur des médias, capable de s'orienter sans danger dans le monde des nouvelles technologies. Le but étant de faire un enfant/adulte, plus précoce et autonome, et mieux préparé pour une réussite scolaire.

1.5.3 L'importance de l'image

Les images tapissent le Net adolescent ? Interrogés dans une étude Gfk sur leurs habitudes et leurs recherches sur les réseaux sociaux, 47% des personnes disent regarder des photos, et 32% des vidéos ; déposer photos ou vidéos est une pratique courante mais les contenus innovants se font rare (8% des adolescents sont considérés comme producteurs de contenus) L'articulation entre le réel et l'imaginaire ne cesse donc de se déployer. Dans cette nouvelle culture visuelle, le détournement de personnages fétiches issues du monde « people » type Michael Jackson ou encore Lady gaga, ou encore de la culture marchande comme, Coca-Cola, Barbie, Mc Donald's... est courant. Les différents éléments issus de la culture japonaise comme les mangas sont également détournés. La réalité créée par les vidéos rend plus intéressante la réalité elle-même.

1.5 .4 La sociologie des utilisateurs de Smartphone30

Parmi les utilisateurs équipés en téléphone mobile, un sur cinq revendique la possession d'un Smartphone : 17% de la population totale est ainsi concernée. Pour le moment la diffusion du Smartphone est plus réduite et aussi plus inégalitaire comparé au reste de la téléphonie mobile. C'est le cas par exemple des cadres et des ouvriers : en 2011 le taux d'équipement en téléphonie mobile est équivalent dans ces deux groupes (95% pour les cadres, et 93% pour les ouvriers). Mais alors que 38% des cadres équipés ont un Smartphone, ce n'est pas le cas de 19% des ouvriers. Les plus jeunes, les plus aisés, les plus diplômés ont plus de chance d'être équipés en Smartphone. Le Smartphone reste un équipement plus onéreux et les inégalités

30 Voir annexe tableau 3

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persistent : 35% des 18-24 ans sont équipés d'un Smartphone, tout comme 30% des diplômés, ou encore 26 % des titulaires de hauts revenus.31

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