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Quelles perceptions des contenus sur smartphone dans les visites culturelles à  paris?


par Céline Cauderlier
Groupe EAC - MBA management de projets dans les industries créatives 2012
  

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1.5 Les applications sur Smartphone

La particularité d'un Smartphone par rapport à un téléphone portable ordinaire est son fonctionnement par applications. Il existe des applications classiques qui sont nécessaires au bon fonctionnement du Smartphone telle que l'application téléphone ou contacts (enregistrement des informations sur une personne) et qui ne sont pas effaçables. Les autres applications doivent être ajoutées ou téléchargées par le biais d'une application classique appelée store ou market. La proportion de personnes qui téléchargent des applications (payantes ou gratuites) à pratiquement doublé, passant de 9% à 17% 32 vivant dans un foyer au revenu élevé (36%) et à paris et dans son agglomération (40%). Deux catégories sociales sortent du lot par leur fort recours à une connexion en mobilité : les cadres (55%) et les étudiants (52%). les progressions les plus fortes concernent les 18-24 ans (+ 14 points) qui renforcent ainsi leur position dominante et les professions intermédiaires (+14 points) qui rattrapent quasiment le taux d'utilisation atteint par les cadres l'an dernier. C'est ainsi qu'en 2010 quelques 4 millions d'individus ont téléchargé au moins une application (gratuite ou payante)33. Durant ces deux dernières années, le recours au mobile pour consulter ses courriels ou regarder la télévision aurait ainsi progressé. Cependant la majorité des utilisateurs de l'internet mobile se plaint de la lenteur de la connexion. Ainsi 23% disent qu'ils ont « très souvent » l'impression que leur connexion n'est pas assez rapide et 28% le constatent « assez souvent », soit au total 51% d'insatisfaits34. Les opérateurs doivent améliorer constamment leurs infrastructures haut-débit pour répondre à une demande croissante. A la fin des années 2000, le web 2.0 s'est popularisé à une vitesse prodigieuse dans la société occidentale et représente pour une génération de jeunes en mal d'emploi un moyen bon marché d'échanger des biens de consommation et de s'exprimer. On voit se développer une catégorie de travailleurs, parfois nommés les « intellectuels précaires », diplômés dans des disciplines littéraires ou artistiques ils ont du mal à décrocher un emploi stable dans leur secteur. Les jeunes constituent aujourd'hui la fraction de population la plus mal lotie financièrement (selon l'INSEE, la pauvreté touche 1,5 millions de moins de 20 ans si nous utilisons le seuil de 50%

31 Voir annexe graphie 14

32 Voir annexe tableau 4

33 « Génération Y : les jeunes et les réseaux sociaux, de la dérision à la subversion » Monique Dagnaud, Nouveaux Débats

34 Voir annexe tableau 6

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de revenu médian35). Les jeunes figurent à l'avant-garde des consommateurs de la culture numérisée, en plein essor sur le net : dans les pays de l'OCDE, 30% des recettes de l'industrie du jeu vidéo, 1/4 de l'industrie du disque, et environ 5%de l'industrie du cinéma proviennent de cette culture. Les jeunes téléchargent de la musique, des films, des podcasts, des jeux vidéo.36 Ils ont profondément intégré le concept de consommation dit « à la demande ». L'utilisateur consomme quand il veut et si il le veut. Ils ont ainsi exporté sur le net leurs pratiques culturelles et devancé leurs ainés. Désormais ils ont plus tendance à rechercher l'information sur le net plutôt que dans les quotidiens nationaux, et écoute davantages de musique grâce aux différents outils d'écoute nomade telle que l'IPod. Néanmoins, les différents comportements face à l'objet culturel dépendent du milieu culturel. Ainsi les jeunes de milieux défavorisés privilégient les écrans domestiques, alors que les jeunes de milieux socio-culturels favorisés embrassent tous les accès à la culture, écrans de Smartphone compris. Le net ne participe donc pas au phénomène de démocratisation culturelle37, mais il encourage certaines tendances déjà existantes. De plus, Les jeunes essaient pour l'essentiel de consommer de la culture sans payer, que ce soit sur des sites légaux ou illégaux. Pour écouter de la musique en ligne, le peuple des connectés se tourne en priorité vers les sites de peer-to-peer, les sites sociaux, les sites d'éditeurs et d'artistes, les blogs, les plates-formes de streaming, bien avant de télécharger sur des sites marchands. En matière d'information, les jeunes privilégient également les sites gratuits. Une enquête d'octobre 2010 révèle ainsi que 74% des français jugent que les NTIC (nouvelles technologies de l'information et de la communication) 38ont favorisé de manière importante l'accès à la culture. Beaucoup de jeunes avec de faibles moyens trouvent en effet dans internet un puit d'informations auxquelles ils n'auraient pas eu accès autrefois. Les plus jeunes, moins diplômés et gagnant le moins d'argent sont ceux qui applaudissent le plus fort. Ainsi, les opinions favorables atteignent 82% chez les moins de 25 ans, 81% chez les non-diplômés et 87% chez ceux qui gagnent moins de 1500 euros par mois. Internet rend alors possible un rêve : la gratuité, ou presque, des consommations culturelles.

Les NTIC sont passés dans les usages quotidiens, et voit apparaitre une génération qui a grandi avec les NTIC et qui les as intégré dans ses comportements sociaux. Cette génération

35 Cf. « Génération Y : les jeunes et les réseaux sociaux, de la dérision à la subversion » Monique Dagnaud, Nouveaux Débats

36 Ibidem

37 Ibidem

38 Cf. « Génération Y : les jeunes et les réseaux sociaux, de la dérision à la subversion » Monique Dagnaud, Nouveaux Débats

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constitue la future clientèle du tourisme culturel qui doit les prendre en compte. Ceci est d'autant plus important pour les territoires qui ont besoins d'augmenter le nombres de visiteurs. Si on laisse la culture se dématérialiser complètement le risque est que le visiteur ne se déplace plus et reste derrière son ordinateur pour visiter un lieu. C'est déjà le cas avec Google Art Project qui permet de visiter de nombreux musées dans le monde en restant chez soi. Il faut donc participer à cette dématérialisation de façon à augmenter la fréquentation des lieux. Les NTIC doivent accompagner le visiteur dans sa visite et non pas la remplacer complètement. Elles devraient même augmenter le nombre de touristes.

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