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La pollution de la lagune Ebrie: la berge lagunaire d'Abobo Doume

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par AGREY BARTHELEMY NOGBOU
CERAP ET UNIVERSITE DE BOUAKE - DEESS EN ETHIQUE ECONOMIQUE ET DEVELEPPEMENT DURABLE 2012
  

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3 -Résultats des statistiques des centres de santé

Les résultats issus du dépouillement des documents du bilan des activités de la FSUCOM d'Abobo Doumé/Locodjro sont consignés dans le tableau ci-dessous.

Tableau n° 5: les pathologies de la formation sanitaire urbaine d'Abobo Doumé

Maladies  

Sept-11

Oct-11

Nov-11

Janv-12

Fev-12

Total

Moyenne

Pourcentage

PALUDISME

2371

582

2207

2025

1290

8475

1695

83,51

DERMATOSE

45

26

155

20

45

291

58,2

2,86

DIARRHEE

53

15

142

61

81

352

70,4

3,5

ABCES DE GORGE

56

25

120

90

34

325

65

3,2

PNEUMONIE

64

23

85

56

28

256

51,2

2,52

INFECTION AIGUE DE L'OREILLE

65

11

78

68

50

272

54,4

2,68

CONJONCTIVITE

45

13

40

5

10

113

22,6

1,11

BILHARZIOSE URINAIRE

 

 

15

1

10

26

5,2

0,25

ULCERE DE BRURULI

18

 

10

 

10

38

7,6

0,37

Total

 

 

 

 

 

10148

 

100

Source : Calcul de l'auteur

Nous constatons que le tableau nous dresse la liste des pathologies susceptibles d'être provoquées par la pollution de la lagune et par ordre décroissant, l'on peut citer :

Selon le tableau no 5, le paludisme avec 83,51% est de loin la pathologie la plus fréquente dans la population d'Abobo Doumé. Le paludisme est une maladie parasitaire dont le vecteur est l'anophèle femelle qui vit et se développe aux alentours des étendues d'eau, mais surtout où l'on trouve des boites, bouteilles et autres récipients vident pouvant contenir l'eau. C'est donc le vecteur qui transmet le parasite appelé plasmodium69(*) à l'homme. Une fois contaminé et morbide, l'homme va présenter deux formes de paludisme : paludisme simple et paludisme grave qui est très mortel compte tenu de l'atteinte neurologique.

Il faut préciser que le paludisme est une maladie endémique70(*) sous nos tropiques et si l'on associe le manque d'assainissement de notre environnement comme constaté dans notre observation, il devient très mortel.

Selon un rapport du Fonds des Nations Unies pour l'Enfance (UNICEF), à l'occasion de la journée mondiale de lutte contre le paludisme, le paludisme est la première raison de consultation et d'hospitalisation en Côte d'Ivoire. A travers le pays, environ 3,5 millions d'enfants de moins de cinq ans et 1 million de femmes enceintes sont exposés au paludisme.

Selon l'équipe du professeur Christopher Murray71(*), de l'Université de Washington à Seattle (Etat -Unis), le paludisme demeure un problème de santé publique majeur, il tue plus de 1,2 million de personnes par an dans le monde (en 2010), pratiquement le double par rapport au nombre de 655.000 donné par l'OMS pour la même année.

En Côte d'Ivoire, le Docteur San Koffi, Directeur coordonateur du Programme National de Lutte contre le Paludisme (PNLP) estime que sur 10 malades admis en consultation ou en unité de soin, 7 dépistés à la goutte épaisse développent la maladie.

Après le paludisme, viennent les maladies diarrhéiques avec 3,5% des cas. Elles regroupent les diarrhées aiguës et non chroniques, elles prennent en compte les diarrhées aiguës sans ou avec déshydratation, les diarrhées aiguës sanglantes et autres. Nous allons exclure les causes parasitaires (amibiase) et nous contenter des causes bactériennes qui sont susceptibles d'être transmises par la pollution de la lagune.

La diarrhée72(*) due aux salmonella typhi et non typhi, shigella, campylobacter jejuni, yersinia entercolitica, clostridium difficile, escherichia coli enteroinvasif et enfin vibrio cholerae. Le syndrome dysentrique est l'oeuvre de Shigella, Salmonella, Yersinia et Campylobacter ; quand au syndrome cholériforme, c'est le vibrio cholerae qui en est responsable.

La pathologie qui suit la diarrhée est l'abcès de gorge (3,2%) qui est généralement provoqué par les streptocoques et les staphylocoques qui se retrouvent également dans la pollution microbienne de la lagune. Cette pathologie est appelée communément angine, et non traitée, elle donne des complications cardiaques.

Les dermatoses sont également présentent dans 2,86% des cas, et elles sont provoquées souvent par les bactéries telles que les streptocoques A bêta hémolytiques et les staphylocoques. L'on peut évoquer le cas d'impétigo qui est une dermatose bactérienne bulleuses, l'Erysipèle qui est une infection cutanée dermo-hypodermique, les furoncles qui sont des folliculites profondes, l'anthrax qui est un agglomérat de furoncles.

L'infection aiguë de l'oreille, appelée aussi otite vient avec 2,68% des cas dans notre travail. Les germes impliqués sont des Pseudomonas aeruginosa, les staphylocoques et streptocoques.

Les pneumonies représentent 2,52% des cas, ce sont toutes les infections respiratoires aiguës. Les germes responsables sont Pseudomonas aeruginosa, les streptocoques pneumoniae en ce qui concerne les bactéries, et les adenovirus. L'on peut citer les bronchites aiguës infectieuses et pneumopathies aiguës communautaires.

Les conjonctivites représentent 1,11% des cas et les germes impliqués sont les staphylocoques, les streptocoques, les entérobactéries73(*).

Enfin, la bilharziose urinaire qui est une maladie parasitaire par excellence due à l'ingestion de l'eau contaminée par des Schistosoma hæmatobium et qui se manifeste par l'émission de sang dans les urines.

La bilharziose urinaire74(*) à Schistosoma hæmatobium se voit en Afrique, en Asie mineure et en Inde. Il n'y a pas de signe cutané. La maladie débute trois (3) mois après l'infestation, par la présence de sang dans les urines. Cette hématurie reste longtemps isolée en dehors de poussées de cystite ou de coliques néphrétiques. L'évolution se fait progressivement vers des lésions de la vessie et des organes génito-urinaires.

Selon l'OMS75(*) :

· La schistosomiase est une maladie chronique provoquée par des vers parasites;

· Chaque année, plus de 230 millions de personnes ont besoin d'un traitement contre la schistosomiase;

· Le nombre de personnes traitées pour la schistosomiase est passé de 12,4 millions en 2006 à 33,5 millions en 2010;

· Le risque d'infection tient à l'exposition à des eaux infestées lors d'activités agricoles, domestiques ou de loisirs ;

· Le manque d'hygiène et les jeux rendent les enfants particulièrement vulnérables ;

· La disponibilité d'eau potable et de moyens d'assainissement satisfaisants réduirait le contact avec des eaux infestées et la contamination des sources d'eau ;

· La lutte contre la schistosomiase est axée sur la réduction de la morbidité par des traitements réguliers et ciblés au praziquantsel.

Au total, selon René Moleta, les maladies liées à la présence d'éléments pathogènes ou de molécules toxiques sont très répandues. Les parasitoses d'origine hydrique dominent très largement la pathologie des habitants du tiers monde :

· Le paludisme (un million de décès par an, 100 à 150 millions de cas annuels dont 90% en Afrique, et 300 millions de porteurs de parasites),

· Les filaires (maladie due à un vers injecté par des moustiques sous les climats chauds et humides).

* 69 Quatre sortes de parasites peuvent infecter les humains : le Plasmodium falciparum, le plus dangereux et le plus commun en Afrique subsaharienne, le P. vivax, le P. malaria et le P. ovale. ( http://www.sanofi.ci/l/ci/fr/layout.jsp?cnt=CF95674E-A659-42C4-A747-C72375F42309 le 11/05/2012 à 08h15).

* 70 Endémique est un terme médical qui qualifie une maladie ou un trouble présent en permanence dans une région particulière ou dans un certain groupe d'individus. ( http://dictionnaire.doctissimo.fr/definition-endemique.htm le 11/05/2012 à 08h03)

* 71 www.activitepharma-ci.org/index.php?...paludisme le 11/05/2012 à 09h02

* 72 www.infectiologie.com/site/medias/.../DIU.../MECHAI-Infgastro.pdf le 11/05/2012 à 09h47

* 73 PERLEMUTER L. et al, GUIDE DE THERAPEUTIQUE, 2e édition actualisée, Masson, Paris, 2001

* 74 www.doctissimo.fr/html/sante/.../sa_1442_bilharzioses.htm le 11/05/2012 à 13h13

* 75 OMS, Schistosomiase (bilharziose), www.who.int/mediacentre/factsheets/fs115/fr/index.html

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