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La pollution de la lagune Ebrie: la berge lagunaire d'Abobo Doume

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par AGREY BARTHELEMY NOGBOU
CERAP ET UNIVERSITE DE BOUAKE - DEESS EN ETHIQUE ECONOMIQUE ET DEVELEPPEMENT DURABLE 2012
  

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4. -Résultats des prélèvements et tests au laboratoire

a) Analyse microbiologique

Tableau n°6: Recherche des trois paramètres microbiologiques usuels

Stations

Référence du

laboratoire

Escherichia

Coli

Salmonelles

Staphylocoques

dorés

Station 1

3489

Absence

Absence

Absence

Station 2

3490

Absence

Absence

Absence

Station 3

3491

Absence

Absence

Absence

Station 4

3492

Absence

Absence

Absence

Source : Données des prélèvements

Il ressort de notre étude que la berge lagunaire d'Abobo Doumé est indemne des trois germes bactériens qui ont fait l'oeuvre de notre recherche, à savoir : l'Escherichia Coli, les salmonelles et les staphylocoques dorés.

Dans tous les cas, le seul prélèvement ne peut nous permettre d'infirmer ou de confirmer la pollution de la berge lagunaire d'Abobo Doumé, car, le constat fait lors de l'observation nous donne une suspicion de contamination. Ce résultat est obtenu par le CIAPOL en février, mars et avril 1993 au canal de Vridi ; en février , novembre 1993 et décembre 1997 à Azito ; en avril 1993 à la baie du banco ; en mars et avril 1993 au Chenal Est ; en février, mars 1993 et avril 1995 à la baie de Koumassi, en janvier 1994 à la baie de Cocody, en février 1996 et mars 1998 à Anna village. Mais, les autres mois ont marqué une forte pollution en coliformes fécaux.

Il faut comprendre que l'absence de germes ne signifie pas forcément absence de pollution. Cependant, il faut chercher à comprendre les phénomènes susceptibles d'autoépuration.

Nous pouvons évoquer ou considérer un phénomène d'épuration provoqué par les trafics des bateaux bus et des pinasses qui pourrait favoriser ou faciliter la circulation libre de l'eau de lagune. Le dragage peut aussi entrainer la circulation exagérée de la lagune.

De même, il ne faut pas oublier que la position de la berge est différente de celle de la baie qui entraine une autorégulation. Cela est favorisé par l'hétérogénéité morphologique et hydrodynamique du secteur d'Abidjan.

Dans les chenaux centraux76(*) comme la berge lagunaire d'Abobo Doumé et le Port d'Abidjan, les courants sont de type laminaire et atteignent 1 m/s77(*). Il en résulte des mélanges et dilutions plus importants que dans les baies où les courants sont faibles et de type circulaire; ils ne dépassaient pas 10 cm/s en baie de Biétry en 197778(*).

Le programme annuel de surveillance de la salubrité79(*) des eaux a permis de souligner le rôle épurateur des crues fluviales qui entraînent une diminution significative de la pollution fécale au niveau d'Abidjan. Le canal de Vridi permet l'intrusion d'eaux marines qui diluent les eaux lagunaires polluées mais contribue aussi à l'évacuation des déchets urbains vers l'océan80(*).

Les phénomènes d'autoépuration seraient à la base de la négativité en coliformes fécaux de nos résultats.

Les paramètres microbiologiques étant analysés, nous allons passer à l'examen des paramètres physico-chimiques.

b) Analyse physico-chimique

Tableau n°7: Concentration de la DCO et la DBO5 dans la berge lagunaire d'Abobo Doumé

Stations

Echantillons

DCO

DBO

DBO/DCO

MO

DCO/DBO

1

Surface

345

138

0,4

207

2,5

Milieu

339

136

0,4

203,66

2,49

Fond

345

138

0,4

207

2,5

2

Surface

340

136

0,4

204

2,5

Milieu

354

142

0,4

212,66

2,49

Fond

351

141

0,4

211

2,48

3

Surface

348

139

0,39

208,66

 

Milieu

346

138

0,39

207,33

2,5

Fond

328

131

0,39

196,66

2,5

4

Surface

348

139

0,39

208,66

2,5

Milieu

326

130

0,39

195,33

2,5

Fond

357

143

0,4

214,33

2,49

Source : Données des prélèvements

Nous constatons dans le tableau n°7 que les valeurs de la DCO dans les stations varient entre 326 et 357 mg/l, et celles de DBO, entre 130 et 143 mg/l.

Si les normes de qualité des eaux usées destinées à l'irrigation fixent une valeur limite pour les matières en suspension (Ratel et al., 1986; OMS, 1987), il n'en est pas de même pour la DBO5 et la DCO pour lesquelles aucune valeur limite n'est mentionnée (OMS, 1987).

Selon Christian Guyard81(*), une eau potable a une DBO5 quasi nulle, une eau courante propre de rivière est très peu chargée, quelques mg/l. Les eaux résiduaires domestiques sont assez constantes autour de 300 mg/l sauf accidents, pluies ou activités industrielles fluctuantes. Les eaux résiduaires d'industries agroalimentaires (lait, distilleries, charcuteries) peuvent être très chargées en matière organique biodégradable, plusieurs dizaines de g/L. D'où l'asphyxie des cours d'eau et lacs lorsqu'on relâche sans épuration des quantités importantes de matière organique biodégradable.

Selon les travaux de MOMOU K. J. et collaborateurs82(*), dans les eaux usées brutes et lagunaires (dans la région d'Azito), les valeurs moyennes des DBO5 et DCO sont respectivement 331mg/l et 549,8mg/l avec pour valeurs maximales respectives 2010 mg/l et 2650 mg/l. Ces valeurs sont extrêmement élevées par rapport à nos résultats. Par contre, nos valeurs sont largement supérieures à celles obtenues à la station du village des pêcheurs (DBO : 54.44mg/l et DCO : 133 mg/l), en baie d'Abidjan où la DBO varie de 69,86 à 109,78 mg/l. Malgré ces valeurs faibles, YAO K.M. et collaborateurs affirment que plusieurs points de la lagune d'Abidjan et plus particulièrement les baies sont pollués.

Cependant, l'on peut calculer la valeur de la DBO par rapport à la population d'Abobo Doumé.

Ainsi, pour une population de 5179, et en se basant sur une charge en DBO de 35 grammes par habitant et par jour, on estime la charge des rejets domestiques aboutissant en lagune à 181,265 kilogramme de DBO83(*) par jour ; soit, 3021 équivalents-habitant84(*) (EH).

La DBO5 permet le calcul des équivalents-habitant puisque 1 EH correspond à 60 g DBO5 selon la directive européenne du 21 mai 1991, valeur utilisée dans l'arrêté du 22 juin 2007.

Tableau n°8 : quantité de pollution rejetée par un habitant et par jour

MES

90 g/l

DBO5

60g/l

N

15g/l

P

4g/l

Metox

0,23g/l

AOX

0,05g/l

Source : auteur René Moletta

La notion d'« équivalent habitant » : C'est la quantité de pollution quotidienne qu'est sensé rejeter un habitant.

Pendant ce temps, le rapport DBO/DCO85(*) de nos différentes stations varie entre 0,39 et 0,4. Ce qui correspond aux caractéristiques d'eaux usées domestiques avec une biodégradation facile.

En effet, si DBO/DCO est supérieur ou égal à 0,5, il s'agit d'un effluent86(*) à dominance organique. Par contre, si le rapport est égal à 0,2 la pollution inorganique est assez forte et les rejets peuvent être toxiques. Si le rapport est inférieur à 0,1 on a un effluent à dominance chimique.

Notre résultat est le même que celui de la station de l'abattoir et celui de Waffou dans les travaux de YAO K.M. et collaborateurs ; et corrobore les données de notre observation, qui sont la présence des moulins à manioc et des égouts d'évacuation d'eaux usées.

En sus, le rapport DCO/DBO permet d'évaluer la biodégradabilité de la matière organique d'un effluent donné87(*).

Calcul : DCO : DBO 5 = Rapport

Pour les eaux usées domestiques le rapport est de 1.5 à 2. Ce qui correspond à une biodégradation facile. Il peut atteindre 2.5 à 3 sans inconvénient très sensible.

Ce rapport concorde avec notre résultat qui tourne autour de 2,5. La pollution de la berge lagunaire d'Abobo Doumé est bel et bien l'oeuvre des eaux usées domestiques, et non des produits chimiques des entreprises.

Généralement, la DCO88(*) = 2 à 1.5 x DBO5. La relation empirique suivante lie la DBO5, DCO et la matière organique de l'échantillon (MO):

D'où MO = (2DBO5 + DCO)/3

Dans notre étude, les matières organiques et oxydables varient entre 195 et 209 mg/l.

Tableau 9 : Composition type des effluents des eaux usées urbains

PARAMETRES

UNITE

ECHELLE DE VARIATION

PH

PH

7,5-8,5

MES

m/l

150-500

DBO5

m/l

100-400

DCO

m/l

300-1000

AZOTE

m/l

30--100

PHOSPORE

m/l

10-25

Source : auteur René Moletta

Mais l'évaluation de la qualité de l'eau ne se limitant pas seulement aux DBO5 et DCO, nous examinerons également d'autres paramètres physico chimiques.

Tableau N°10 : Les paramètres physico-chimiques de la berge lagunaire

d'Abobo-Doumé

Stations

Niv. 

T°C

PH

cond (ìs/cm)

sal (%o)

transp (m)

turb NTU

NH4 (mg/l)

N02 (mg/l)

N03 (mg/l)

PO4 (mg/l)

I

S

27

6,7

2800

1,3

0,7

0,212

138.10-6

24,743

199.10-5 

M

27

6,7

2760

1,3

 

0,21

92.10-6 

18,586

152.10-5 

F

27

6,7

2700

1,3

 

0,206

92.10-6 

21,452

133.10-5 

II

S

28

6,5

2810

1,3

0,8

0,131

184.10-6 

21,351

114.10-5 

M

27

7,3

2790

1,3

 

0,128

138.10-6 

27,074

152.10-5  

F

27

7,4

2770

1,3

 

0,124

92.10-6 

18,844

171.10-5 

III

S

28

7,6

2320

1,1

0,8

0,129

184.10-6 

19,382

199.10-5  

M

27

7,6

2300

1,1

 

 8

0,131

92.10-6  

24,18

247.10-5 

F

27

7,5

2300

1,1

 

 8

0,12

 46.10-6

26,988

266.10-5 

IV

S

27

7,5

2290

1

0,8

 8

0,12

230.10-6 

15,281

256.10-5 

M

26

7,6

2280

1

 

8

0,15

184.10-6  

16,296

228.10-5 

F

26

7,6

2260

1

 

 8

0,13

 92.10-6 

21,452

190.10-5 

Source : Données de prélèvement

Le premier paramètre du tableau concerne la température. Elle varie entre 26°C et 28°C. L'amplitude est de 2°C.

La température de l'eau est un paramètre de confort pour les usagers. Elle permet également de corriger les paramètres d'analyse dont les valeurs sont liées à la conductivité notamment. De plus, en mettant en évidence des contrastes de température de l'eau sur un milieu, il est possible d'obtenir des indications sur l'origine et l'écoulement de l'eau.

Le potentiel Hydrogène (PH) de notre travail varie entre 6,5 et 7,6. Le PH de la station 1 est de 6,7 pour tous les échantillons. Il est proche de l'acidité qui fait penser aux eaux souterraines. C'est le cas de celui de la surface de la station 2 (6,5). Nous pouvons expliquer cette tendance acide par le fait que l'on pratique un dragage proche du marché de poissons. Le dragage certainement a dû ramener une partie d'eau souterraine à la surface.

Par contre, les stations 3 et 4 ont un PH89(*) entre 7,5 et 7,6 qui sont proches de la neutralité, comme toutes les eaux de surface.

En dehors du PH, la conductivité () permet de préciser l'état de qualité de l'eau. Elle permet d'obtenir une information très utile pour caractériser l'eau ( à 25°C) :

Tableau n°11: Les différentes valeurs de la conductivité selon la qualité de l'eau

= 0.005 S/cm

eau déminéralisée

10 < < 80 S/cm

eau de pluie

30 < < 100 S/cm

eau peu minéralisée, domaine granitique

300 < < 500 S/cm

eau moyennement minéralisée, domaine des roches carbonatées (karst)

500 < < 1000 S/cm

eau très minéralisée, saumâtre ou saline

> 30000 S/cm

eau de mer

Source : OMS (année ?)

Tableau 12: Conductivité et eau d'irrigation

C1

0 < C < 250

- faible minéralisation de l'eau

- utilisation sur la plupart des cultures et des sols.

 

250 < C < 750

- minéralisation moyenne

- utilisation sur sol modérément lessivé et plantes moyennement tolérantes au sel

C3

750 < C < 2250

- eau salée

- utilisation sur sol bien drainé et plantes tolérantes au sel

- contrôle de l'évolution de la salinité obligatoire

C4

2250 < C < 5000

- minéralisation forte

- utilisation non souhaitable en agriculture

SOURCE : US SALINITY LABORATORY, 1955

Notre étude montre des valeurs de conductivité90(*) qui varient entre 2260 et 2810 S/cm. Ces résultats sont compris entre l'eau très minéralisée, saumâtre ou saline et l'eau de la mer, dans le tableau 10. Cependant, le tableau 11 nous situe dans la catégorie de minéralisation forte où l'eau ne peut être utilisée pour l'agriculture.

Cela pourrait se comprendre du fait du passage régulier de l'eau de mer dans la lagune.

Notre tableau n°6 montre également les valeurs de la salinité qui vont de 1 à 1,3%o. Normalement, si l'eau de mer passait à cette époque dans la lagune, le taux de salinité devrait être plus élevé, alors que les résultats nous indiquent des chiffres proches de la salinité moyenne de surface qui est comprise entre 0 et 2%o, d'après YAO K.M et collaborateurs.

Notre travail montre également que la transparence et la turbidité sont très faibles. L'eau semble très claire.

En plus, notre étude consiste également à analyser l'ammonium, nos chiffres oscillent entre 0,120 et 0,212 mg/l. Or selon l'OMS, une valeur inférieure à 0,2 mg/l (peut aller jusqu'à 0,3mg/l dans une eau anaérobique), est une concentration normalement trouvée dans l'eau de surface.

Par contre, pour SALHER Assainissement (épuration d'eau), nous nous trouvons entre 0,1 et 1mg/l, ce qui nous met dans une situation douteuse, d'où l'eau en ce qui concerne l'ammonium est polluée.91(*)

Notre travail a donné comme résultat en ce qui concerne les nitrates, des valeurs allant de 15,281 à 27,351 mg/l. Ces résultats sont largement inférieurs à la valeur guide de l'OMS.

Ainsi selon l'OMS92(*), la valeur guide du nitrate est de 50mg/l, dose à laquelle la pollution a pour origine les matières organiques, le lessivage des sols, l'engrais et les eaux résiduaires.

Au niveau de la santé, cette dose entraine une méthémoglobinémie du nourrisson (les nitrates réduits en nitrites dans l'intestin se fixent sur l'hémoglobine et diminuent le transfert d'oxygène)

- Nitrite NO2? en micromole par litre (ìmol/l)

Selon l'OMS, la valeur guide est de 0,50mg/l ; mais il ya lieu de noter que nos valeurs sont très faibles car nos résultats s'expriment en 10-6 mg/l.

- Phosphate PO4? en micromole par litre (ìmol/l)

De même, les valeurs de nos résultats des phosphates sont très faibles par rapport aux normes, car ils s'expriment en 10-5. La surface de la lagune était propre sans la présence des végétations aquatiques. Ces végétations aquatiques sont favorisées par la forte présence des nitrites, phosphate et nitrates.

Selon Melotta, la pollution azotée est souvent responsable de la prolifération des algues et des végétaux aquatiques dans les étendues d'eau. En pourrissant ces végétaux vont se déposer au fond et relarguer des produits solubles qui vont polluer de nouveau le milieu.

Au terme de notre travail, nous pouvons dire que :

Les sources de pollution de la berge lagunaire d'Abobo Doumé sont connues, cette hypothèse est vérifiée car, il s'agit des eaux usées et de ruissellement.

Du fait de la pollution de la berge lagunaire, l'essentiel des produits halieutiques proviennent d'autres contrées, cette hypothèse n'est pas confirmée, parce que malgré la pollution, les produits halieutiques viennent aussi bien d'autres contrées, que de la pêche pratiquée dans la berge lagunaire d'Abobo Doumé.

La population cible ne s'intéresse plus à la pêche. Cette hypothèse n'est également pas vérifiée car, la majorité des enquêtés affirment que la pêche se pratique régulièrement par la population cible.

La population souffre des maladies liées à l'eau. Cette hypothèse est confirmée, car toutes les maladies qui ont fait l'oeuvre des consultations à la formation sanitaire d'Abobo Doumé, peuvent être l'objet de la pollution de la lagune.

La population n'est pas prête à payer pour la dépollution de la berge lagunaire d'Abobo Doumé. Cette hypothèse n'est pas aussi vérifiée, car la population est consciente de la pollution de la lagune et elle est prête à payer pour sa dépollution.

Au total, la population cible est affectée aux plans physique, psychologique et non au plan socio-économique, car la pêche se réalise et l'on vend du poisson issu de cette pêche.

* 76 TASTET J.P., 1 9 7 9, Environnements sédimentaires et structuraux quaternaires du littoral du golfe de Guinée (Côte-d'Ivoire, Togo, Bénin). Thèse Univ., Bordeaux-l, 2 vol., 2 12 p.

* 77 GALLARDO Y., 1978.- Assyrnetry and anomalies of circulation and vertical mixing in the branching of a lagoon estuary. ln : J.C.J. Nihoul (Ed.), Hydrodynamics of estuaries and fjords. Amsterdam, Elsevier, Oceanographic series, 23 : 1 97-206.

* 78 LEMASSON L. ,PAGES J. et DUFOUR P., 1982, Lagune de Biétri : bathymétrie, courants et taux de renouvellement des eaux, Arch. Scient. C. R. O., Abidjan., 17 (3) : 13-24.

* 79 OMS - PNUE, 1977.- Directives applicables à la surveillance sanitaire de la qualité des eaux littorales. Copenhague, Bureau régional de l'Europe, 177 p.

* 80 Dufour P., Kouassi A.M., Lanusse A., LES POLLUTIONS.

* 81 www.revue-ein.com

* 82 CRO, Journal ivoirien d'océanologie et limnologie, vol 4, N°1, Abidjan, 2007, 1 - 40

* 83 DBO : exprime la quantité d'oxygène nécessaire à la dégradation de la matière organique biodégradable d'une eau par le développement de micro-organismes, dans des conditions données. Les conditions communément utilisées sont 5 jours (on peut donc avoir une dégradation partielle) à 20°C, à l'abris de la lumière et de l'air: on parle alors de DBO5.

Cette mesure est très utilisée pour le suivi de rejet de station d'épuration, car elle donne une approximation de la charge en matières organiques biodégradables. Elle est exprimée en mg d'O2 consommé.

* 84 Equivalents-habitant (EH) :Le décret du 10 décembre 1991 a défini la quantité de pollution journalière rejetée par un habitant comme un équivalent -habitant. Un EH représente 80 g de MES, 60 g de DBO5, 15 g de matières azotées, 4g de matières phosphorées et 150 à 250 l d'eau.

* 85 Le rapport R = sera prépondérant dans le choix du traitement de l'effluent :

- R<0,2 : inhibition par produits toxiques qui tuent les micro organismes. Ex : DBO sur effluent de traitement de surface : délirant.
- 0,25<0,35 : Essai pilote indispensable pour vérifier la faisabilité d'un traitement. On peut être amené à mesurer la DBO21 : Test sur 21 jours
- R>0,35 : traitement biologique possible (les effluents sont considérés de type urbains si R>0,4).

* 86 Ce sont les volumes d'eaux usées qui parviennent aux stations de traitement. Ils sont caractérisés par plusieurs paramètres. Mat. sèche (mg/l), MES (mg/l), DBO5 (mg/l), DCO (mg/l)

* 87 Bechac JP, Boutin P, Mercier B & Nuer P. , (1987) Traitement des eaux usées, Ed. Eyrolles, (Paris). 280 p.

* 88 DCO : exprime la quantité d'oxygène nécessaire pour oxyder la matière organique (biodégradable ou non) d'une eau à l'aide d'un oxydant: le bichromate de potassium. Cette méthode donne donc une image plus ou moins complète des matières oxydables présentes dans l'échantillon (certains hydrocarbures ne sont par exemple pas oxydés dans ces conditions).

* 89 Le pH (potentiel Hydrogène) mesure la concentration en ions H+ de l'eau. Il traduit ainsi la balance entre acide et base sur une échelle de 0 à 14, 7 étant le pH de neutralité. Ce paramètre conditionne un grand nombre d'équilibres physico-chimiques, et dépend de facteurs multiples, dont la température et l'origine de l'eau:

Ph < 5 : acidité forte, ph coca cola = 3, pH jus d'orange = 5, - présence d'acide minéraux ou organiques dans les eaux naturelles

pH = 7 : pH neutre

7 < pH < 8 : neutralité approchée, majorité des eaux de surfaces

5.5 < pH < 8 : eaux souterraines

pH > 8 : alcalinité, évaporation intense

* 90 La conductivité mesure la capacité de l'eau à conduire le courant entre deux électrodes. La plupart des matières dissoutes dans l'eau se trouvent sous forme d'ions chargés électriquement. La mesure de la conductivité permet donc d'apprécier la quantité de sels dissous dans l'eau

* 91 SALHER Assainissement, Station d'épuration compacte Trait.Eaux urbaines et industrielle ( www.salher.com)

* 92 http://www.lenntech.fr/applications/potable/normes/normes-oms-eau-potable.htm#ixzz1uI1Gs0qo

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9Impact, le film from Onalukusu Luambo on Vimeo.



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