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Problématique de la mobilité urbaine et de l'insécurité routière à dakar: le cas des accidents des usagers de deux roues-motorisées


par Stephen Elmer SANGALA
Ecole Supérieure d'Economie Appliquée (ESEA, ex-ENEA) de Dakar au Sénégal - Master 1 en Aménagement du territoire, Environnement et Gestion Urbaine 2015
  

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CONCLUSION GENERALE

En définitive, nous pouvons retenir que l'usage des 2RM contribue à la réduction de la durée de parcours de par sa rapidité. Cependant, bien que ce mode de transport offre ce privilège, il est aussi source d'accident grave. Nous avons fait une recherche à portée explication/compréhension en répondant à la question `'pourquoi'' afin de faire voir comment le problème se présente. C'est pourquoi, nous sommes fixés comme question de recherche de comprendre pourquoi les accidents de la route impliquant les 2RM sont plus courants à Dakar. Ainsi, nous sommes fixés comme objectif général de Appréhender et mieux comprendre la récurrence des accidents de la route impliquant les deux-roues motorisées à Dakar. Tout d'abord en caractérisant les usagers des 2 roues motorisées ; ensuite d'étudier les déterminants du choix de ce mode de transport et d'étudier les facteurs explicatifs des accidents à Dakar ; Et enfin d'évaluer l'efficacité des stratégies mises en oeuvres pour réduire les risques d'accidents des deux-roues.

De ce fait, nous avons adopté une approche mixte (quantitative et qualitative). Concernant l'approche méthodologique, elle s'est articulée autour de sept phases que sont le choix du sujet, la revue documentaire, les cibles d'enquêtes, les outils de collectes de données, l'échantillonnage, l'exploitation et l'analyse des données collectées, enfin les difficultés rencontrées.

Ainsi, les résultats de l'étude ont montré que l'ascension des accidents de 2RM est en grande partie causée au comportement du conducteur qui n'est pas discipliné et ne respecte pas non plus le code de la route. Premièrement, encaractérisant les usagers des 2 roues motorisées, il ressort que la pratique des 2RM c'est pour les hommes (96%) et que c'est les jeunes adultes qui les utilisent le plus. Toutefois, ils ont comme niveau d'instruction le secondaire. De plus, l'usage des 2RM à Dakar est fonction de l'activité professionnelle pratiquée, contrairement en région où on l'utilise pour des motos-taxi. En effet, c'est plus un outil de travail qu'un moyen de transport. Ainsi, nous pouvons dire que l'hypothèse spécifique 1 que nous avons énoncée dans le cadre opératoire est confirmée ; c'est-à-dire les accidents de la route impliquant les 2RM concernent majoritairement les hommes et plus précisément les jeunes.

Deuxièmement, concernant le choix modal, il ressort que l'usage de chaque mode de transport a une spécificité et a montré que la MAP c'est pour la santé ; le TC c'est pour le faible ; les Taxis pour la rapidité ; les VP pour la rapidité et le confort ; et les 2R pour le coût, la rapidité et la santé. De e fait, les usagers préfèrent utiliser les 2RM à cause du problème de mobilité à Dakar. Aussi, il est plus économique dans ce sens qu'il y a un faible coût d'entretien et offre une rapidité, accessibilité malgré les congestions. De ce fait, la durée de trajet en moyenne est de moins de 30 minutes du domicile au lieu de travail, contrairement avec un TC où la durée de trajet varie. S'agissant des motifs de déplacements, ces usagers se déplacent principalement pour aller au travail et au marché. En plus, le stationnement n'est pas payant avec un 2RM. Donc, nous pouvons dire que l'hypothèse spécifique 2 que nous avons énoncée dans le cadre opératoire est confirmée ; c'est-à-dire le choix de l'utilisation des deux-roues offre une rapidité, une efficacité face à la congestion urbaine et une facilité de stationnement.

Troisièmement, s'agissant des causes des accidents, plusieurs facteurs peuvent l'expliquer comme le manque du permis de conduire. Aussi, les motos qu'ils utilisent sont des motos venant/deuxième main. En plus, ils supportent parfois une personne avec eux sur la moto, cependant ils ne possèdent pas d'équipement de protection. Ils sont par conséquent exposés aux risques de faire un accident. Pour ceux qui possèdent de casque, ils ne sont pas homologués. Enfin, les causes que nous avons répertoriées sont le comportement du conducteur qui n'est pas discipliné, fait la vitesse, conduit mal, et également le non-respect du code de la route. De ce fait, nous pouvons à nouveau dire que l'hypothèse spécifique 3 est confirmée ; c'est-à-dire que Le manque du permis de conduire et le non-respect du code de la route sont des facteurs explicatifs des accidents des usagers de roues motorisées.

Quatrièmement, quant aux stratégies, sont bonnes sauf qu'elles ne sont pas strictes, fermes, rigoureuses. De ce fait, on continuer toujours d'assister aux accidents de 2RM. Ainsi, nous pouvons aussi dire que l'hypothèse spécifique 3 est confirmée ; c'est-à-dire les stratégies mises en oeuvres pour réduire les accidents de la route ne sont pas appliquées correctement et rigoureusement, par conséquent les usagers de deux-roues ne se conforment restent toujours exposés aux risques d'accidents.

De ce fait, nous pouvons dire que l'hypothèsegénérale de rechercheque nous avons énoncée est confirmée ; c'est-à-dire Les accidents de la route impliquant les 2RM sont courants à Dakar car les mesures de prévention routières vont plus à l'endroit des voituriers qu'au détriment des usagers 2RM et l'Etat n'a pas non plus pensé à aménager les voies pour ces usagers.

De tout ce que précède, les recommandations que nous avons formuléesvont à l'endroit des autorités, des usagers de 2RM et des piétons. L'amélioration du réseau routier, la mise en place d'une bonne politique de sécurité routière et l'adoption de comportements responsables chez les conducteurs des engins (en particuliers des 2RM), permettront de diminuer les causes des accidents de la route. Ainsi, le succès de ces différentes actions passera par le bon fonctionnement et à l'efficacité des forces de maintien de l'ordre qui doivent veiller à ce que la réglementation en la matière soit effectivement appliquée.

L'apport de ce travail est de réduire le taux des accidents au Sénégal et plus particulièrement à Dakar. Toutefois, quels sont les différents cas de traumatismes occasionnés par les accidents de 2RM ? Cette question fera l'objet d'une prochaine étude et s'effectuera dans les hôpitaux de Dakar à l'instar du Service Orthopédie et Traumatologie de l'hôpital général de Grand-Yoff.

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