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Dans quelle mesure le modèle de l'économie collaborative et participative s'applique-t-il au marketing b2b ?


par Kévin Meszczynski
Institut Français des Affaires - Master Manager du marketing et de la communication intégrée 2016
  

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2.4 Les consommateurs/salariés du B2C dirigent les entreprises B2B

Alors qu'un Français sur deux consomme via la consommation collaborative, les entreprises prennent du temps à adopter ce modèle économique. Cependant, plus les particuliers

43 Quirky : https://www.quirky.com

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consommeront collaboratif dans leur vie privée, plus ils ramèneront ce modèle au sein de leur sphère professionnelle. Le mode de vie des salariés influence fortement leur mode de vie professionnelle. Même si l'inverse est souvent relaté dans diverses études. Il ne faut pas oublier que ces 2 sphères sont intimement liées. Nous allons voir comment une génération a influencé l'organisation du travail des entreprises. Puis, nous analyserons les résultats d'un sondage sur l'influence que peut avoir les modes de consommation des individus sur leur sphère professionnelle.

Les salariés et plus particulièrement ceux appartenant à la génération Y sont venus « bousculer les codes traditionnels de l'entreprise44 » d'après un dossier de la CCI Paris. Notamment sur l'organisation et le management au travail. Cette génération est dans l'instantané et la spontanéité. Elle recherche un sens à son travail et est porteuse de valeur. En outre, cette génération est orientée sur le management participatif c'est à dire qu'elle veut partager ses idées, ses envies, au sein de son environnement professionnel ... Nous pouvons voir dans le télétravail et l'entreprise-cocon que les managers, les entreprises essayent d'imbriquer les sphères privée et professionnelle pour répondre à l'attente de leurs salariés. Selon un dossier de Violaine Appel45, il existe 2 types d'imbrication :

- Le télétravail : Ce concept consiste à aménager les lieux d'exercice du salarié entre son domicile et son entreprise. L'entreprise peut demander à son salarié d'effectuer une partie de ses heures de travail à son domicile comme le fait IBM en imposant à ses salariés 3 jours de travail par semaine au bureau et le restant à domicile. Ce modèle peut apporter une meilleure flexibilité des ressources humaines, une réduction des frais généraux, ... à l'employeur. L'employé y trouvera une meilleur conciliation vie personnelle / vie professionnelle, un accroissement de son autonomie et de ses responsabilités, ...

- L'entreprise-cocon : Cette organisation, d'origine finlandaise, a pour but de transformer l'espace d'entreprise en un lieu plus chaleureux. L'objectif est de transformer l'espace de travail en un lieu de vie. Les aménagements sont assez variés : Cuisine, Salle de sport, Sauna, Pharmacie, ... Google est le parfait exemple. La société a instauré un

44 La génération Y en entreprise - CCI Paris Ile de France - 11/2015

45 Dossier : L'espace professionnel : protection ou menace de la vie privée du salarié ? Quelques réflexions sur la confusion des genres - Violaine Appel - 2002

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simulateur de vol, un toboggan, salle de massage et de fitness, ... De plus, elle finance le développement des projets innovants de ses salariés.

Nous pouvons ainsi voir que les modes de vie, de pensée, de consommation des salariés ont une véritable influence sur les décisions que peut prendre une entreprise. Pour confirmer l'influence que peut avoir les modes de vie et de consommation des employés sur leurs décisions professionnelles, un sondage46 a été réalisé sur un panel de 33 personnes actives.

A travers ce sondage qui représente une tendance, nous constatons que 87 % des sondés en poste prennent des décisions pour leur entreprise. Ces décisions peuvent être d'ordre opérationnelles ou stratégiques. Dans le cadre d'une organisation verticale, nous pouvons considérer que les gérants (6% des sondés) et les cadres (39% des sondés) prennent des décisions stratégiques et que les non-cadres (55% des sondés) vont prendre des décisions plus opérationnelles, même si cela n'est pas à prendre pour une généralité. Parmi ces 87% décisionnaires, 85% affirment être influencés par leur mode de vie/consommation dans leurs décisions professionnelles. En gardant cette continuité, sur une échelle du degré d'influence (1 à 5) allant de bas à fort, la majorité (38%) considère que leur vie privée à un impact assez fort (4) sur leurs décisions. Les suivants sont ceux avec un degré d'influence moyen (3) avec 30%.

A partir de ces informations, nous pouvons déjà considérer que la vie privée a une forte influence sur la vie professionnelle des salariés qu'ils soient gérant, cadre ou non-cadre. Cette tendance à petite échelle confirme le point de vu précédemment, c'est à dire l'influence que les salariés ont sur leur entreprise. En partant du principe où les salariés commenceraient à consommer collaboratif dans leur sphère privée, ils ramèneraient cette pratique dans leur pratique professionnel, un peu à l'image de la démocratisation des nouvelles technologies digitales au sein des entreprises qui ont été mise en place par la pression des clients, des partenaires et des salariés.

Pour finir, 43% des sondés ont déclaré avoir déjà utilisé une pratique collaborative dans un cadre professionnel.

46 Annexe 1 : Sondage (réalisation personnelle) : L'influence du mode de vie des salariés sur leurs décisions professionnelles - 06/2016

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