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Dans quelle mesure le modèle de l'économie collaborative et participative s'applique-t-il au marketing b2b ?


par Kévin Meszczynski
Institut Français des Affaires - Master Manager du marketing et de la communication intégrée 2016
  

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3.3 Vers une communication interentreprises plus transparente.

Nous avons vu que des entreprises B2B commençaient à s'intéresser à l'économie collaborative au vu des opportunités qu'elle laisse entendre. Mais les marchés B2C et B2C, ne fonctionnent pas de la même manière que le celui du B2B pour de multiples raisons. Certaines pratiques sont facilement réalisables pour les entreprises : co-voiturage, partage de biens ou services, ... soit des pratiques qui ne touchent pas directement à la confidentialité et à la sécurité de l'entreprise. Mais dans un contexte où la compétitivité est importante, aucune entreprise souhaite dévoiler des informations sur des projets en préparation, des secrets de fabrication ou autres données dites confidentielles. Selon Clément Alteresco, fondateur de Bureaux à Partager, la question qui revient régulièrement est « Comment fait-on en terme de sécurité et de confidentialité ? L'autre entreprise peut entendre nos conversations. C'est dangereux ! »73

Si les entreprises B2B souhaitent intégrer des aspects de l'économie collaborative dans leur modèle, elles devront forcément devenir plus transparente sur leurs pratiques et leurs fonctionnements. Les entreprises qui acceptent de devenir plus transparente, devront offrir plus de confiance aux entreprises tierces. Tout comme dans l'économie collaborative B2C, la notion de confiance est la clé de voute du modèle. S'il n'y a pas de confiance, il n'y a pas de partage. Alors que l'Etat commence à réfléchir à la régulation de ce système économique, une proposition a été mis en exergue par Clément Alteresco pour apporter la sécurité et la confiance que les entreprises demandent. Elle consisterait à mettre en place un label de confiance que les sociétés obtiendraient à partir d'une note favorable. Un peu à l'image du site Tripadvisor. Les sociétés voteraient entre elles suivant plusieurs critères et sous la surveillance de modérateurs afin d'éviter tout abus. Ce type de label pourrait offrir une sécurité supplémentaire pour les entreprises qui hésitent à devenir collaborative.

Il est difficile à l'heure actuelle de donner des réponses concrètes à cette problématique de transparence qui est peut-être dans le fond qu'un blocage culturel et qu'elle deviendra moins gênante avec le temps.

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