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La communication du tourisme en zone de conflit. Le cas des communes de Ziguinchor et Djembering (basse Casamance).


par Diaw Pape Mactar
Université Assane Seck de Ziguinchor - Master 2 en management des activités du tourisme et culture 2020
  

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3.2.2 Les articles et les sources

La communication du tourisme est aussi fragilisée par une communication parallèle menée par des acteurs de la communication non spécialisés dans le domaine du tourisme. A cela s'ajoute une corporation sur internet. Hormis la présence de la presse en ligne et des réseaux sociaux comme le montre le tableau ci-dessus, nous avons décelé d'autres sources qui relaient des informations sur le conflit et le tourisme en Casamance. Cette corporation n'appartient ni aux journalistes ni aux professionnels du tourisme. C'est pourquoi nous nous sommes intéressés à ses sources et à ses articles en ligne, surtout sur les réseaux sociaux ou les médias sociaux dans leur ensemble. En même temps, nous avons alors posé ces questions : cette corporation de la communication est-elle une source autorisée ou non ? Les articles qu'elle publie répondent-ils aux normes sur la publication d'images ? Voici ce que l'enquête a donné comme résultat via le tableau suivant. Bref, ce sont entre autres des personnes ayant un simple compte Facebook ou

YouTube, des individus faisant partie d'un groupe Facebook, certains blogs et des publications extraites des articles de la presse en ligne et que l'on peut retrouver sur des pages indépendantes.

Figure 3 : Les sources relayeurs d'information

Les relay eurs d'informations x Les images

non

100

85

oui

archives(anciennes) actualisées

24

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Source : Enquête de terrain, avril 2019.

0

8

7

61

Ce graphique, à la suite de l'enquête quantitative, croise deux données : la nature des images que l'on retrouve sur des articles de la presse en ligne et des médias sociaux et ceux des relayeurs d'information qui ne font pas partie des professionnels de l'information et du tourisme.

Concernant les relayeurs d'informations sur le tourisme en rapport avec le conflit, bien entendu, il est ressorti que les individus interrogés sur la question ont tous été confrontés à la situation sur internet. Autrement dit, le constat est général. A cet effet, 61% des répondants ont affirmé que les informations auxquelles ils ont fait face étaient issues d'une autre source différente de celle des professionnels de la communication et du tourisme. Seulement 7% ont affirmé que des informations venaient de journalistes ou d'un site de presse en ligne. C'est un fait inédit car on en arrive à constater un remue-ménage sur le plan de la communication ; internet est en train justement de prendre une proportion énorme ; s'il n'a fini de le faire avec une forte audience (des millions, voire 1 milliards et plus ; voir tableau 5) laissant une petite marge de manoeuvre aux médias physiques, c'est-à-dire non virtuelles.

Sur la question de la nature de la plupart de ces images que l'on retrouve sur les articles en ligne, 61% des interrogés affirment que ce ne sont pas des images actualisées. Cela qui signifie

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qu'on peut tomber sur des images montées provenant d'ailleurs et qui n'ont aucun rapport avec conflit. En revanche, les 24% soutiennent que ces images sont réelles. C'est une révolution qui est en train de s'opérer dans l'espace médiatique et du traitement de l'information. Mais, elle a des impacts négatifs à cause du conflit en Casamance. Imaginez-vous la publication d'un supposé « braquage » en Casamance sur internet avec une fausse image de fond. Cela va créer forcément une situation très délicate. Non seulement des millions d'internautes vont ignorer qu'ils ont reçu une fausse information, mais ils vont sans doute la propager dans le monde entier. En plus, l'image illustrative est caduque, inadaptée et incohérente à la situation. Enfin, cette intoxication médiatique va aggraver la situation touristique de la Casamance tout en détériorant considérablement cette activité au plan national. La désinformation sur le conflit casamançais a eu des conséquences déplorables sur ce secteur. De façon laconique, M. Ba en a mesuré l'ampleur en ces termes : « Un élu local m'a appelé et m'a fait savoir qu'à cause de ça, des touristes ont renoncé de venir ». Donc, il y a un réel problème concernant le traitement de l'information de la part des acteurs de la communication : les journalistes (radio, télévision...), ceux de la presse en ligne où l'on retrouve aussi les relayeurs sur les réseaux sociaux pour lesquels nous nous sommes rendu compte qu'ils sont seulement des sources non autorisées pourtant « légalisées »54 par la liberté d'expression.

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"Je voudrais vivre pour étudier, non pas étudier pour vivre"   Francis Bacon