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Essai d'évaluation de la politique laitière en perspective de l'adhésion de lAlgérie à l'Organisation Mondiale du Commerce et à la Zone de Libre Echange avec l'Union Européenne


par KHERZAT Bahidja
Institut National Agronomique -ELHARRACH- - magister en sciences agronomiques 2007
  

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PARTIE II

LES POLITIQUES LAITIERES

I.- INTRODUCTION :

Dès les premières années d'indépendance, l'Algérie a amorcé quelques tentatives dans le but d'améliorer l'élevage laitier et assurer la consommation en lait du fait de l'apport consistant de protéines animales à moindre prix. Toutefois, les efforts déployés par l'Etat n'ont pas donné les résultats escomptés. L'Algérie reste un pays tributaire des importations ; les politiques de développement du bovin laitier, jusque-là engagées par l'Etat, certes ont contribué à maintenir une production locale, mais qui reste très en deçà des résultats attendus et des efforts consentis.

Dans les conditions socio-économiques de cette époque (les deux premières décennies de `l'après Indépendance'), l'Etat avait mis en place des industries de transformation du lait et dérivés et un système de distribution urbanisé de grande envergure de sorte que la population puisse être approvisionnée de manière uniforme. Ces grands ensembles de transformation et de distribution du lait fonctionnant presque à 100% sur la base d'une matière première importée, cette situation a conduit à une industrie extravertie. Le maintien en place de cette politique a été soutenu par des prix relativement bas sur les marchés extérieurs et des prix administrés à l'intérieur du pays dont les conséquences sont encore influentes de nos jours.

Cet état de fait a entraîné la filière lait vers une situation critique (l'augmentation des prix sur le marché international et la faiblesse de l'offre locale) nécessitant de manière impérative un programme de réhabilitation que l'Etat a engagé en 1995. Ce programme qui est une résultante du constat d'échec des politiques laitières depuis l'indépendance a été consolidé par le Plan National de Développement de l'Agriculture (PNDA) en vue de faire basculer la situation actuelle vers une meilleure tendance de la production locale, son intégration dans le circuit du marché de la consommation et de la transformation.

Dans cette seconde partie, nous tenterons de cerner, puis d'identifier les différentes actions entreprises depuis 1969 pour améliorer la filière lait et faire le point des politiques antérieures et leurs conséquences ainsi que les nouvelles depuis 1995 et leurs résultats. A partir de ce diagnostic des politiques laitières, nous essayerons de dégager les forces et les faiblesses qui ont été à l'origine de la situation actuelle, décrite dans notre première partie.

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