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Essai d'évaluation de la politique laitière en perspective de l'adhésion de lAlgérie à l'Organisation Mondiale du Commerce et à la Zone de Libre Echange avec l'Union Européenne


par KHERZAT Bahidja
Institut National Agronomique -ELHARRACH- - magister en sciences agronomiques 2007
  

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III- LES PREMIERES ORIENTATIONS DES POLITIQUES LAITIERES

1.- Les actions au niveau de la ferme :

Les faiblesses de la production de lait, celle des cultures fourragères, le manque d'infrastructure d'élevage et le peu de technicité disponible au cours de ces premières années de l'Indépendance ont été à l'origine des nouvelles orientations du plan quadriennal 70/73. Pour surmonter les difficultés rencontrées, on retrouve :

Ø La nécessité d'accroître le nombre de têtes bovines (peuplement des étables) par l'importation de 30 000 génisses.

Ø La construction d'infrastructures d'accueil pour le bétail.

Ø L'introduction de techniques modernes pour l'alimentation et la reproduction.

Ø La réduction de la jachère et son remplacement par un important développement de la production fourragère.

Les résultats du plan de repeuplement des étables se résument à :

Ø Une augmentation du cheptel de 16 000 vaches laitières importées ;

Ø La création d'infrastructures de logement pour 20 000 génisses ;

Quant aux autres objectifs de maîtrise des techniques d'alimentation et de résorption de la jachère, les résultats escomptés sont restés très limités. A partir de ces données les orientations du deuxième plan quadriennal (1973/1977) ont mis l'accent sur l'intensification de l'élevage bovin laitier dont les objectifs étaient les suivants pour la production laitière :

Ø La production laitière commercialisée en zone urbaine devait passer de 200 000 tonnes en 1973 à 280 000 tonnes en 1977 (production des vaches sélectionnées) ;

Ø La production laitière auto - consommée en zone rurale (vaches locales) devrait passer de 30 000 tonnes en 1973 à 380 000 tonnes en 1977.

Ø Les importations de lait devraient atteindre les 440 000 tonnes en 1977 par rapport aux 350 000 tonnes en 1973.

Les résultats de ce plan se sont soldés par une augmentation de l'effectif bovin, qui est passé de 872 000 têtes en 1973 à 1 130 160 têtes en 1977 (Boulahchiche.N 1997). Cette augmentation est en majeure partie due à l'accroissement des importations en aliments du bétail et en génisses pleines. Les autres objectifs sont restés très éloignés des résultats escomptés.

A partir de 1977 la population algérienne s'est fortement accrue ; les orientations vers l'importation pour combler le déficit alimentaire vont conduire à une forte dépendance en matière première incitant à de nouvelles orientations pour la réalisation des plans de 1980/1984 et 1985/1989.

Pour augmenter la production laitière et réduire la dépendance vis à vis de l'extérieur, de grands axes de développement ont été retenus pour le moyen terme. En matière de production

du lait, on peut noter :

Ø Le développement du cheptel bovin par la mise en place de structures d'accueil modernes au niveau des unités de production, la généralisation de l'insémination artificielle et l'importation de bovins à haut potentiel génétique.

Ø L'amélioration des conditions d'approvisionnement des producteurs en fourrages et aliments concentrés ainsi que l'assouplissement des procédures de commercialisation du lait.

Les résultats attendus pour 1984 étaient :

Ø 930 millions de litres de lait et dérivés, soit 30% de plus qu'en 1979 ;

Ø Prés de 900 millions d'unités fourragères pour l'alimentation du cheptel bovin laitier et bovin à viande.

Malgré les actions entreprises par l'Etat la dépendance s'accentue d'avantage (une demande solvable importante s'était installée durablement). L'amélioration de la production laitière est restée très insuffisante au regard des besoins de la population qui n'a cessé d'exprimer une demande de plus en plus, forte compte tenu de son modèle de consommation.

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