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Essai d'évaluation de la politique laitière en perspective de l'adhésion de lAlgérie à l'Organisation Mondiale du Commerce et à la Zone de Libre Echange avec l'Union Européenne

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par KHERZAT Bahidja
Institut National Agronomique -ELHARRACH- - magister en sciences agronomiques 2007
  

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3.- Caractéristiques de la zone d'étude :

a.- Nature et fertilité des sols:

* Dans les plaines côtières, celles de l'Isser, Djemaa et Sébaou, ainsi que les vallées intérieures et la dépression de Dra El Mizan, il s'agit de sols profonds du type soblo-limono--argileux, souvent fertiles à très fertiles, propices à la diversité des cultures intensives et l'implantation de luzernières entre-autres, dans les périmètres et bas fonds où l'appoint d'irrigation est possible pour éviter le dessèchement total durant la période des fortes chaleurs estivales qui s'installent chaque année dans ces cuvettes, notamment celles vers Tizi Ouzou.

* Dans les parties constituées de coteaux, et de piémonts, ce sont généralement des sols limono-argileux avec souvent une prédominance de l'argile. Ce sont des sols assez fertiles qui conviennent à la culture des céréales et des fourrages pour le foin. L'arboriculture rustique est présente. On y rencontre, notamment, l'olivier et le figuier. La jachère est pâturée, l'eau est réservée à l'abreuvement, et à la conduite de quelques cultures maraîchères et spéculatives comme le melon et la pastèque.

* Dans la partie montagneuse de la zone d'étude, hormis les forêts et les flancs érodés, les sols cultivés sont du type argilo-calcaire souvent n'acceptant que de maigres cultures céréalières et fourragères. Sur les hauteurs à plus de 1000 m, l'herbe de printemps lorsqu'elle se présente à la fin de la période du grand froid et des grosses précipitations, juste après la fonte des neiges, est pâturée jusqu'à l'automne.

b.- Répartition des terres :

La superficie agricole totale de la région d'étude est estimée à 243 208 ha en 2002, la superficie agricole utile représente 66,65% de cette dernière soit 144 000 ha. Le reste est constitué par les pacages et parcours 19,14%, propices à l'élevage souvent extensif ainsi que les terres incultes des exploitations (14, 20%).

On peut remarquer d'après le tableau ci après, que la surface irriguée est très faible, elle représente moins de 9% de la SAU. En effet, malgré les potentialités hydriques, il apparaît nettement que très peu d'opportunités et de sites pour la conservation et l'acheminement des eaux vers les terres irrigables ont été exploités.

Tableau N°20 : Répartition générale des terres agricoles de la zone d'étude.

Nature des terres /Wilaya

Année

Boumerdes

Tizi-Ouzou

Total

a- Surface agricole totale (Ha)

2002

2004

99 955

99 844

143 253

143 252

243 208

243 096

b- Surface agricole utile (Ha)

2002

2004

65 755

65 989

96 353

96 848

162 108

162 837

c-Surface agricole irriguée (Ha)

2002

2004

9 000

10 450

5 400

4 665

14 400

15 115

d- Pacages et parcours (Ha)

2002

2004

18 700

18 360

27 860

27 364

46 560

45 724

e- Terres incultes (Ha)

2002

2004

15 500

15 495

19 040

19 040

34 540

34 535

f- Fourrages à l'irriguer (Ha)

2002

2004

40

-

770

-

810

-

Ratios en %

b / a

2002

2004

65,8

66 ,1

67,3

67,6

66,65

66,98

c / a

2002

2004

9,00

10,47

3,77

3,26

5,92

6,22

d / a

2002

2004

18,7

18,4

19,4

19,1

19,14

18,81

e / a

2002

2004

15,5

15,5

13,3

13,3

14,21

14,22

f / a

2002

2004

0,04

-

0,54

-

0,33

-

Source : Statistique agricole série B 2003, série B 2004.

La part du fourrage vert cultivé reste négligeable notamment dans sa partie la plus favorable à l'extension dans la zone d'étude où elle ne représente que 0,04 % alors que la moyenne nationale est de 0,25%. Cette situation va à l'encontre du développement de l'élevage pour la production laitière.

Les parcours et pacages exploités détiennent une superficie non négligeable, près du cinquième de la superficie totale de la zone d'étude, indiquant que l'élevage traditionnel orienté vers la production de viande est encore dominant.

c.- Système d'élevage:

Différentes espèces coexistent dans la zone d'étude, mais il ressort que l'élevage bovin occupe la place la plus importante en termes d'unités zootechniques présentes du fait de la tradition alimentaire de la région, forte consommatrice de viande bovine.

La conduite des élevages se fait selon deux systèmes : extensif (le plus répandu composé généralement de la race locale, croisée au BLM) et semi- intensif, localisé dans les vallées et plaines, composé de BLM Pie rouge, Pie noire et de croisements intermédiaires (type BLM/BLL) à des fins mixtes (viande et lait).

Tableau N°21 : Effectifs des différentes espèces d'animaux

Espèces

Bovin

ovin

caprin

Equin

Nombre de têtes

100 745

148 965

40 824

164

Source : Ministère de l'agriculture série « B » 2001.

Le bovin est fortement concentré dans la zone d'étude par rapport à la moyenne nationale toutefois, avec un taux d'occupation des sols de l,5%, il reste dans les limites de la représentativité des autres zones de production où le taux d'occupation est variable entre 0,5% (Tlemcen - Ain Témouchent) et 2% (Mila - Jijel).

d.- Production végétale :

La prédominance des cultures maraîchères est due principalement à leur forte valeur ajoutée. De manière générale, l'eau est réservée au maraîchage et à la tomate industrielle ; certaines cultures maraîchères de saison (carottes, navets,..) sont, même conduites en sec, suivies par la culture des céréales d'hiver dont l'intérêt vient surtout des différentes aides dont peut bénéficier l'exploitant et de la disponibilité de la paille et du pacage des chaumes durant la saison estivale.

Les plantations, notamment les arbres à noyaux et la vigne, ont connu une forte extension ces dernières années pour occuper plus du tiers de la superficie agricole utile. Souvent les plantations ont lieu sur les versants peu propices aux cultures herbacées exigeantes en labours et façons superficielles du sol, favorisant ainsi la lutte contre l'érosion pluviale et éolienne.

Les surfaces réservées aux cultures fourragères sont restées limitées. La culture traditionnelle de la vesce avoine n'a pas connu l'extension qui lui est due vis-à-vis de l'importance du cheptel de la zone à cause de l'insuffisance en terres labourables. Souvent la jachère est pâturée plusieurs années de suite avant qu'une culture céréalière, ou une plantation lorsque le terrain est pentu, ne vienne interrompre le cycle.

Tableau N°22 : Répartition des différentes cultures 2004.

Cultures/ Wilaya

Boumerdes

Tizi -Ouzou

Total

Unité

Ha

Ql

Ha

Ql

Ha

Ql

Céréales d'hivers

9 833

143 200

10 703

193 500

20 536

336 700

Légumes secs

700

8 400

1 226

12 150

1 926

20 550

Cultures industrielles

250

75 000

25

16 000

275

91 000

Cultures maraîchères

22 600

4 247 100

7 371

1 032 960

29 971

5 280 060

Fourrage foin

5 367

131 100

7 585

221 300

12 952

352 400

F. fauché en vert

760

76 800

3 356

728 500

4 116

805 300

Plantations

13 867

-

44 731

-

58598

-

Vigne

8 005

-

11 372

-

19377

-

Source : Statistiques agricoles série B 2004.

e.- L'environnement agro industriel laitier de la zone d'étude

* Le descriptif de l'environnement agro-industriel de l'élevage laitier de la zone d'étude, est constitué principalement par la laiterie de Draâ Ben Khedda (DBK) et les services annexes qu'elle induit par sa présence.

Aujourd'hui, filiale du groupe industriel des productions laitières « GIPLAIT », créée en novembre 1975, DBK est dotée d'un capital de 200 millions de DA. A sa création sa mission était d'assurer l'approvisionnement de la population de sa région d'implantation en lait de consommation et en produits dérivés tels que les fromages à pâtes molles. Avec le passage à l'économie de marché et la disparition du monopole de l'Etat, de nouvelles orientations se sont inscrites où la rentabilité et la sauvegarde ainsi que l'acquisition de part de marché sont devenues les mots d'ordre pour la pérennité de l'entreprise.

L'usine est située sur un important axe routier, à proximité de la ville de Draâ Ben Khedda, à 80 Km à l'Est d'Alger. Le réseau de distribution est très étendu : il couvre en partie la zone d'étude et certaines communes limitrophes de la Wilaya de Bouira pour une population ciblée de 2 millions d'habitants.

* L'effectif de cette Entreprise au 31/12/2004 s'élève à 348 agents permanents répartis comme suit :

Ø Production : 159

Ø Maintenance industrielle : 25

Ø Commercial : 24

Ø Finance/comptabilité : 17

Ø Administration : 39

Ø Sécurité : 39

Ø Approvisionnements : 21

Ø Laboratoire : 09

* Les capacités de production sont présentées ci-après. Le tableau suivant donne la gamme des produits fabriqués, et les potentialités annuelles de production. L'essentiel de l'activité est le lait de consommation. Les investissements réalisés ces dernières années, ont conduit à une augmentation des capacités de production des produits laitiers entre 2002 et 2003. Toutefois, ces dernières ne représentent qu'un peu moins de 8% du Groupe GIPLAIT.

Tableau N°23 : Evolution des capacités de production de DBK 2002-2004.

Unité : 1000 litres

Année /

Activité

2002

2003

2004

Litre

%

Litre

%

Litre

%

Lait de consommation

140 263

95, 15

103 600

92, 76

93 509

92, 04

Produits laitiers

7 140

4, 85

8 088

7, 24

8 088

7, 96

Total

147 403

100

111 688

100

101 597

100

Source : GIPLAIT 2005.

* L'étude de l'évolution de la production indique que la laiterie de DBK a connu une croissance constante, avec une augmentation importante de l'activité en 2004, La laiterie de DBK est une entreprise en pleine croissance avec un marché de consommation existant fortement lié au déploiement fulgurant du commerce et de l'investissement dans la zone d'étude comme suite à la libéralisation vers l'économie de marché.

Le taux de réalisation de la production de l'usine est estimé en nette croissance par rapport aux objectifs de production annuelle, il est passé de 101,9 % en 2002 à 118,86 % en 2004. L'augmentation du taux d'utilisation des capacités de production s'explique plus par leurs chutes (matériels réformés).

Tableau N°23 bis: Evolution des capacités de production et du taux d'utilisation des capacités réelles de DBK 2002 - 2004.

Unité : 1000 litres

Année

Activité

2002

2003

2004

Litre

%

Litre

%

Litre

%

Lait de consommation

66876

47,68

67444

65,10

74515

79,69

Produits laitiers

5108

71,54

5640

69,73

6452

79,77

Source : GIPLAIT 2005.

Le volume traité en 2004 a été de 81, 125 millions de litres progressant de 12,7 % à partir de 2002. Néanmoins le volume traité à partir de la collecte est resté faible. Il n'a progressé que de 1,5 million de litres durant cette période.

La diversification par la mise sur le marché de nouvelles gammes de produits laitiers a été significative ; l'implantation d'autres unités privées de transformation et de fromageries dans la frange limitrophe à son rayon d'action a aussi influé de manière positive sur l'essor de cette Entreprise (l'installation de l'esprit de concurrence).

Tableau N°24: Evolution de la production physique de DBK entre 2002 et 2004

Produits

Unité

2002

2003

2004

Taux de réalisation/objectif

2002

2003

2004

Lait pasteurisé

Litre

66 591 516

66 656 856

73 350 139

89.78

79.94

104.80

Lait fermenté

Litre

284 232

781 560

531 801

28.37

68.04

164.37

Lait de vache pasteurisé

Litre

-

255 260

176 300

-

-

-

Sous-Total lait consommation

Litre

66 875 748

67 443 917

74 514 621

88.96

80.13

105.55

Fromage Pâtes molles*

Litre équiv

4 931 876

5 514 913

6 451 991

98.39

91.69

116.01

Crème fraîche

Litre équiv

175 700

124 940

158 610

-

-

-

Sous-Total produits laitiers

Litre

5 107 576

5 639 853

6 610 601

101.90

93.76

118.86

Total général lait

Litre

71 983 324

73 083 770

81 125 222

89.77

81.04

106.53

Source : laiterie DBK 2005.

* Les fromages se mesurent au poids Ainsi, on a utilisé le volume en lait nécessaire pour la fabrication d'un kilogramme de fromage et mesuré les quantités en litre équivalent.

* L'analyse des pertes à la production renseigne de manière significative sur le degré de maîtrise de l'organisation et la rigueur de gestion de l'Entreprise. Au cours de ces deux dernières années (2003 et 2004) une nette amélioration semble avoir été observée. Cependant il reste beaucoup à faire notamment en matière de formation et qualification du personnel.

La norme internationale adoptée en matière d'avarie et pertes est de 0.02%. Au niveau de l'usine le seuil de 0.07% a été atteint, ce qui dénote que les efforts déployés dans ce sens, .ont été considérables.

Un objectif annuel d'avaries et pertes est fixé en régression chaque année de manière à le rendre coutumier. Les avaries et pertes liées à la production ont atteint 38,43% de l'objectif retenu en 2004.

Tableau N°25 : Evolution des pertes à la production

Produits

2002

litre

2003

litre

2004

litre

Taux de pertes

2002

2003

2004

Lait pasteurisé

38 739

34 366

45 410

0.06

0.05

0.06

Lait fermenté

143

1 481

3 789

0.05

0.28

0.38

Total lait consommation

38 882

36 485

49 199

0.06

0.05

0.06

Pâtes molles

18 178

12 652

10 406

0.36

0.23

0.16

Total

57 060

49 137

59 605

0.08

0.07

0.07

Source : laiterie DBK 2005.

Les efforts observés concernent particulièrement le taux relatif aux avaries et pertes en fromage à pâte molle qui est passé de 0,36 % en 2002 à 0,16% en 2004, indiquant que le niveau de maîtrise a connu une nette amélioration.

* La fonction approvisionnement a pour but de mettre à la disposition de l'unité les facteurs de production indispensables : la poudre de lait, le lait collecté auprès des exploitations, les emballages, ingrédients et tout autre produit nécessaire à l'activité de production de l'Entreprise ...

** La collecte de lait cru :

La collecte au niveau de la laiterie a connu en général une baisse par rapport à 1996. Mais depuis, 2002 elle enregistre une évolution légère mais constante. La baisse de collecte dans les années 1990 confirme l'abandon à titre partiel et temporaire de cette activité par le groupe GIPLAIT.

L'amélioration de la collecte du lait cru à partir de 2000 est le résultat de l'intérêt nouveau à la filière lait et l'apparition ainsi que l'augmentation du nombre de collecteurs privés. La part de la laiterie dans la collecte totale du Groupe reste très faible, malgré les potentialités de la zone d'implantation (une production laitière de 49500 litre en 2002).

Tableau N°26 : Evolution de la collecte de DBK par rapport à la collecte totale de GIPLAIT 1996-2004

Unité : 1000 litres

Année

1996

1997

1998

1999

2000

2001

2002

2003

2004

DBK

7 193

5 561

4 712

4 622

6 111

6 296

5 614

5 642

5 860

GIPLAIT

137 596

112 583

92 020

92 980

100 783

91 393

86 303

76 209

91794

%

5.23

4.94

5.12

4.94

6.06

6.89

6.50

7.40

6.38

Source : GIPLAIT 2005.

Toutefois il apparaît nettement que le niveau de concentration du cheptel bovin laitier dans la partie centrale du pays par rapport aux autres zones de production est resté tout à fait moyen.

En effet, il est utile de souligner, une fois de plus, que la plus forte concentration du cheptel est à l'Est du pays et que les plus forts taux de collecte sont à l'Ouest du pays, la partie centrale du pays est intermédiaire pour la concentration et la collecte.

Tableau N°27 : Evolution de la collecte de lait cru de la laiterie de DBK par wilaya 2002-2004.

wilaya

2002

2003

2004

Taux de réalisation des objectifs retenus

litre

%

litre

%

litre

%

%

%

%

Tizi-Ouzou

4 603 380

82.00

4298 940

77.55

4 158572

70.50

107.31

87.46

96.61

Boumerdes

200 605

3.57

496 618

8.96

935 534

15.86

62.06

150.00

136.28

Bouira +

810 356

14.43

748052

13.49

804 594

13.64

42.34

58.81

79.78

Total

5 614 341

100

5 543610

100

5 899000

100

86.37

85.37

98.32

Source : laiterie DBK 2005.

Tizi-Ouzou est le fournisseur le plus important en lait cru, malgré le recul de la collecte. Une augmentation importante de la collecte pour la wilaya de Boumerdes a été enregistrée.

La Wilaya de Boumerdes livre aussi au niveau de l'unité de Boudouaou, mais l'ensemble de la collecte de cette dernière (en 2004 la collecte de Boudouaou est de 1,9 million de litres) ne représente que moins de la moitié de ce que fourni la Wilaya de Tizi-Ouzou pour DBK.

Par ailleurs, au cours de ces dernières années, il a pu être observé que d'autres causes directes sont à l'origine des difficultés que connaît la collecte vers DBK, notamment à partir de la Wilaya de Tizi-Ouzou.

En effet l'implantation de nouvelles structures de transformation (DANONE, TIFRALAIT,..) a fait que les livraisons se sont orientées vers ces dernières, compte tenu de meilleurs prix offerts et des facilités de collecte mises à disposition. Cet état de fait a contribué de manière effective à l'évasion de nombre de producteurs vers ces structures.

Tableau N°28 : Evolution du nombre des producteurs livreurs par wilaya 2002-2004.

Wilaya

2002

2003

2004

Ecart 2004/2003

Tizi-Ouzou

291

236

189

- 47

Boumerdes

14

41

46

+05

Bouira

65

53

53

0

Total

370

330

288

- 42

Source : laiterie DBK 2005.

Malgré la perte de 42 producteurs livreurs (12, 73%) de lait cru qui se sont orientés vers d'autres entreprises, DBK a connu une amélioration dans sa collecte et a enregistré une évolution de 6,41% par rapport à 2003 et 5, 07% par rapport à 2002 avec un écart positif de 355 390 litres et 284 659 litres respectivement. On peut lier cette amélioration au dynamisme de l'entreprise et aux relations de confiance qu'elle instaure de plus en plus avec les producteurs anciens et nouveaux.

Néanmoins, on peut considérer que les structures de transformation nouvellement installées sont intéressées fortement par la réalisation d'une meilleure plus value sur les produits collectés et nécessairement une application impartiale des normes de qualité du lait en vue de son intégration dans la fabrication des fromages et produits dérivés.

La qualité du lait collecté reste moyenne (dans la catégorie 100 000 germes). Cette situation fait que le taux enregistrés dans ce domaine demeure faible soit 44,60% et l'opportunité de forte amélioration de la plus value du lait cru par la transformation en fromage reste encore limitée.

Tableau N°29 : Evolution du lait cru au niveau de la laiterie de DBK 2002-2004

Utilisation

2002

2003

2004

Quantité

Taux

Quantité

Taux

Quantité

Taux

Quantité collectée

5 614 341

100

5 543 610

100

5 899 000

100

Utilisation fromagerie

2 136 966

38,06

2 234 000

40,30

2 630 850

44,60

Utilisation crème fraîche

175 700

3,13

124 940

2,25

158 610

2,69

Utilisation laiterie

3 273 807

58,31

2 929 410

52,85

2 933 240

49,72

Utilisation lait de vache

-

-

255 260

4,60

176 300

2,99

Transfert vers Birkhadem

27 868

0,50

-

-

-

-

Source : laiterie DBK 2005.

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