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Essai d'évaluation de la politique laitière en perspective de l'adhésion de lAlgérie à l'Organisation Mondiale du Commerce et à la Zone de Libre Echange avec l'Union Européenne


par KHERZAT Bahidja
Institut National Agronomique -ELHARRACH- - magister en sciences agronomiques 2007
  

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Besoins et consommation en lait :

La croissance démographique est l'un des facteurs principaux de l'accroissement de la demande en lait et dérivés. L'urbanisation qui s'est fortement accrue ces dernières années l'est aussi. La population totale est passée de 24 870 000 habitants en 1989 à 29 906 217 en 1999 soit une progression de 20,25%. Elle est de l'ordre de 33,2 millions en juillet 2005.

Les besoins en lait et en produits laitiers selon le Ministère de l'agriculture ne cessent d'augmenter et sont passés de 2 487 millions de litres en 1989 à 3 000 millions de litres en 1996, contrairement à la consommation qui, malgré une légère évolution demeure faible comparée avec certains pays développés où elle atteint 400 litres / habitant / an. le tableau suivant nous montre l'évolution des disponibilités en lait en Algérie.

Tableau N°09 : Evolution des disponibilités en lait en Algérie

Année

1985

1990

1995

2000

2001

2002

2003

2004

2005

Litre/ Habitant/ an

95

112

115

100

113

103

102

110

114

Source : MADR-DRDPA, 2006.

Toutefois, il faut préciser que les besoins en lait ne sont pas satisfaits intégralement, car le taux de couverture par la production laitière totale ne dépasse pas les 44%.

Aujourd'hui, on estime que 105 litres de lait et produits laitiers sont consommés par habitant et proviennent à raison de :

Ø 55 litres de la recombinaison en usine ;

Ø 15 litres de produits finis importés ;

Ø 35 litres de la production domestique.

Les importations couvraient donc, au total, les deux tiers de la consommation. » (F. Chehat, 2002).

La consommation ne devrait pas connaître une régression, même après suppression totale des subventions pour la simple raison que le lait constitue une matière protéique animale accessible à la majorité de la population, même si les fluctuations de prix sur les marchés extérieurs se sont nettement aggravés à partir de l'année 2000 générant une augmentation des coûts.

Tableau N°10: Evolution des prix à l'importions de PDL+MGLA

U : $/Tonne

ANNEE

1995

1996

1997

1998

1999

2000

2001

2002

2003

2004

PDL

2852

2161

1917

1741

1513

1986

2212

1850

2157

2300

MGLA

1795

2494

2019

2111

1785

2250

1550

1719

1871

1989

Source : Ministère de l'agriculture.

Les prix des produits connaîtront des fluctuations significatives au cours des prochaines années, notamment avec la mise en oeuvre de nouvelles règles de commerce international, régies par l'Organisation Mondiale du Commerce avec la réduction des subventions aux produits agricoles d'une part, la gestion et la régulation des stocks d'autre part. A cela s'ajoutent les fluctuations observées au cours des dernières années dues en partie aux contraintes sanitaires à la suite des graves perturbations qu'à connu le monde notamment avec des épidémies accentuées du cheptel bovin laitier, qui ont servi de tremplin à la création de nouvelles règles induisant des coûts plus élevés à la production.

« Les simulations effectuées par l'OCDE, la Banque Mondiale, la FAO, mettaient en avant un accroissement des prix du lait de près de 30 % sans le GATT et de 7% avec le GATT. » ( T. Ben Said, S. Boudiche, S. Triki, 2001). Effectivement un accroissement progressif du prix de la poudre de lait est observé à partir de 2003.

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