WOW !! MUCH LOVE ! SO WORLD PEACE !
Fond bitcoin pour l'amélioration du site: 1memzGeKS7CB3ECNkzSn2qHwxU6NZoJ8o
  Dogecoin (tips/pourboires): DCLoo9Dd4qECqpMLurdgGnaoqbftj16Nvp


Home | Publier un mémoire | Une page au hasard

 > 

Etude Structurale et Dynamique de Solutions de Sucre Confinées

( Télécharger le fichier original )
par Gérald LELONG
Université d'Orléans - Thèse 2007
  

précédent sommaire suivant

Bitcoin is a swarm of cyber hornets serving the goddess of wisdom, feeding on the fire of truth, exponentially growing ever smarter, faster, and stronger behind a wall of encrypted energy

4.2.4. Résultats

4.2.4.1. Avant déshydratation

La figure 44 présente les spectres de ces six gels avant déshydratation. Ces spectres n'ont pas été corrigés du bruit de fond incohérent.

100

0.1

1

10

Gel 20%

Gel 0% Gel 10% Gel 15%

Gel 30%
Gel 40%

0.01 0.1

Q (k1)

Figure 44: Spectres SANS des six gels avant déshydratation. Les pourcentages correspondent à la concentration en sucre dans le gel.

Ces six gels, réalisés dans les mêmes conditions, nous permettent d'étudier l'évolution de la structure du réseau de silice avec l'augmentation en concentration du D-glucose.

Pour les plus grandes valeurs de Q, c'est-à-dire vers 0,2-0,3 Å-1 , nous observons une augmentation de l'intensité en fonction de la concentration. Ces plateaux sont dus à la diffusion incohérente. En effet, l'échantillon, bien que partiellement deutéré, présente une quantité de protons qui augmente avec la concentration en sucre. Ainsi, plus la quantité de D-glucose augmente, plus le nombre de protons est grand, et plus le bruit de fond incohérent est important.

Pour les plus petites valeurs de Q, tous les spectres présentent un comportement linéaire et sont tous parallèles entre eux. Une décroissance en intensité est observée et est liée à la différence de contraste existante entre les échantillons. Afin de vérifier cette hypothèse, nous avons tracé la racine carrée de l'intensité I(Q) moins l'incohérent en fonction de la concentration pour une valeur de Q donnée. (Figure 45)

8

7

6

5

4

3

2

Q= 0,004 e1

0 10 20 30 40

Concentration (%)

Figure 45 : Tracé de I (Q) en fonction de la concentration en glucose.

L'intensité s'exprime de la manière suivante :

I (Q) = (Añ(c))2 P(Q)

(Añ(c))2 est le facteur de contraste dépendant de la concentration, et P(Q) le facteur de forme. Si l'on prend la racine carrée de l'intensité à un Q donné, l'expression devient alors :

I (Q) = A.ñ (c)

Il apparaît alors que si le contraste est dépendant de la concentration, le tracé de I (Q) en fonction
de la concentration est une droite de pente A = P(Q) . La figure 45 montre cette dépendance linéaire

de l'intensité montrant le rôle du contraste dans le décalage. Afin de corroborer ce résultat, nous avons tracé l'intensité corrigée du bruit de fond incohérent et divisée par la SLD du mélange D2O/glucose. (Figure 46) Nous observons alors que tous les spectres sont identiques, aux erreurs expérimentales, de mesures et de traitement près. Les barres d'erreur ne sont pas présentées sur cette figure pour une question de visibilité, mais avec les barres, toutes les courbes se recoupent. Nous pouvons alors observer deux régimes, un avec une pente de Porod en Q-2, typique d'un fractal de masse ; et un second avec une pente en Q-4 qui décrit les monomères constitutifs du réseau.

100

0%

10

10%

15%

1

20%
30%

0.1

Q-2

0.01

Q-4

0.001

0.0001

0.001 0.01 0.1 1

Q (+-1)

Figure 46 : Spectres des gels corrigés du bruit de fond et normalisés à la densité de longueur de diffusion.

Nous pouvons donc en conclure que tous nos spectres présentent le même profil en intensité et que les décalages sont liés à une différence de contraste. Ainsi, ces premiers spectres, tous équivalents, vont nous permettre d'étudier les variations de la structure avec la déshydratation.

précédent sommaire suivant






La Quadrature du Net