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Education pour tous et qualité: Accès des femmes nigériennes à l'éducation en matière de santé et de lutte contre le sida

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par Laouali TANKO
Université Cheikh Anta Diop de Dakar/ Chaire Unesco en Sciences de l'éducation (CUSE) de la Faculté des Sciences et Technologies - DEA en Sciences de l'éducation 2009
  

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A. La Communauté Urbaine de Niamey

Niamey est une ville de création récente dont l'existence remonte dans les années 1900.

La ville de Niamey est située à l'ouest du territoire national nigérien. Elle est partie intégrante du département de Tillabéry. Elle fut érigée en capitale en 1926 grâce au gouverneur Brevié. En 1952, Niamey devient le premier centre urbain du Niger avec 11.790 habitants. A partir de 1970, l'explosion démographique de Niamey a été très rapide. De 108.000 habitants, la population a quadruplé pour atteindre 398.265 habitants en 1986 soit une augmentation de 18.141 habitants par an. La densité optimum d'occupation atteint 150 à 400 habitants par km2. En 2002, la population était de 720.468 habitants selon la Direction de la statistique et des comptes nationaux (DSCN). C'est un brassage de cultures où cohabitent plusieurs ethnies nationales et de la sous-région. Cette forte concentration démographique pose de nombreux problèmes d'urbanisation, de scolarisation, d'emploi, de santé et d'environnement.

Le développement de la ville de Niamey se traduit par une transformation de son couvert végétal qui était constitué de palmiers doum dans la vallée du fleuve niger. Comme toute capitale africaine, la Communauté Urbaine de Niamey est confrontée aux problèmes de l'immigration et surtout au phénomène de l'exode rural d'où un taux d'accroissement de la population de 4,7% pour une moyenne nationale de 3,47% (DSCE/MSP/LE, Niger, 2002)

La rapidité de la croissance démographique et spatiale n'ont pas permis aux pouvoirs publics de doter la ville de Niamey de l'ensemble des infrastructures collectives nécessaires à la vie quotidienne des Niaméens. Cette insuffisance est particulièrement ressentie dans plusieurs domaines, surtout l'éducation et la santé. La vie socio-économique et culturelle des populations de Niamey reflètent ces difficultés liées à une urbanisation relativement embryonnaire et quelque peu sauvage, c'est-à-dire peu ou pas planifiée.

B. La Commune de Maradi

Maradi se trouve à 670 km à l'Est de Niamey, sur la route nationale n°1 au sud du Niger et à la frontière du Nigeria.

Le département de Maradi a une superficie de 41.811 km2 soit 3% de la superficie totale du pays. En 2003, la population du département de Maradi était estimée à 2.202.035 habitants. Il s'agit d'une population relativement jeune, car plus de 50% ont moins de 30 ans. La densité moyenne est de 548 habitants au km2.

La ville de Maradi regroupe un large éventail d'ethnies représentant l'ensemble du Niger. La population est à dominante haoussa qui représente 87% de la population. Cette population est de diverses origines venues pour y faire fortune. En effet, dans cette partie du Niger les mouvements migratoires sont une vieille tradition d'origine variée provenant des zones géographiques proches du département. L'exode rural est également un phénomène important dans la région de Maradi. Ce phénomène massif et temporaire concerne surtout les jeunes de moins de 30 ans (Grégoire et Raynaut, 1986). Ces migrations saisonnières ont beaucoup contribué, avec la natalité, à accentuer le phénomène de la croissance urbaine.

En effet, on constate une certaine stabilité dans les flux migratoires que Herry (1989) classe en deux catégories :

1. les migrations anciennes en provenance des arrondissements proches et lointains de Maradi ;

2. les migrations récentes en provenance d'autres régions plus éloignées du Niger dues à la grande sécheresse de 1974 et surtout au renvoi massif des étrangers par le Nigeria. Cette situation fait de la ville de Maradi une ville où cohabitent toutes les ethnies du Niger et aussi toutes sortes de religion (islam, christianisme, et autres).

Tous les différents groupes ethniques se sont fondus depuis de générations dans un syncrétisme culturel et religieux dans lequel prédominent les valeurs musulmanes. L'islam a une prédominance sur les autres religions telles le christianisme et l'animisme. Actuellement se développent plusieurs courants islamiques dont le plus important est le mouvement «izala» en provenance du nord Nigeria. Le mouvement «Izala» se veut rénovateur de l'islam ; il prône une vie simple, mais exige également le port du voile par les femmes et reprend avec ardeur le phénomène de la claustration qui consiste à enfermer les épouses dans les maisons. Les femmes mariées ne sortent pas de la maison quel que soit le motif sans l'autorisation de leur époux et personne n'y entre sans permission, surtout les hommes. Les adhérents à cette pratique sont hostiles à l'éducation occidentale de la femme, surtout en ce qui concerne la fréquentation scolaire des filles et des femmes. Pour eux, la scolarisation susciterait la dépravation des moeurs ce qui explique les faibles taux de scolarisation et d'alphabétisation de Maradi, avec un grand écart entre les hommes et les femmes. Le contexte socioculturel du milieu est hostile à toute forme d'éducation occidentale. Les écoles coraniques existantes dispensent une éducation traditionnelle. L'immense majorité des jeunes ne va pas à l'école ou ne fréquente plus les structures d'éducation formelle. Les populations de religion islamique se souviennent encore du peu de crédit que les colonisateurs accordaient à l'islam ; elles se souviennent également des conversions forcées au christianisme et adoptent de nos jours, la mémoire collective aidant, une attitude de défiance vis-à-vis de «l'école des blancs».

Jadis, capitale économique du Niger, Maradi offre d'énormes potentialités touristiques, commerciales , agricoles encore mal exploitées. Mais la crise économique a contraint les opérateurs économiques à mettre la clé sous le paillasson laissant se développer le secteur informel. Tout tourne au ralenti par rapport aux années fastes de 1978 à 1986 période du «boum» de l'uranium au Niger.

Depuis la montée de l'intégrisme religieux au début des années 1999, et l'adoption de la loi islamique (Shari'a) dans certains Etats du nord Nigeria frontaliers de Maradi, beaucoup d'étrangers se sont repliés à Maradi et alentours. Depuis lors, la situation de Maradi semble explosive, d'où la nécessité d'agir par un renforcement d'action de sensibilisation, d'information et d'éducation de ces populations.

4.4. Traitement et Analyse des données

Nous présentons dans cette partie les techniques de traitement et d'analyse des résultats recueillis. Nous allons procéder en trois étapes qui sont :

-la codification ;

-le traitement statistique et

-l'analyse des résultats obtenus.

4.4.1. La codification

Nous élaborons une légende de codage pour chaque question considérée comme variable, et nous indiquerons les modalités des réponses possibles.

La première partie du questionnaire est relative aux questions d'identification telles que :l'âge, le sexe, le niveau d'instruction, le statut matrimonial, le quartier de résidence, la profession, et la religion pratiquée.

La deuxième partie du questionnaire est relative au recueil des données qualitatives de la recherche. Ces données font l'objet d'une analyse de contenu et d'une catégorisation en fonction des thèmes évoqués par les enquêtés.

4.4.2. Le traitement statistique

Pour le traitement des données, nous utiliserons la méthode de traitement des données quantitatives et des données qualitatives.

Pour les données quantitatives, nous aurons recours à la statistique descriptive (avec le calcul des fréquences, des indices de tendance centrale et de dispersion) et la statistique inférentielle pour les tests adéquats. Nous utiliserons l'analyse de contenu pour les données qualitatives et surtout les extraits de discours ou de discussions les plus pertinents ou saillants.

Concernant les variables nominales telles que le statut matrimonial, le quartier de résidence, le type de résidence, la profession et la religion, nous utiliserons le pourcentage. Pour les variables ordinales, nous considérons la médiane (par exemple le niveau d'instruction) et pour les variables d'intervalles, la moyenne et l'écart type (par exemple l'âge des interviewés).

4.4.3. L'analyse des variables processus

La variable processus sont les programmes d'éducation en matière de santé et de lutte contre le sida. Il s'agit de voir d'une part l'efficacité de ces programmes d'éducation en matière de santé et de lutte contre le sida à travers les contenus, la durée de la formation et les ressources allouées pour la formation des participantes, et d'autre part, les perceptions des familles sur l'éducation en matière de VIH/SIDA des filles et des femmes. Nous osons affirmer qu'au fil du temps, les programmes et le contenu évoluent et s'améliorent pour enfin agir sur les variables d'entrée.

4.4.4. L'analyse des variables effets

La variable effet (participation à l'éducation en matière de VIH/SIDA) peut être analysée comme suit :.

Comme l'éducation en matière de VIH/SIDA a pour objectif de faciliter l'accès des filles et des femmes à l'éducation, et l'acquisition par celles-ci des compétences nouvelles qui leur permettent de modifier leurs conditions d'existence en termes de réinvestissement d'acquis pédagogiques de ces programmes dans leurs activités économiques, dans leur vie sanitaire, alors beaucoup de filles et de femmes devraient s'inscrire à ces programmes et aller jusqu'au bout de la formation.

La difficulté d'accès à l'éducation formelle des filles et des femmes serait comblée par la contribution de l'éducation en matière de VIH/SIDA qui contribue à l'amélioration de la qualité ou de l'efficacité externe du système éducatif traduisible dans des compétences telles que le savoir, le savoir-faire, le savoir-être et le savoir-devenir socialement utile à chaque individu tout au long de sa vie.

Privilégiant une analyse générale, nous tenterons d'avoir une vue d'ensemble sur toutes les données recueillies.

Le présent chapitre méthodologie de la recherche a traité de quatre points principaux :

-la population cible qui sera constituée de filles et de femmes de la communauté urbaine de Niamey, et de la commune de Maradi, ayant bénéficié du programme d'éducation en matière de VIH/SIDA et des leaders d'opinion ;

-l'échantillon non probabiliste stratifié sera retenu ;

-le recueil d'informations se fera au moyen des focus-groups complétés par des interviews individuelles ;

-les données recueillies lors des focus-groups et des interviews individuelles seront traduites en français et préparées en vue d'une analyse de contenu et d'un traitement de type thématique.

Cependant, le délai qui nous est imparti pour le D.E.A est de deux ans, et compte tenu de notre situation académique très particulière et des contraintes financières, nous sommes obligés de limiter nos ambitions. A ce stade du D.E.A, nous sommes dans l'impossibilité d'organiser nos enquêtes en focus-groups et interviews individuelles sur les populations cibles basées au Niger pour des raisons de contraintes d'ordre financier.

Par conséquent, nous avons décidé de tester un seul instrument de collecte de données sur les deux (2) prévus. Il s'agit de l'interview individuelle. Cet instrument sera testé en situation réelle et sur place au Sénégal auprès de quatre (4) personnes ayant les caractéristiques des leaders d'opinion qui composent notre échantillon. Ce test servira de contrôle du niveau de compréhension de la formulation des phrases, de la pertinence des mots et enfin l'organisation correcte des questions etc.

Nous avons interrogé un médecin, un responsable de projet/programme de lutte contre le sida, un formateur en VIH et développement et un leader religieux.

Le chapitre qui suit traite de l'analyse et du traitement des résultats obtenus.

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"Aux âmes bien nées, la valeur n'attend point le nombre des années"   Corneille