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A propos d'une analyse objective de la voix de 40 sujets présentant des troubles musculo-squelettiques

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par Marion VIENNOT
UHP Nancy - Certificat de Capacité d'Orthophonie 2010
  

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II.4 Dysfonctions en Y

Notre dernière interrogation concerne les déplacements antéro-postérieurs du centre de gravité. Plusieurs études réalisées sur ce sujet chez des patients dysphoniques mettent en évidence des déplacements excessifs du centre de gravité sur cet axe, certains vers l'avant, d'autres vers l'arrière. Notre dernière hypothèse était que, dans notre population de sujets avec troubles musculo-squelettiques, ceux avec dysphonie auraient tendance à présenter une dysfonction en Y négatif, c'est-à-dire à des déplacements postérieurs excessifs du centre de gravité.

Pour objectiver notre hypothèse, nous avons trié les sujets selon leur type de dysphonie, évalué à partir de l'échelle de Yanaguihara, et selon leur type de dysfonction en Y, évalué par Mme Carlier-Bailly. Parmi les sujets de notre expérimentation, nous observons des dysfonctions en Y positif, en Y négatif, ainsi qu'une absence de dysfonction en Y. Comme l'indique le graphique précédent, une dysfonction en Y négatif est plus souvent présente qu'une dysfonction en Y positif ou qu'une absence de dysfonction en Y et ce, quel que soit le degré de dysphonie. A première vue, notre quatrième hypothèse semble donc se confirmer.

Cependant, la dysfonction en Y négatif est majoritaire au sein de notre population. Il est donc logique que la proportion de sujets avec une dysfonction en Y négatif soit également plus importante pour chaque degré de dysphonie observée (cf graphique ci-dessous).

Nous avons donc calculé par ailleurs, la proportion de sujets dysphoniques, au sein de chaque groupe de dysfonction en Y (négatif, positif ou sans dysfonction). Ces résultats sont présentés sur les graphiques ci-dessous.

Distribution des sujets avec dysfonction en Y positif selon leur type de dysphonie

Distribution des sujets avec dysfonction en Y négatif selon leur type de dysphonie

Distribution des sujets sans dysfonction en Y selon leur type de dysphonie

Il ressort de ces calculs que 91,67% des sujets, dont le centre de gravité migre excessivement vers l'arrière, présentent une dysphonie, et que la totalité des sujets dont le centre de gravité migre vers l'avant présente une dysphonie. En outre, 90% des sujets sans dysfonction en Y présentent une dysphonie également. Même si les sujets avec une dysfonction en Y négatif ont proportionnellement plus de dysphonies sévères, nos résultats ne nous permettent pas de confirmer ou d'infirmer notre dernière hypothèse. Ainsi, la dysphonie ne semble pas corrélée à un type particulier de dysfonction posturale sur l'axe antéro-postérieur.

Les corrélations effectuées entre les données de l'analyse vocale objective et les données stabilométriques indiquent elles aussi une absence de lien spécifique entre une dysfonction posturale sur l'axe antéro-postérieur et la présence ou non d'une dysphonie, bien que cette dernière remarque soit à l'encontre des données de la littérature.

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