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A propos d'une analyse objective de la voix de 40 sujets présentant des troubles musculo-squelettiques

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par Marion VIENNOT
UHP Nancy - Certificat de Capacité d'Orthophonie 2010
  

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II.2 Analyse vocale subjective

Pour évaluer le ressenti des sujets par rapport à leur voix, nous avons utilisé le VHI 10. C'est une échelle d'évaluation du handicap occasionné par la dysphonie. Plus le score total est élevé (c'est-à-dire proche de 40), plus le sujet se considère comme dysphonique. Or, le ressenti du sujet par rapport à son trouble est une composante majeure dans le cadre de la dysphonie. Les scores obtenus au VHI 10 (score total, niveaux fonctionnel, physique et émotionnel) sont récapitulés dans le tableau ci-dessous:

VHI 10

moyenne des scores

score minimal

score maximal

total

2,8

0

18

niveau fonctionnel

3,14

0

11

niveau physique

3,08

0

3

niveau émotionnel

1,31

0

5

VHI 10: moyenne et étendue des scores

Ainsi, aucun des patients n'éprouve de réelles difficultés quotidiennes du fait de sa voix. Ces résultats confirment notre deuxième hypothèse qui était qu'aucun des patients souffrant de troubles musculo-squelettiques n'émettrait de plaintes vocales.

Remarquons néanmoins que, même s'il reste faible, le score le plus élevé concerne le niveau fonctionnel. Cela paraît cohérent avec les raisons, généralement physiques, qui amènent les sujets à réaliser un bilan posturologique. Par ailleurs, le sujet obtenant les scores les plus élevés au VHI 10 est également celui dont la voix est la plus altérée.

II.3 Corrélations entre données

stabilométriques et données vocales

Cette partie est centrée sur notre troisième hypothèse, qui est que les troubles vocaux seraient proportionnels aux troubles posturaux. Pour tenter d'objectiver des corrélations entre certaines données stabilométriques et les données vocales

objectives, nous avons utilisé le test « Qi 2 ». Les données, utilisées pour effectuer les corrélations, sont les valeurs brutes:

-des résultats, obtenus grâce à la plate-forme stabilométrique, des patients chaussés et non chaussés

-des résultats de l'analyse vocale objective.

Nous avons séparé les hommes des femmes car les normes, posturales et vocales, diffèrent grandement selon le sexe. Les quatre tableaux ci-après exposent les corrélations obtenues à partir des variables sexe, patient chaussé ou non chaussé.

homme non chaussés

TMP

Fo

Jitter moy

Shimmer db

Surface YO

0,62

0,02

-0,38

-0,16

Surface YF

0,36

-0,03

-0,36

-0,31

X YO

-0,44

-0,13

-0,09

0,26

X YF

-0,1

0,06

-0,43

0,1

Y YO

0,09

-0,14

-0,04

0,38

Y YF

0,11

-0,18

-0,09

0,53

V YO

0,17

0,13

-0,53

0,02

V YF

-0,31

0,21

-0,14

-0,25

LFS YO

-0,49

0,17

-0,26

0,09

LFS YF

-0,41

0,24

-0,04

-0,23

EcTV YO

0,14

0,12

-0,61

0,09

EcTVit YF

-0,31

0,12

0,02

-0,15

FFTX YO

-0,16

0,43

-0,14

-0,12

FFTX YF

0,2

0,4

-0,25

0,01

FFTY YO

-0,47

0,03

-0,02

0,18

FFTY YF

-0,26

0,09

0,01

0,13

Corrélations Hommes non chaussés et analyse vocale

homme chaussés

TMP

Fo

Jitter moy

Shimmer db

Surface YO

0,46

0,01

-0,34

0,13

Surface YF

0,08

0,08

-0,27

-0,07

X YO

-0,07

-0,07

-0,32

0,11

X YF

0,01

-0,09

-0,33

0,27

Y YO

0,06

-0,23

0,13

0,56

Y YF

0,04

-0,37

0,23

0,6

V YO

-0,11

0,21

-0,24

-0,19

V YF

-0,41

0,22

-0,12

-0,08

LFS YO

-0,21

0,27

-0,21

-0,34

LFS YF

-0,5

0,29

-0,12

-0,15

EcTV YO

-0,05

0,17

-0,14

-0,1

EcTVit YF

-0,44

0,07

0,1

0,07

FFTX YO

-0,37

0,27

-0,42

-0,07

FFTX YF

0,11

-0,44

0,03

0,63

FFTY YO

-0,31

0,11

-0,02

-0,17

FFTY YF

0,28

-0,31

0,11

0,09

Corrélations Hommes chaussés et analyse vocale

femmes chaussées

TMP

Fo

Jitter moy

Shimmer db

Surface YO

-0,08

-0,01

-0,04

0,13

Surface YF

-0,16

0,21

0,09

0,39

X YO

-0,41

-0,45

0,08

0,01

X YF

-0,2

-0,51

-0,03

-0,2

Y YO

0,01

-0,37

-0,15

-0,12

Y YF

-0,02

-0,3

-0,13

0

V YO

0,05

0,13

0,06

0,44

V YF

-0,19

0,25

0,1

0,43

LFS YO

0,08

0,2

0,08

0,46

LFS YF

-0,08

0,24

0,02

0,22

EcTV YO

0,04

0,07

0

0,31

EcTVit YF

-0,14

0,1

-0,02

0,3

FFTX YO

0,79

-0,13

-0,21

-0,15

FFTX YF

-0,13

0

0,11

0,25

FFTY YO

-0,08

0,33

-0,12

-0,08

FFTY YF

-0,14

-0,04

-0,02

-0,19

Corrélations Femmes chaussés et analyse vocale

femmes non chaussées

TMP

Fo

Jitter moy

Shimmer db

Surface YO

-0,19

-0,25

0,1

0,42

Surface YF

-0,21

-0,04

0,24

0,81

X YO

-0,33

-0,4

0,03

-0,03

X YF

-0,13

-0,45

-0,06

-0,31

Y YO

0

0,1

0,09

0,24

Y YF

-0,08

0,07

0,09

0,33

V YO

0,23

0,08

0,03

0,17

V YF

0,08

-0,2

0,08

0,17

LFS YO

0,32

0,13

-0,03

0

LFS YF

0,28

-0,14

-0,12

-0,39

EcTV YO

0,19

0,09

0,06

0,24

EcTVit YF

0,13

-0,31

0,06

0,15

FFTX YO

-0,21

0,09

-0,2

0

FFTX YF

0,02

-0,05

-0,05

-0,07

FFTY YO

-0,12

0,02

-0,05

-0,02

FFTY YF

0,27

0,05

-0,31

-0,32

Corrélations Femmes non chaussés et analyse vocale

Considérons une corrélation statistiquement significative pour une valeur supérieure à 0,8 ou inférieure à -0,8. L'unique corrélation significative de notre étude concerne la surface, yeux fermés et non chaussées, des femmes, et le shimmer (0,81). En d'autres termes, plus la surface du statokinésigramme augmente, plus la valeur du shimmer augmente. Ainsi, nous pouvons supposer qu'une moins bonne précision du système postural a des répercussions sur le contrôle de l'intensité vocale.

Toutes les autres corrélations sont non significatives ce qui infirme notre troisième hypothèse. Cependant, il existe une limite majeure à l'exploitation de ces corrélations. En effet, les enregistrements sur plate-forme stabilométrique n'ayant pas été réalisés en phonation, les données objectives, vocales et posturales, n'ont pas été obtenues dans les mêmes conditions. Or, comme l'indiquent plusieurs études antérieures, les résultats stabilométriques varient fortement selon qu'il y a phonation ou non, pathologie vocale ou non, ainsi que selon le type de phonation employé (voix conversationnelle, forcée, criée, ...)

Néanmoins, notre analyse des corrélations entre données posturales et vocales, souligne la pluralité des facteurs entrant en jeu lors d'un trouble postural et d'une dysphonie dysfonctionnelle. En effet, ces troubles relèvent d'une multiplicité de facteurs dont les intrications et les proportions sont variables d'un individu à un autre.

Toutefois, nous allons voir dans la dernière partie de nos résultats, que certains phénomènes posturaux semblent plus prégnants que d'autres, relativement à la présence d'une dysphonie dysfonctionnelle simple.

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La Quadrature du Net