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A propos d'une analyse objective de la voix de 40 sujets présentant des troubles musculo-squelettiques

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par Marion VIENNOT
UHP Nancy - Certificat de Capacité d'Orthophonie 2010
  

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II.1.4.2 Rapport Harmoniques/Bruit

Le rapport harmoniques/bruit (H/N) indique la proportion de bruit dans le signal acoustique. Il est considéré comme un bon prédicteur de la perception d'un souffle. De plus, sa valeur est proportionnelle au degré de dysphonie. Cependant, il n'est généralement pathologique que dans les dysphonies sévères.

Dans notre recherche, plus de 80% des sujets ont un rapport harmoniques/bruit normal comme indiqué dans les tableaux ci-dessous. Ces résultats confirment le fait que les dysphonies, observées chez la plupart des sujets de notre expérimentation, sont des dysphonies légères.

H/N

normal

pathologique

homme

10

3

femme

23

4

total

33

7

H/N %

normal

pathologique

homme

76,92

23,08

femme

85,19

14,81

total

82,5

17,5

rapport harmoniques/bruit: distribution du nombre de sujets

Rapport harmoniques/bruit: distribution des sujets masculins Rapport harmoniques/bruit: distribution des sujets féminins

Rapport harmoniques/bruit: distribution du nombre total de sujets

II.1.5 Conclusions et limites de l'analyse

vocale objective

Au terme de cette partie, consacrée à l'analyse objective de la voix des 40 sujets présentant des troubles musculo-squelettiques, retenons que:

-la plupart des sujets présentent une dysphonie. Et même si celle-ci est légère pour plus de la moitié de notre population, elle est moyenne à sévère pour plus du tiers des patients enregistrés. Notre première hypothèse, d'une répercussion des troubles musculo-squelettiques sur les qualités acoustiques de la voix, est donc vérifiée.

-plus de la moitié des sujets a réalisé un Temps Maximum de Phonation inférieur à la moyenne normale. Ceci suggère la présence de troubles de la coordination pneumophonique chez les sujets ayant des troubles posturaux.

Toutefois, l'analyse vocale objective présente certaines limites, notamment concernant l'enregistrement.

En effet, nous avons pu remarquer que certains sujets n'étaient pas à leur aise face au microphone. De plus, le fait de se savoir enregistré a pu, pour certains patients, induire une relative inhibition ainsi que des tensions (psychiques et musculaires). Ces différents éléments ont pu avoir des répercussions sur les qualités acoustiques de la voix des sujets.

Par ailleurs, et malgré nos consignes de positionnement par rapport au micro, nous avons pu observer des variations posturales au cours des enregistrements. Ainsi, la plupart des sujets vocalisaient le premier « a > en se tenant droit, bien face au microphone, mais s'affaissaient au fur et à mesure du déroulement des épreuves. Il eût été possible de répéter les consignes « tenez vous le plus naturellement possible; parlez face au micro >. Cependant, nous pouvons nous interroger sur ce qu'était la posture « la plus naturelle >. Etait-ce celle dans laquelle les sujets se trouvaient à la fin de l'expérimentation, ou alors celle, parfois rigide, observée lors de la production du premier /a/? Nous aurions également pu régler la position du microphone entre chacune des épreuves, mais cela aurait sans doute induit un changement de posture de la part du sujet. En outre, les mêmes remarques peuvent être formulées à l'encontre de la consigne « évitez de tendre le cou vers le micro >. Ainsi, celle-ci n'était le plus souvent respectée que lors de la production du premier « a > (quand elle l'était).

Enfin, bien que le jitter, le shimmer et le rapport harmoniques/bruit signent la présence de dysphonies sévères, il semblerait que les mécanismes de vibrations glottiques sous-jacents auraient mérité plus de temps de notre part pour pouvoir les employer à leur juste valeur.

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