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Caractérisation des communautés végétales d'une réserve de Miombo en relation avec la faune (Lubumbashi, RDC)

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par Margaux Muyle
Gembloux Agro-Bio Tech - Bio-ingénieur en gestion des forêts et des ressources naturelles 2012
  

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6.4. L'impact de la faune sur la flore arborescente

Les dégâts les plus importants se trouvent dans les savanes boisées. L'espèce la plus impactée est Combretum acutifoliosum, espèce indicatrice de ce type de communauté. De plus, un pourcentage de dégâts élevés semble être expliqués par :

? des couverts faibles des strates dominée et dominante ;

? une valeur faible de GHA ;

? une valeur faible de NHA ;

? des hauteurs moyenne et dominante faibles.

La structure semble donc avoir un effet sur les zones impactées par la grande faune. Les taux d'azote (et donc de la matière protéique totale) de la végétation herbacée semble également avoir une influence sur la présence de dégâts.

Les conséquences de cette présence importante d'impacts sont une diminution des richesses spécifiques aussi bien au niveau du peuplement que de la régénération, ainsi qu'une diminution de la teneur en MS de la biomasse herbacée.

À nouveau, même s'il y a un effet entre ces facteurs, ces paramètres ne sont peut-être pas les uniques causes ou conséquences de ces dégâts. En effet, la proximité d'un point d'eau ou encore l'absence de compétition par d'autres herbivores peut faire qu'une zone sera plus fréquentée et donc plus impactée. Tous les facteurs sont liés entre eux et un paramètre ne pourrait pas à lui seul justifier la présence ou non de dégâts. Une mise en défens d'une savane boisée pendant un laps de temps déterminé permettrait de définir réellement les conséquences par exemple.

Vu la taille de la zone d'étude, ces résultats ne correspondraient peut-être pas à ceux d'une étude de même type sur une zone plus vaste. En effet, certains auteurs considèrent que les ongulés ne répondent pas forcément qu'aux types de végétation, mais également à la disponibilité de ces derniers et à la présence d'autres espèces d'herbivores. Dans ces cas-là, la plasticité du mammifère en question jouerait plus que la végétation elle-même (de Knegt, Groen et al. 2008). Il est donc difficile ici de prédire des résultats valables sur d'autres sites d'étude.

De plus, les espèces n'ont pas été considérées séparément mais en tant qu'un ensemble d'ongulés. Peu d'études se sont intéressées à l'impact global de la grande faune sur le miombo. En effet, ces dernières s'intéressent généralement aux comportements de seulement une ou deux espèces, ce qui rend cette étude difficilement comparable.

Pour finir, la comparaison avec les observations d'animaux faites à la même période est probante. En effet, les zones fortement impactées sont des zones où de nombreuses observations avaient été faites, les savanes herbeuses mises à part.

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