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Les AVC au Maroc: etude des maladies à  risque et analyse des déterminants du degré d'handicap


par Rajae TOUZANI
CERDI / LASAARE - Master 2 économie de la santé et développement international  2013
  

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I.1.3. LES MALADIES CARDIAQUES

Les maladies cardiaques représentent l'ensemble de maladies qui touchent les cavités cardiaques, les valvules, le muscle cardiaque et l'enveloppe externe ainsi que les artères du coeur. En raison du rétrécissement, le muscle cardiaque ne reçoit pas suffisamment d'oxygène ce qui déclenche une crise cardiaque. Celle-ci est connue dans le domaine médical sous le nom d'infarctus du myocarde (IM). D'après Poirier et al. (2003)11 la maladie coronarienne va devenir la pathologie numéro un en 2020.

Les crises cardiaques représentent l'une des principales causes de décès tant pour les hommes que pour les femmes. Un grand nombre de ces décès pourraient être prévenus, étant donné que l'on peut agir sur certains des facteurs de risque de cette maladie12.

Parmi ces facteurs de risque que l'on peut contrôler, on retrouve la pression artérielle élevée, un taux de cholestérol élevé, et le diabète de type 2. Il existe d'autres facteurs, associés au mode de vie comme le tabagisme, l'obésité, la consommation excessive d'alcool et l'inactivité physique. Même si les traitements médicaux des maladies cardiaques ont fait beaucoup de progrès, la réduction des facteurs de risque reste la principale façon de prévenir la maladie et les décès associés. Donc la cessation du tabagisme par exemple prévient et réduit la maladie cardiaque et les AVC (Davies A.M.R., 1990).

Il est toutefois important d'agir sur les facteurs de risque modifiables comme l'obésité. En conséquence, celle-ci devrait être considérée en tant que facteur majeur pour la maladie cardiaque. Sachant qu'un indice de masse corporelle « IMC » élevé augmente le risque d'infarctus du myocarde, d'insuffisance coronarienne et de mort subite (Poirier P. et al ; 2003).

10 Suite à une étude réalisée par Jocelyn INAMO pour l'obtention de doctorat « Aspects Epidémiologiques de l'Hypertension Artérielle aux Antilles-Guyane » Université de Toulouse, 2008.

11 Article «Obésité et maladies cardiovasculaires» de Médecine sciences, Volume 19, Numéro 10, Octobre 2003, p 943-949

12 The World Health Report 2002: Reducing risks, promoting healthy life. World Health Organization.

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M. Apfelbaum (1994)13 précise dont son étude sur les comportements alimentaires qu'une diminution dans le taux de cholestérol sanguin diminue le risque de maladie coronarienne et augmente ainsi, en fin de compte, l'espérance de vie. Dans le domaine de l'épidémiologie nutritionnelle, Ancel Keys, le fondateur de cette discipline, a d'abord constaté qu'avant dans les pays du tiers monde, l'alimentation était à la fois maigre et très pauvre en graisses d'origine animale. Le taux de cholestérol sanguin était donc bas, et la morbidité (ainsi que la mortalité) coronarienne était très basse; et qu'aux États-Unis, la consommation de lipides était forte (40 % des calories totales); le taux moyen de cholestérol sanguin était très élevé et la maladie coronarienne était la première cause de mortalité, comptant pour plus de 30% de la mortalité globale. D' où il a été tiré ce raisonnement simple et convaincant : le cholestérol alimentaire et les graisses saturées alimentaires sont les causes du taux de cholestérol élevé, et celui-ci à son tour constitue la cause des maladies cardiaques.

D'après les différents écrits traitant ce sujet, il est clair que les déterminants socio-économiques et comportementaux peuvent déterminer la probabilité d'avoir un ou plusieurs facteurs de risques d'AVC. Nous retenons les variables qui nous semblent, d'après la lecture des écrits, pertinentes. L'âge qui apparaît comme la première cause de la survenance des MNT, dont les maladies à risque que nous traitons ici. Le niveau socioéconomique, que nous allons le mesurer par le niveau d'éducation des individus. Comme facteur de risque, nous soulignons l'hygiène de vie (pratique du sport et le tabagisme) ainsi que les antécédents médicaux (présence d'autres maladies à risque). (cf. section 2)

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