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Les AVC au Maroc: etude des maladies à  risque et analyse des déterminants du degré d'handicap


par Rajae TOUZANI
CERDI / LASAARE - Master 2 économie de la santé et développement international  2013
  

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II.1.2. L'EFFET DES VARIABLES SOCIOECONOMIQUES SUR LES MALADIES A RISQUE

? La prévalence des maladies à risque selon le milieu de résidence

6

5

4

3

2

1

0

HTA Diabète Maladies

cardiaques

Rural Urbain Périurbain

Dans cette étude nous avons trois milieux de résidence : l'urbain, le périurbain et le rural.

Dans l'urbain 11.47% des personnes ont une ou plusieurs maladies à risque d'AVC, 8.21% sont dans les zones périurbaines et 7.65% vivent dans le rural.

Figure 1: Les maladies à risque et le milieu de résidence

- Pour les personnes qui vivent dans le milieu urbain : la prévalence des trois maladies à risque est plus élevée que dans les autres milieux de résidence. En effet on trouve des pourcentages plus élevés d'urbains qui ont l'HTA, le diabète et les maladies cardiaques, respectivement 5.36%, 4.02%, 2.09% contre 4.37%, 2.6% et 1.24% pour les périurbains.

- Pour les personnes en milieu rural, on remarque que la prévalence des maladies cardiaques (1.89%) est plus élevée que pour ceux du périurbains.

Grace à un test de chi-2 de Pearson18 essayons de voir est ce que cette différence de prévalence entre les urbains, périurbains et les ruraux est statistiquement significative. Pour un risque de première espèce de 5%, nous pouvons conclure que la différence de la prévalence des maladies à risque est statistiquement indépendante du milieu de résidence (p= 0.000).

21

18 Ho : Indépendance des deux variables, H1 : Les deux variables sont dépendantes

22

? La prévalence des maladies à risque selon le niveau d'éducation

TABLEAU 5: LES MALADIES A RISQUE ET LE NIVEAU SCOLAIRE

Niveau scolaire

HTA

Diabète

Maladies
cardiaques

Total

Aucun

7.64%

4.36%

3.11%

15.11%

Primaire

3.10%

2.11%

1.29%

6.50%

Secondaire et
Lycée

2.50%

1.82%

0.99%

5.31%

Universitaire

3.43%

2.76%

1.23%

7.42%

Chi-2

287.80

104.15

294.45

Chi 2(ddl: 3= 7.81)

Total

4.73%

2.95%

1.91%

9.59%

Le tableau ci-dessus met en évidence la prévalence des maladies à risque d'AVC avec le niveau d'éducation des personnes. Pour cela nous avons déterminé quatre niveaux : « aucun » qui correspond aux individus qui ont 0 année d'étude, « primaire » pour les individus qui ont entre 1 et 6 années d'études, « secondaire et lycée » correspond a ceux qui ont entre 7 et 12 années d'études et enfin « l'universitaire » pour les individus qui ont plus de 13 années d'études.

On remarque que la prévalence de ces maladies diminue jusqu'au niveau secondaire et lycée puis elle augmente pour ceux au niveau universitaire. Nous avons 15.11% des personnes avec aucun niveau scolaire ont une ou plusieurs maladies à risque d'AVC ; 7.64% ont l'HTA, 4.36% ont le diabète et 3.11% ont les maladies cardiaques. On observe que cette prévalence est deux fois plus importante que celle des personnes dont le niveau d'éducation est le primaire (6.50% des personnes qui ont un niveau primaire ont une ou plusieurs maladies à risque).

Le risque d'avoir une ou plusieurs maladies à risque est plus important chez les personnes du niveau universitaire que ceux du niveau secondaire. Nous pouvons l'expliquer par l'augmentation du revenu de ces personnes ce qui mène à un changement dans le niveau et style de vie (consommation plus importante de viande rouge ...).

D'après le test de Pearson, la survenance des maladies à risque d'AVC est dépendante du niveau d'éducation. Ce résultat est statistiquement significatif à 10% (p =0.000), avec un risque de se tromper de 5%.

Essayons de voir si le niveau d'éducation agit de la même façon chez les deux sexes sur la prévalence des maladies à risque d'AVC. (cf. tableau ci-dessous)

23

? La prévalence des maladies à risque selon le sexe et le niveau d'éducation

TABLEAU 6: LES MALADIES A RISQUE SELON LE SEXE ET LE NIVEAU D'EDUCATION

Niveau scolaire

HTA

Diabète

Maladies
cardiaques

Femme

Homme

Femme

Homme

Femme

Homme

Aucun

9.68%

4.55%

5.09%

3.27%

3.84%

1.99%

Primaire

3.97%

2.40%

2.20%

2.04%

1.53%

1.10%

Secondaire et
Lycée

3.13%

1.99%

1.60%

2%

1.15%

0.86%

Universitaire

3.53%

3.35%

2.05%

3.35%

1.11%

1.34%

Total

4.73%

2.95%

1.91%

Nous remarquons que la prévalence de l'HTA chez les femmes quelque soit leur niveau d'éducation est plus importante que celle des hommes. Une femme avec aucun niveau d'éducation multiplie son risque d'avoir l'HTA par 2.5 qu'une femme qui a un niveau primaire ou plus. La même remarque est valable pour les maladies cardiaques. La prévalence de ces maladies ne diminue pas significativement tout en augmentant dans le niveau éducatif pour les hommes. Le risque d'avoir, pas exemple, l'HTA chez un homme du niveau primaire est 1.90 fois moins importante pour un homme avec aucun niveau scolaire.

Toutefois il faut préciser, que la prévalence des maladies cardiaques chez les hommes du niveau universitaire (1.34%) est supérieure à celle des femmes du même niveau d'éducation (1.11%). Il en est de même pour le diabète pour les niveaux secondaire et universitaire; 3.35% des hommes qui ont un niveau universitaire ont le diabète et seulement 2% des hommes qui ont un niveau scolaire secondaire contre, respectivement, 2.05% et 1.60% des femmes. Nous pouvons à partir de ces résultats dire que l'éducation contribue à baisser, jusqu'à un certain niveau, la prévalence des maladies à risque. Ainsi qu'un homme éduqué a plus de chance d'échapper à ces maladies.

Nous allons essayons de voir maintenant l'impact des variables comportementales sur la prévalence des maladies à risque d'AVC pour les personnes âgées de plus de 40 ans.

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