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Exploitation minière en Mauritanie et protection de l'environnement, cas de la SNIM

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par Elycheikh Samba
Université Mohamed 5 de Rabat, Souissi - Master 2013
  

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Paragraphe 2

La loi no. 2002/02 portant convention minière a pour objet

Cette loi complète le code Mauritanien des mines, c'est un contrat entre l'Etat et la société qui réunit les obligations nécessaire pour obtenir un titre minier. Elle réunit toutes les dispositions légales et fiscales régissant les opérateurs miniers.

La convention détermine les conditions générales, économiques, financières, fiscales et douanières, notamment les impôts et taxes, les amortissements, les plus-values, les déductions diverses, les impôts sur le revenu, etc.

Au niveau de la protection de l'environnement elle prévoit dans son article 17 une provision pour la réhabilitation du site égale à 5% du bénéfice imposable au titre de l'exercice au cours duquel elle est constituée10.

Il faut dire que cette loi s'applique aujourd'hui sur une seule société qui exploite des gisements d'or, les autres étant en exercice avant sa promulgation.

Paragraphe 3

La Loi n° 2000-045 du 26 juillet 2000 portant Code de l'environnement et ses décrets d'application

.

La loi détermine tous les principes généraux de la politique de la Mauritanie en matière de protection de l'environnement et sert de base pour l'harmonisation des impératifs économiques avec les exigences d'un développement économique et social durable11.

10 Code Mauritanien des Mines 2008

11 Mamadou Diallo Moctar, Mauritanie: Engagement social et environnemental, International Trade Center www.legacy.intracen.org, mise en ligne en 2004.

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Le contrôle et le suivi environnemental des exploitations minières sont définis par l'article 38 du décret 105-2007 portant application du code de l'environnement et qui prévoit :

· Des visites d'inspection.

· Des prélèvements, des mesures, des relevés et des analyses.

· Requérir l'assistance de la force publique.

Aussi l'article 33 du même décret attribue la mission du contrôle et du suivi environnemental aux agents de l'administration chargée de l'environnement et l'art 7 (nouveau) du décret sus visé stipule que « le Plan de Gestion de l'Environnement doit faire l'objet, annuellement, d'une déclaration de la part du promoteur12. »

Aujourd'hui, il s'avère nécessaire d'actualiser cette loi d'orientation pour la rendre mieux adaptée aux exigences nouvelles de l'environnement, telles qu'elles ressortent des conventions internationales majeures en la matière, et aux exigences de la politique nationale en matière de protection de l'environnement et du développement durable.

a. Le décret d'application de la loi cadre sur l'environnement

Précisent le contenu et la procédure de réalisation et d'approbation de l' étude d'évaluation de l'impact sur l'environnement (EIE) ainsi que le suivi de son exécution. Au niveau des EIE ces textes prévoient que toute Etude d'Impact dont celle de l'exploitation minière doit comporter particulièrement :

· Une présentation du projet et des aménagements.

· La justification du choix des techniques et des moyens de production, ainsi que sa localisation.

· Une analyse de l'état initial du site.

· Une analyse des impacts directs et indirects.

· Une description des risques éventuels pour l'environnement hors du territoire national de L'activité projetée.

· Un plan de Gestion Environnementale et Sociale.

· Un plan de réhabilitation du site pour notamment les activités minières.

La procédure d'approbation tel que définie par ces textes engage une approche participative suivant les phases ci après :

12Législation Environnementale Et Secteur Minier En Mauritanie: Situation Et Perspectives Dr. Mohamed Taleb Abeidi Et Ingo Baum Avril 2008 p (3)

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26

13

La procédure applicable aux études d'impact environnemental peut se résumer comme

suit :

La première phase de l'ÉIE est le cadrage, soit le processus d'identification du contenu et de l'étendue de l'information sur l'environnement, permettant d'élaborer les TDR de l'ÉIE. Les TDR doivent être soumis à l'autorité compétente, et approuvés par le ministère délégué auprès du Premier Ministre chargé de l'Environnement dans les 14 jours suivant sa réception.

À la suite de l'approbation des TDR, le promoteur ou son consultant réalise l'ÉIE conformément aux dispositions des Décrets n° 2007-105 modifiant et complétant le décret n° 2004-094 concernant les études d'impacts sur l'environnement et la soumet en trois copies au ministère de tutelle avec la demande de permis d'exploitation.

Le rapport de l'ÉIE et la demande de permis d'exploitation sont analysés par le Comité d'Évaluation Technique (CÉT) qui a 90 jours (3 mois) pour soumettre ses commentaires au ministère de tutelle.

Si le rapport de l'ÉIE est jugé acceptable par le CÉT, il est rendu public par le ministère de tutelle pour le déclenchement d'une enquête publique qui ne peut excéder 30 jours additionnels.

Sur la base de l'analyse du CÉT et de l'enquête publique, le ministère délégué auprès du Premier Ministre chargé de l'Environnement dispose d'un délai de vingt (20) jours pour donner son avis sur la faisabilité environnementale du projet. Passé ce délai, l'avis est réputé favorable. À la suite de l'avis favorable du ministère chargé de l'Environnement, le Ministère de tutelle peut alors attribuer le permis d'exploitation.

13 Législation Environnementale Et Secteur Minier En Mauritanie: Situation Et Perspectives Dr. Mohamed Taleb Abeidi Et Ingo Baum Avril 2008, p (3)

À la suite de l'approbation de l'ÉIE et à l'attribution du permis d'exploitation minière, et conformément aux dispositions du Décret n° 2007-105 relatif à l'étude d'impact environnemental, le promoteur est tenu de soumettre semestriellement un rapport portant sur la mise en oeuvre du plan de gestion environnementale14.

h. Autres textes liés indirectement à l'environnement du secteur minier s'imposent à

l'exploitation minière en Mauritanie.

Plusieurs autres textes et règlements ont été pris pour intégrer les préoccupations environnementales dans les politiques sectorielles de développement et pour impliquer plus largement les populations dans la gestion des ressources naturelles (ex. code de l'eau, code pastoral, Décret portant réglementation foncière et domaniale, code minier, code des pêches, loi relative à la gestion participative des oasis...).

D'autres projets de textes sont en préparation tel que le code de l'environnement marin qui présente cependant des incohérences sur le plan institutionnel (ex : le code de l'environnement marin précise que le plan POLMAR (plan d'urgence de prévention et de lutte contre les pollutions accidentelles par les hydrocarbures) est du ressort du Ministre chargé de la Marine marchande alors que le décret fixant les attributions du MPEM indique que ces attributions relèvent en partie de la nouvelle Direction de l'aménagement des ressources et de l'océanographie qui participe avec les administrations concernées à sa mise en place).

La Mauritanie est signataire de plusieurs conventions et accords internationaux relatifs à la protection de l'environnement. Parmi les plus importants on peut citer : la convention des Nations Unies sur la lutte contre la désertification (UNCCD), la convention des Nations Unies sur la diversité biologique (CBD), la convention des Nations Unies sur les changements climatiques (UNCCC) et le protocole de Kyoto, la convention de RAMSAR sur les zones humides d'importance internationale, la convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées d'extinction (CITES), la convention sur la conservation des espèces migratrices appartenant à la faune sauvage (CMS), la convention de Stockholm sur les Polluants organiques Persistants (POPS), la convention et le protocole de Vienne pour la protection de la couche d'ozone, les amendements du protocole de Montréal pour la protection de la couche d'ozone et le protocole de Cartagena sur la prévention des risques biotechnologiques, la convention sur la lutte et la coopération internationale en cas de pollution par les hydrocarbures (OPRC 90), la convention internationale sur la prévention de la pollution des mers résultant de

14 AVITEC, Etude d'impact environnementale et sociale des carrières de la SNIM (Société National Industrielle et Minière) Rapport Mars, p 12

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l'immersion des déchets et son protocole (LC 72), la convention internationale sur l'intervention en haute mer en cas d'accident entraînant ou pouvant entraîner une pollution par les hydrocarbures et son protocole (Intervention 1969), le Protocole portant création du Fonds International sur les Pollutions (FIPOL 92) et le Plan de prévention et de lutte contre les pollutions marines (POLMAR).

La plupart de ces conventions, accords et protocoles mettent en avant la nécessité d'une plus grande coordination des questions environnementales et soulignent l'importance de l'intégration transversale de l'environnement comme gage de réussite des objectifs visés. Ceci est notamment le cas des conventions majeures : CCD, CCC et CBD.

Toutefois, il faut souligner que la mise en oeuvre de la plupart des conventions ainsi que leur intégration à la législation et réglementation nationale demeure limitée et peu concertée. Les difficultés rencontrées relèvent surtout d'un manque d'appropriation par l'Administration et de la faiblesse de ses capacités. A cela s'ajoute la faiblesse des capacités organisationnelles et techniques des ONG et associations de protection de l'environnement peu enclines à revendiquer une telle internalisation.

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"Piètre disciple, qui ne surpasse pas son maitre !"   Léonard de Vinci