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Revue de la littérature relative au nonprofit marketing et au fundraising. Etude exploratoire du marché belge du don

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par Denis Mercier
ICHEC Brussels Management Sch. - Master en Mangement International 2012
  

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1.4.1.4 EVOLUTION PAR RÉGION DU RAPPORT ENTRE LE DON MOYEN ANNUEL ET LE REVENU MOYEN ANNUEL DES MÉNAGES

FIGURE III-15

0,45%

0,40%

0,35%

0,30%

0,25%

0,20%

0,15%

0,10%

0,05%

1999 2000 2001 2002 2003 2004 2005 2006 2007 2008 2009 2010

DON MOYEN ANNUEL DES MÉNAGES AUX ORGANISATIONS PHILANTHROPIQUES EN POURCENT DU REVENU DISPONIBLE (PAR ANNÉE, RÉGION)

Bruxelles-Capitale Flandre Wallonie

Données brutes: Direction générale Statistique et Information économique ; Calculs: Denis Mercier.

On remarque, en analysant - dans la Figure III-15 - la trajectoire de la courbe relative à la région de Bruxelles-Capitale, que le rapport moyen pour la période qui s'étend entre 1999 et 2010 (Figure III-14) doit sa valeur élevée en région bruxelloise principalement aux indices atteints en 1999, en 2005 et en 2010.

1 Cf. Supra Figure III-4, p. 25.

38 | P age

Les valeurs élevées du rapport pour ces trois années sont dues, comme nous l'avons vu plus tôt au cours de cette analyse, aux augmentations importantes du don moyen annuel par ménage donateur lors de ces trois années charnières - qui correspondent à trois catastrophes humanitaires majeures ayant provoqué des élans de générosité importants en région bruxelloise1.

Notons par ailleurs que la primauté de la région bruxelloise en regard des deux autres régions pour la valeur du rapport n'est pas vérifiée chaque année ; la valeur du rapport à Bruxelles est inférieure à la valeur du rapport en Flandre en 2000, 2004, 2008 et 2009 et inférieure à la valeur du rapport en Wallonie en 2003 et 2008.

Soulignons enfin que le rapport analysé n'évolue pas - d'une année à l'autre - de la même manière dans les trois régions ; ceci nous conforte dans l'idée selon laquelle l'évolution des dons des ménages n'est pas directement proportionnelle à l'évolution du revenu de ces derniers.

1.4.2 ANALYSE PAR QUARTILE

Entamons maintenant l'analyse du rapport entre les quartiles de revenus et la proportion de ménages donateurs ainsi que les montants des dons réalisés par ces derniers.

1.4.2.1 POURCENTAGE DE MÉNAGES DONATEURS PAR QUARTILE DE REVENU

FIGURE III-16

40%

35%

30%

25%

20%

15%

10%

5%

0%

POURCENTAGE DE MÉNAGES DONATEURS EN BELGIQUE PAR QUARTILE DE REVENU (1999-2010)

Q1 Q2 Q3 Q4

13%

Pourcentage de ménages donateurs par quartile (1999-2010)

18%

22%

33%

Données brutes: Direction générale Statistique et Information économique ; Calculs: Denis Mercier.

11 Cfr supra Figure III-9, p. 30.

39 | P age

Les quartiles permettent d'analyser la distribution des revenus par tranches de 25 % des ménages ; chaque groupe représente donc 25% du nombre total des ménages en Belgique. Le premier groupe (Q1) rassemble les 25% de ménages ayant les revenus les plus faibles et le quatrième groupe (Q4) regroupe les 25% de ménages ayant les revenus les plus élevés.

La valeur associée au premier quartile s'élevait en 2010, comme on le voit sur la Figure III-16, à 18.505 euros; 25% des ménages belges possédaient donc, au cours de cette année, un revenu annuel inférieur à 18.505 euros. La médiane se situait à 29.942 euros ; 50% des ménages avaient donc un revenu inférieur à cette valeur, et l'autre moitié avait un revenu y étant supérieur. Enfin, le dernier quartile enregistrait une valeur de 45.703 euros ; ce qui signifie que 75% des ménages avaient un revenu inférieur à 45.703 euros.

Il ressort - sans grande surprise - de l'analyse de la Figure III-16, que la proportion de ménages donateurs augmente avec le niveau de revenu. En effet, on retrouve la plus faible proportion de ménages donateurs dans le premier quartile de revenus (Q1), et la plus importante proportion au sein du quatrième quartile de revenus (Q4) - les 25% de ménages qui disposent des revenus les plus élevés.

En moyenne, pour la période qui s'étend de 1999 à 2010, 33% des ménages faisant partie du quatrième quartile de revenus ont fait au moins un don sur l'année. Ils sont logiquement suivis, par ordre décroissant de représentation, par les ménages des groupes Q3 - 22% de ménages donateurs -, Q2 - 18% de ménages donateurs -, et Q1 - 13% de ménages donateurs.

Vérifions maintenant, à l'aide du graphique qui suit (Figure III-17), que l'assertion selon laquelle la proportion de ménage donateurs augmente lorsqu'on passe dans un quartile de revenus supérieur est vérifiée pour chacune des années de la période étudiée.

40 | P a g e

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