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L'implication de la République Démocratique du Congo dans la lutte contre le réchauffement climatique.


par alpha bagaza bangamo
université protestante au congo - licence en droit public international 2012
  

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SECTION II : L'OPERATIONALISATION DE LA LUTTE CONTRE LE RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE DE LA PART DE L'ETAT

II.1. La sensibilisation et l'éducation de la part de l'Etat

Le droit de l'environnement étant un domaine récent et évolutif qui s'applique à plusieurs domaines de la vie : le droit de la mer, le droit de l'air dont le droit aérien et des espaces, le droit du sol dont le droit foncier, le droit humanitaire, le droit de l'homme, la protection du patrimoine naturel et culturel, etc.

Pour ce qui est des acteurs de la protection de l'environnement, il convient de signaler qu'il y a plusieurs acteurs qui interviennent dans le domaine de la protection de l'environnement à savoir : les Etats, les organisations internationales, les organisations non gouvernementales, certaines entreprises privées, certaines institutions publiques, les personnes physiques et certains parti-politiques.

Le cas des Etats, par l'adoption des normes internationales et nationales et par leurs applications aussi. Les Etats préservent aussi l'environnement par l'inflation des sanctions relatives au non respect des normes relatives à la protection de l'environnement.

L'article 6 de la convention-cadre des Nations-Unies sur les changements climatiques, stipule ceci : lorsqu'elles s'acquittent de leurs engagements en vertu de l'article 4, paragraphe 1, les parties s'emploient à encourager et à faciliter au niveau national et le cas échéant sous-régional et régional conformément à leurs lois et règlements et selon leurs capacités respectives :

ï L'élaboration et l'application de programmes d'éducation et de sensibilisation du public sur les changements climatiques et leurs effets ;

ï L'accès public aux informations concernant les changements climatiques et leurs effets ;

ï La participation publique à l'examen des changements climatiques et de leurs effets et à la mise au point de mesures appropriées pour y faire face ;

ï La formation du personnel scientifique, technique et de gestion. Soutiennent par leur coopération et encouragent au niveau international en recourant s'il y a lieux aux organismes existants ;

ï La mise au point et l'échange de matériel éducatif et de matériel destiné à sensibiliser le public aux changements climatiques et à leurs effets ;

ï La mise au point et l'exécution des programmes d'éducation et de formations y compris par le renforcement des organismes nationaux et par l'échange ou le détachement de personnel chargé de former des experts en la matière notamment pour les pays en développement.

La formation des élèves

« Nous n'avons qu'une seule terre » a été le cri d'alarme des jeunes réunis lors de la première conférence des Nations-Unies sur l'environnement à Stockholm en 1972. Les instances internationales en ont appelé à l'école pour développer cette conscience écologique.

L'éducation à l'environnement prend racine pédagogiquement dans l'étude du milieu, Montaigne l'avait encouragé en montrent que la structuration de l'esprit de l'enfant passe par deux modes d'échange avec le monde extérieur : l'accommodation et l'assimilation.

L'étude du milieu permet à l'élève d'acquérir des connaissances, par l'observation des écosystèmes forestiers ou aquatiques.

En 1971, un « protocole d'accord » était signé entre le Ministre de l'Education Nationale et celui de l'Environnement de la France, afin de faire saisir aux élèves  le degré de responsabilité qu'ils peuvent avoir ou pourront avoir sur le milieu naturel et plus généralement sur l'environnement ». Circulaire 71-118 du 1er Avril 1971, a de naissance de l'éducation à l'environnement.

Selon un protocole du 25 Avril 1983 entre le ministre de l'éducation Nationale et le ministre de la culture, l'éducation à l'environnement représente un des aspects fondamentaux de la formation du futur citoyen, les programmes pour l'école primaire publiés en Février 1995 offrent une place notable à l'éducation à l'environnement de manière explicite pour l'école primaire, pour les classes de 8-10 ans, cette notion est traitée en éducation civique et géographique. Dans les programmes de la terminale l'environnement est traité au travers de la chimie, des sciences biologiques, des sciences de la terre et de l'économie.

Ce protocole assurant que l'éducation à l'environnement représente un des aspects fondamentaux de la formation du futur citoyen, il prévoit une plus grande intégration de la dimension « environnement » dans les contenus d'enseignement et l'organisation pédagogique des établissements pour faciliter ainsi des « actions interdisciplinaires sur l'environnement ».

D'autre part, ce protocole préconise un développement accru des projets d'actions éducatives relatifs à l'environnement dans les établissements scolaires, projets auxquels le ministre de l'environnement peut apporter son aide notamment en facilitant les déplacements.

Le 14 Janvier 1993, le précédent protocole est actualisé pour tenir compte des évolutions en la matière dont celles issues de la conférence de Rio de Janeiro. Le protocole de 1993 précise que l'éducation à l'environnement doit développer :

ï La notion de valeur de l'environnement et de son patrimoine, d'un point de vue scientifique et culturel (milieux naturels, architectures, savoir-faire) ;

ï La notion du civisme à l'égard de l'environnement (impacts des comportements dans les domaines des déchets, de l'eau, du bruit, des transports)

ï La notion de responsabilité et de solidarité à l'égard de l'environnement au niveau des pays développés et vis-à-vis des pays pauvres.

La formation des enseignants

La nécessité de former des enseignants à l'éducation à l'environnement est un thème omniprésent dans la conférence des Nations-Unies sur l'environnement qui s'est tenue à Rio en 1972, propose notamment aux gouvernements la création des centres pour la recherche interdisciplinaire et l'éducation à l'environnement et au développement.

En formation initiale, de tels centres de formation sont encore peu développés, cependant ils assurent désormais la formation initiale des enseignants qui pourraient apporter un élan vers l'éducation à l'environnement.

Des professeurs du secondaire titulaire dans les domaines de la biologie, la géographie et peuvent orienter leurs cours d'autant plus aisément vers l'environnement. Le ministre de l'éducation nationale française propose la« formation des enseignants » des stages relatifs à l'éducation à l'environnement et des formations aux enseignants des collèges et des lycées.

La formation au niveau des entreprises

L'organisation de rencontres de type « Forum » pour les entreprises, permettent d'acquérir une meilleure connaissance de l'environnement et de s'adapter aux besoins du marché tout en respectant l'environnement. L'organisation de rencontre des organisations de formation et des entreprises ayant des secteurs d'activités touchant l'environnement ou un service s'occupant de l'environnement.

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