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La communication au sein des ONG humanitaires.

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par Margaux Nivollet
ISCOM Montpellier  - Niveau certifié de niveau II (équivalent master 1) 2015
  

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3 - Les français, méfiants envers les ONG

Si les français aident de moins en moins leurs compatriotes, pourquoi donneraient-ils de l'argent à des associations pour aider des étrangers ? Voici la question que de nombreuses associations se posent aujourd'hui.

Heureusement, de nombreux donateurs restent fidèles à leur ONG, mais ces derniers vieillissent et la plus jeune génération semble dure à toucher. En effet, la génération « Y », ultra connectée, toujours au courant de tout grâce aux réseaux sociaux, souvent soumis à des rumeurs rarement fondées, ont tendance à devenir méfiants de tout. Et particulièrement lorsqu'il s'agit de donner de l'argent. Les jeunes actifs ont du mal à trouver du travail, ils prospects où ils peuvent, ont un travail et un salaire en dessous de leurs compétences, ou alors ils ont fait le

choix de quitter la France.

Les français n'ont aucune certitude que leur argent va être utilisé à bon escient, et depuis la professionnalisation de la communication au sein des associations humanitaires, beaucoup de jeunes « anti-capitalistes » refusent de donner de l'argent à des associations « marketing ». D'autres parts, l'autre catégorie de la population, plus « consommatrice » aura moins le profil idéal du donateur. Bien souvent détachée du reste du monde, la misère des autres ne les

concerne pas.

Les ONG se retrouvent alors dans une impasse où les personnes au bon coeur se méfient d'eux, et les autres n'en n'ont cure. Cela peut expliquer leur mode de communication actuel, souvent commun à l'ensemble des associations. Ce dernier consiste à faire des campagnes très émotionnelles, qui cherchent à nous émouvoir voir à nous attrister. Devant une petite Leilà qui vient de perdre ses parents, la culpabilité gagne les deux types de profils, et les dons parviennent à se débloquer.

Mais cette stratégie ne paye plus autant qu'avant. Le premier profil que nous appellerons « empathique » commence à être agacé par ces campagnes qui leur font porter la misère du monde alors qu'ils n'en sont pas responsables. Le second, les « apathiques » ont tellement été soumis à cette misère quotidienne que leur fatalisme a pris le dessus et pensent ne rien pouvoir faire pour le reste du monde.

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Ma problématique se retrouve donc dans ce contexte difÞcile, où une génération ayant grandi

au sein d'une crise économique se retrouve être aujourd'hui l'avenir des Organisations Non Gouvernementales.

« Comment les ONG humanitaires peuvent-elles communiquer efficacement sur les grandes causes internationales sans avoir recours à un registre culpabilisant, alors que les populations sont de moins en moins empathiques et de plus en plus sollicitées.»

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