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L'accord du participe passé vu par les élèves de 3e de Libreville. Analyse et propositions didactiques.

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par Carolle BIYEYEME NGUEMA
École normale supérieure du Gabon - CAPES 2013
  

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CONCLUSION

L'étude menée a procédé à la recherche de l'usage particulier de l'accord du participe passé chez les élèves de niveau 3ème. Elle avait pour objectif d'analyser les productions des élèves. Elle s'articule autour de quatre phases. La première s'est appuyée sur le dépouillement statistique des résultats bruts. S'agissant de la deuxième phase, elle débouche sur la caractérisation des erreurs. La troisième phase, quant à elle, a consisté à interpréter la vision procédurale des élèves. Enfin, nous donnons dans la quatrième phase, les mesures de régulation.

Cette étude a pu se construire grâce à une démarche quantitative que nous avons eu recourt et qui s'est appuyée autour de deux instruments de mesure: les items à choix multiple (Q.C.M) et les cours portant sur l'enseignement du participe passé. Ces deux instruments nous ont été utiles dans l'enquête de terrain menée au collège André Gustave Anguille, au lycée classique de Libreville et au collège Louis Bigmann. Notre étude s'est construite autour de trois parties.

La première partie présente, de façon détaillée, le déroulement de l'enquête réalisée auprès de 162 élèves, issus respectivement des trois établissements cités supra. En effet, notre enquête s'est déroulée au mois d'avril et au mois de mai 2014. Nous avons, pendant la première période de l'enquête distribué un Q.C.M. comportant 24 exercices, axés sur les différents cas d'accord du participe passé, à chaque élève de niveau 3ème desdits établissements.

La deuxième partie qui se focalise essentiellement sur l'analyse des productions des élèves s'est d'abord intéressée au dépouillement des résultats bruts. Ensuite elle a débouché sur la classification des erreurs pour ainsi repérer ou identifier les faiblesses des élèves lesquelles devra s'exercer la remédiation ou la régulation. Ces erreurs proviennent des choix des réponses et des justifications de celles-ci, données par les élèves.

La recherche de l'usage particulier de l'accord du participe passé auprès des élèves de niveau 3ème consistait à voir comment les élèves, à partir de leurs représentations et hypothèses personnelles, parviennent à résoudre un problème posé. Dans cette perspective, nous avons d'abord analysé les réponses choisies par les élèves. Et, nous avons constaté que les élèves des établissements de notre choix, commettaient tous les mêmes erreurs d'accord du participe passé. Il s'agit des erreurs dues à la confusion des infinitifs en « er » et les

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participes passé en «é» ; à la mauvaise attribution des morphèmes finaux aux participes passés employé avec l'auxiliaire « avoir » et l'auxiliaire « être » ; aux confusions des désinences verbales affectées aux participes passés des verbes pronominaux. Les erreurs en rapport avec les réponses des apprenants proviennent de leurs multiples justifications. Celles-ci traduisent leur cheminement cognitif.

En outre, nous avons constaté que les justifications aussi renferment les erreurs. En effet, les apprenants procédaient à l'usage inattendu de la règle d'accord du verbe avec le sujet; à la règle erronée de l'accord du participe passé employé avec « avoir », de l'accord du participe passé avec le sujet, du participe passé des verbes pronominaux; à l'application inattendue de l'accord du participe passé avec le COD, du participe passé avec le sujet. Les erreurs contenues dans les justifications des élèves seraient également dues aux obstacles didactiques.

Enfin, dans notre troisième partie, nous proposons les mesures de remédiation susceptibles d'amener les élèves à maîtriser les différentes règles et cas d'accord du participe passé, à utiliser de bonnes méthodes capables de leur permettre de réaliser moins d'erreurs dans leur production. Au travers de ces solutions, l'enseignant trouvera ici, les stratégies de régulation mises en place pour l'efficience d'un mécanisme éducative.

Nous avons rappelé les différentes difficultés sur lesquelles butent les élèves. L'enseignant de français devrait s'appuyer sur ces erreurs afin d'aider les élèves à ne plus en commettre. Car, c'est en analysant ces difficultés qu'il pourra orienter son cours en l'adaptant aux besoins de ses apprenants. Il va s'en servir pour amener ses élèves à appréhender facilement l'accord du participe passé.

Etant donné que le retour sur les enseignements déjà donnés en classe ne suffit pas pour améliorer l'efficacité de l'action pédagogique ou de la régulation proprement dite, nous pensons mettre en place des cellules d'étude dans les différents établissements de Libreville. Elles permettront aux élèves rencontrant des problèmes en français de passer un stage de remise à niveau en grammaire française. Selon les différentes difficultés décelées chez chacun des élèves, nous demanderons aux élèves de faire les cours de rattrapage, de soutien ou de renforcement. Au cours de ces rencontres, les élèves pourraient travailler en groupe, repérer leurs propres erreurs et les corriger en même temps.

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En plus de ces mesures didactiques, s'ajoute la méthode didactique. Elle constitue la partie de la grammaire qui s'occupe de présenter du point de vue de la norme, les contenus linguistiques propres à une langue; les contenus des disciplines de chaque cours et par niveau, d'où parle-t-on de la didactique des disciplines scolaires qui s'élabore autour d'un projet d'enseignement et d'apprentissage3. Pour une bonne méthode didactique, nous exhortons les enseignants à veiller au bon choix du corpus qui est l'élément moteur du cours de la grammaire française. Celui-ci doit être en adéquation avec le cours que nous voulons faire passer auprès des apprenants. Il faudrait que ces derniers arrivent à comprendre et à manipuler le corpus avant de déboucher sur la formalisation. A la fin du déroulement du cours, l'enseignant doit de ce fait procéder à l'évaluation immédiate en proposant des exercices d'application aux élèves. Cela est essentiel dans la mesure où l'enseignant, après chaque séance de cours, doit chercher à se rassurer que les élèves ont compris ou pas la leçon du jour.

Le dernier élément qui vient clôturer notre étude est la nouvelle orientation que nous avons donnée à l'enseignement de l'accord du participe passé. L'enseignant de français doit chercher à étoffer les cours de grammaire, présenter les exercices mémo techniques pour amener les élèves à intérioriser les règles d'accord du participe passé.

Au sortir de cette analyse, nous avons observé que l'accord du participe passé employé avec l'auxiliaire « avoir » et l'accord du participe passé des verbes pronominaux bien que distincts, avaient certains points en commun. En effet, tous deux ne s'accordent pas lorsque le COD se trouve après le verbe ou lorsque le COD, placé avant le verbe, est COD de l'infinitif. Toutefois, ils s'accordent lorsque le COD est placé avant le verbe, est COD du verbe conjugué et sujet de l'infinitif.

Cette étude ne saurait être complète à cause de quelques manquements constatés. Le domaine de la grammaire est si vaste que nous ne pourrions pas tout développer. Nous nous sommes seulement intéressée à décrire les productions des apprenants afin de repérer les erreurs d'accord du participe passé. Nous les avons analysées dans le but de comprendre leur cause et de pallier le problème. De ce fait, nous avons compris que les élèves ne parviennent pas à bien accorder le participe passé parce qu'ils ne maîtrisent pas les différentes règles d'accord de cette notion.

3 ) Cours de pédagogie générale et pratique dirigé par l'enseignant: M.Robert Angoué Ndoutoume, CAPES 1.

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Ainsi, nos hypothèses de départ lesquelles, les élèves sembleraient ne pas maîtriser l'accord du participe passé employé avec l'auxiliaire « avoir » et celui des verbes pronominaux; la non-maîtrise du participe passé par les apprenants de niveau 3ème peut se lire à partir des justifications qu'ils donnent ; certains insuffisances pourraient être influencées par la façon dont le participe passé est enseigné par certains praticiens, ont été vérifiées.

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"Là où il n'y a pas d'espoir, nous devons l'inventer"   Albert Camus