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Changements climatiques et production agricole dans les pays de la CEEAC


par Blaise Ondoua Beyene
Université de Yaoundé 2 - Master Degree 2019
  

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Conclusion 

En somme, dans ce chapitre, nous avons analysé l'influence des changements climatiques sur le rendement agricole. A l'issue de cette analyse, nous avons pu dégager les canaux de transmission par lesquels des changements climatiques affectent le rendement agricole. La température et la précipitation peuvent influer sur la réalisation de la photosynthèse, la qualité des sols, la respiration de la plante et même sur les organismes des insectes et ravageurs.En outre, de nombreuses ambiguïtés existent dans l'analyse de la littérature empirique. Nous avons pu observer qu'à travers les précipitations, le rendement agricoleest influencé négativement pour certaines cultures, positivement pour d'autres. Concernant les températures, bien que le rendement soit sensible aux températures élevées, certaines cultures se développent plus dans les milieux tempérés. Dans le cadre des pays de la CEEACl'on se pose la question de savoir comment est-ce que les changements climatiques influencent le rendement agricole ?

Chapitre 2 : Analyse des effets des changements climatiques sur le rendement agricole dans les pays membres de la CEEAC

Le monde scientifique est de plus en plus intéressé à comprendre la relation d'influence entre les changements climatiques et le rendement agricole dans un contexte de lutte pour une garantie de la souveraineté alimentaire des nations et pour le développement économique durable.

L'objectif de ce chapitre est d'évaluer l'influence des changements climatiques sur le rendement agricole dans les paysde la CEEAC.A cet effet, nous avons mobilisé une base de données constituées à partir de la base de données de la Banque Mondiale sur les changements climatiques (CCPK, 2018) et sur les indicateurs de développement dans le monde (WDI, 2018); de la base de données de l'Organisation des Nations unies pour l'Alimentation et l'Agriculture (FAOSTAT, 2018). Il est subdivisé en deux sections, la première section porte sur l'analyse descriptive tandis que la seconde porte sur l'analyse économétrique.

Section 1 : Analyse descriptive des effets des changements climatiques sur le rendement agricole

Dans le but d'expliquer l'influence des changements climatiques sur le rendement agricole, il est nécessaire pour nous de mettre en évidence son influence sur l'évolution des indicateursdu rendement agricole. Acet effet, nous allons présenter en (1.1) l'évolution des variables des changements climatiques et les résultats des statistiques descriptives; par la suite présenter l'évolution des indicateurs du rendement agricole ainsi que les différents résultats des statistiques descriptives dans les 04 pays de la CEEAC21(*) retenus dans le cadre de cette étude (1.2).

1.1 Evolution des variables des changements climatiques dans les pays de la CEEAC

Dans cette sous-section, nous présentons l'évolution graphique des variables températures et précipitations ainsi que les différentes statistiques descriptives dans les pays de la CEEAC.

Ø Angola

Graphique 2.1: Evolution en logarithme du niveau des températures et précipitations par rapport à la moyenne annuelle en Angola

Source : Auteur à partir des données de CCKP(2018)

De l'évolution des températures moyennes annuelles du graphique (graphique 2.1)ci-dessus et des statistiques descriptives (confère annexe I.1, I.2) il ressort qu'au cours de la période d'étude les températures décroissent à un taux de 0,24% ; la température moyenne sur la période 2003-2011 est de 22,19°C avec un minimum de 21,73°C qui est observé au cours de l'année 2011, un maximum de 22,74°C observé en 2005 ; le coefficient de variation est de 0,45%.

De l'évolution des précipitations moyennes annuelles du graphique ci-dessus et des statistiques descriptives (confère annexe I.1, I.2), il ressort que sur la période d'étude les précipitations ont tendance à augmenter à un taux de 0,20%.La moyenne est de 82,27mm avec un minimum de 75,33mm qui est observé en 2005 le maximum apparait en 2009 avec une valeur de 85,46mm. Le coefficient de variation des précipitations moyennes annuelles est de 1,27%.

Au regard de l'évolution des variables des changements climatiques en Angola sur la période d'étude 2003-2011, il ressort que les températures moyennes annuelles ont une tendance générale à la baisse ; pour ce qui est des précipitations moyennes annuelles celles-ci ont plutôt tendance à augmenter. De plus, il ressort que les précipitations moyennes annuelles sont plus instables que les températures moyennes annuelles au cours de la même période.

Ø Cameroun

Graphique 2.2 : Evolution en logarithme du niveau des températures et précipitations par rapport à la moyenne annuelle au Cameroun

Source : Auteur à partir des données de CCKP(2018)

Le graphique (graphique 2.2) ci-dessus met en évidence l'évolution des variables des changements climatiques au Cameroun au cours de la période 2003-2011. De l'observation de l'évolution des températures moyennes annuelles et des statistiques descriptives (confère annexe I.3, I.4), il ressort que celles-ci ont une tendance générale à la hausse avec un taux de croissance positif de 0,13% ; une moyenne de 25,08°C, l'année 2010 étant la plus chaude avec 25,34°C tandis que l'année la moins chaude est 2011 avec une température moyenne de 25°C et le coefficient de variation de 0,24% sur l'ensemble de la période d'étude.

L'observation de l'évolution des précipitations moyennes annuelles du graphique ci-dessus et des statistiques descriptives (confère annexe I.3, I.4), il ressort que celles-ci ont une tendance générale à la baisse avec un taux de croissance négatif de 0,49% ; la moyenne sur la période d'étude est de 129,81mm ; l'année 2005 est la moins pluvieuse avec 119,48mm tandis que la plus pluvieuse est 2007 avec 152,71mm de précipitations avec un coefficient de variation de 1,72% sur l'ensemble des périodes.

Au regard de l'évolution des indicateurs des changements climatiques au Cameroun sur la période de l'étude, il ressort que les températures moyennes annuelles ont une tendance générale à la hausse tandis que les précipitations ont plutôt une évolution décroissante. En plus, de ces analyses on constate que les précipitations moyennes annuelles sont plus instables que les températures moyennes annuelles sur la période de l'étude.

Ø République Centrafricaine

Graphique 2.3 : Evolution en logarithme du niveau des températures et précipitations par rapport à la moyenne annuelle en RCA

Source : Auteur à partir des données de CCKP(2018)

De l'observation du graphique(graphique 2.3) ci-dessus et des statistiques descriptives (annexe I.5, I.6) en République centrafricaine sur la période 2003-2011, il ressort que le taux de croissance moyen des températures moyennes annuelles sur la période est négatif et très faible de l'ordre de 0,0012% ; l'indicateur de la moyenne est de 25,66°C. L'année la plus chaude est 2010 avec 25,94°C tandis que la moins chaude est 2008 avec 25,37°C. Le coefficient de variation sur l'ensemble des périodes de l'étude est de 0,21%.

De l'observation de l'évolution des précipitations moyennes annuelles du graphique (graphique 3.3)ci-dessus et des statistiques descriptives (confère annexe I.5, I.6), il ressort que celles-ci ont une tendance générale à la hausse avec un taux de croissance moyen annuel positif et faible de 0,0054%. L'indicateur de moyenne des précipitations sur la période de l'étude est de 111,83mm, l'année la plus pluvieuse est 2010 avec ses 115,90mm tandis que la moins pluvieuse est 2005 avec ses 110,05mm de précipitations. Le coefficient de variation est de 0,55%.

Au regard de l'évolution des indicateurs des changements climatiques en République Centrafricaine sur la période de l'étude 2003-2011, il ressort de cet évolution que les températures moyennes annuelles ont tendance à diminuer tandis que les précipitations moyennes annuelles ont plutôt tendance à augmenter. En outre, il ressort que les précipitations moyennes annuelles sont plus instables que les températures moyennes annuelles sur l'ensemble de la période.

Ø République Démocratique du Congo

Graphique 2.4: Evolution en logarithme du niveau des températures et précipitations par rapport à la moyenne annuelle en RDC

Source : Auteur à partir des données de CCKP(2018)

De l'observation du graphique (graphique 2.4) ci-dessus et des statistiques descriptives (annexe I.7, I.8) en République Démocratique du Congo sur la période 2003-2011, il ressort que la pente des températures moyennes annuelles est négative avec un taux de croissance négatif de 0,055%. La moyenne des températures moyennes annuelles est de 24,72°C ; l'année 2005 est la plus chaude avec une température moyenne de 25,06°C tandis que l'année 2011 est la moins chaude avec une température moyenne annuelle de 24,38°C. Le coefficient de variation des températures moyennes annuelles sur l'ensemble de la période d'étude est de 0,26%.

De l'observation de l'évolution du graphique des précipitations moyennes annuelles(graphique 2.4) ci-dessus et des statistiques descriptives (confère annexe I.7, I.8), il ressort une tendance à la hausse de l'évolution du niveau de l'évolution des précipitations moyennes annuelles avec un taux de croissance moyen de 0,174%. La moyenne des précipitations est de 122,52mm ; l'année la plus pluvieuse est 2006 avec une précipitation moyenne annuelle de 135,36mm tandis l'année la moins pluvieuse est 2004 avec une précipitation moyenne annuelle de 110,38mm. La volatilité des précipitations moyennes annuelles est de 1,37%.

Au regard de l'évolution des variables des changements climatiques en République Démocratique du Congo sur la période de l'étude 2003-2011, il ressort de cet évolution que les températures moyennes annuelles ont tendance à diminuer tandis que les précipitations moyennes annuelles ont plutôt tendance à augmenter. De surcroît, au regard des coefficients de variation des deux indicateurs, il ressort que les précipitations moyennes annuelles sont plus instables que les températures moyennes annuelles sur l'ensemble de la période en RDC.

* 21 Angola, Cameroun, RDC et RCA.

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