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Changements climatiques et production agricole dans les pays de la CEEAC


par Blaise Ondoua Beyene
Université de Yaoundé 2 - Master Degree 2019
  

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1.2 Canaux théoriques par lesquels les précipitations affectent le développement et le rendement agricole

Lobell et Gourdji (2012) distinguent les canaux théoriques par lesquels les niveaux de précipitations affectent le développement et le rendement des cultures à savoir : l'exposition aux maladies, le déficit de la pression vapeur, le remplissage des grains, la vitesse de croissance des plantes et la qualité des sols.

1.2.1 Effet du stress hydrique sur la croissance et le développement des cultures

Les pluies représentent le second élément climatique fondamental qui conditionne les différentes activités agricoles. Leur absence, la rareté, un excès ou une mauvaise répartition spatiotemporelle sont générateurs des crises climatiques (Djohy et al., 2015). Par exemple, durant son cycle végétatif, le cotonnier demande un minimum de 500 mm d'eau, mais la répartition temporelle paraît plus importante que la quantité d'eau en elle-même. Lorsque les pluies sont associées à une meilleure répartition, les culture ses développent normalement (Albergel et al., 1985).

Les végétaux ont besoin d'une quantité d'eau convenable pour croître et maintenir la température dans une plage optimale. Lorsqu'il y'a pas d'eau pour se refroidir, la plante risque de souffrir de stress hydrique. Les expériences menées dans les régions irriguées montrent que l'eau de l'irrigation permet de maintenir les conditions de croissance et de température convenables pour les cultures. La quantité et la durée de l'hydraulicité pendant la saison de croissance assurée par les précipitations ou l'irrigation, est essentielle pour la production. Toute augmentation de la variabilité d'approvisionnement en eau affectera la croissance et réduit la production (Karl et al., 2009).

La rareté des pluies fait en sorte que l'irrigation ait une importance capitale pour la production actuelle. La croissance des plantes irriguées est largement supérieure à celles des cultures alimentées par les eaux pluviales. Au fur et à mesure que le temps passe, la demande et la concurrence augmentent en matière d'approvisionnement en eau douce augmente. Les précipitations sont devenues dans plusieurs pays, un facteur important de limitation du développement des cultures et de la production(Chapagain et al., 2006).

Le niveau de pluviosité est bénéfique probablement à la mauvaises herbes en raison du développement plus important des variations génétiques et des adaptations écologiques sélectives. Il est possible que certaines espèces les mauvaises herbes existent déjà sans être considérées comme espèces importantes. Les espèces de mauvaises herbes porteuses de caractéristiques tropicales peuvent tirer profit de la hausse des pluies et devenir des espèces dangereuses pour la culture. Le désherbage prendra alors davantage d'importance dans la réalisation d'un développement et d'une production optimale (Estur, 2006).

La distribution des pluies a un impact sur la lutte contre les maladies des cultures agricoles. La hausse ou alors la baisse marquée des précipitations peut aller jusqu'à affecter certaines méthodes de lutte contre les maladies en raison des changements de durée d'émergence des pathogènes. Les méthodes de contrôle chimique pourront également perdre en efficacité en raison du risque d'accélération de la décomposition des produits chimiques et de l'érosion des sols dus à des niveaux de pluies élevés.

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