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Contribution a l'éducation aux catastrophes naturelles en la Grande Comore: cas des eruptions vocaniques et des inondations


par Dr Soilihi DJAE Abderemane
Ecole normale supérieure de Tuléar - Master 2 recherche en science de l'éducation 2014
  

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INTRODUCTION GÉNÉRALE

Dans un contexte de réaliser ce projet touchant l'éducation aux catastrophes naturelles, l'étude vise à récolter un ensemble de données sur la position géographiquede l'union des Comores par rapport aux aléas naturels surtout le volcan Karthala et les inondations afin d'analyser les possibilités de réduire les risques potentiels.

Quand en 1500 le Portugais VASCO DE GAMA, à la recherche de la route des Indes, franchit les limites du continent africain et découvre l'Océan indien, il n'arrive pas dans un monde inhabité. Situé dans l'océanindien, à l'entrée nord du canal du Mozambique, à 8500 km de la métropole, à 750 km de la côte Sud-Est de l'Afrique et à 500 km de la côte  Nord-Ouest de Madagascar, l'archipel des Comores se compose de quatre îles suivantes. 1(*)Grande-Comore (Ngazidja), Anjouan (Ndzuani), Mohéli (Mwali), Mayotte (Maoré). Elle a pour capital, Moroni, notre zone d'étude, située sur l'île de la Grande-Comore.

La population est inégalement répartieentre les Hauts Plateaux et la côte, avec une forte concentration dans les zones côtières.

Toutefois, la majeure partie de la population comorienne est extrêmement jeune.

À Ngazidja (Grande Comore), la population est de 296 177 habitants en 2003. La croissance annuelle de cette population est estimée à plus de 2% en 2003. Par contre Anjouan et Mohéli ont un taux d'accroissement annuel plus élevé qu'à la Grande-Comore.

Occupation des sols et végétation

Selon le rapport « Profil environnemental de l'union des Comores »,l'occupation des sols comoriens en 1990 sur un territoire de 1660 km², est répartie comme suit : les cultures avec 47% soient 781 km², le pâturage avec 1,9% soit 32 km², la forêt avec 7,9% soit une superficie de 131 km² et toutes les autres activités représentent une superficie de 716 km² soient 43,13%(2(*)).

La zone d'étude est l'ile de la grande Comore, appelée aussi Ngazidja qui est l'ile dernièrement née il y a seulement un à deux millions d'années, à l'époque où l'homo erectus quittait l'Afrique à la conquête des autres continents.

La Grande Comore est aussi la seule ile de l'archipel qui à avoir un volcan actif et plus élevé, l'érosion n'ayant pas eu le temps d'accomplir son oeuvre destructrice.

À l'heure actuelle, les deux principales forêts de la Grande Comores sont : la forêt dense de Karthala caractérisée par une composition floristique très variée, en fonction des microclimats, de la pluviométrie, de la présence de « brouillards », de l'altitude, et l'ancienneté de coulée de lave. En effet, l'altitude introduit des changements dans la composition floristique de la structure de la forêt :

Ø La partie basse du massif du Karthala, comprise entre 300 m et 600 m sert de l'agriculture de terroir et entre 800 m à 900 m débute la forêt pluviale formée La zone d'études fait partie de l'union des Comores. Comme tous les pays de la région, l'union des Comores est très exposée à des risques liés aux catastrophes naturelles dont les plus importants sont :les éruptions volcaniques et les inondations. Par contre, les Comores restent le moins préparées face aux catastrophes naturelles.

Ces dernières années, le pays vit au rythme de ces catastrophes qui ont besoin d'une meilleure compréhension et d'une bonne gestion afin d'assurer la protection de la population et de leurs biens.3(*)

Ainsi,nous avons jugé important de travailler dans ce domaine afin de renforcer l'apprentissage de ces catastrophes chez les enfants dès leursjeunes âges sans pour autant négliger l'éducation des adultes.

Ce document a comme objectif de réduire la vulnérabilité des Comores face aux catastrophes naturelles par l'éducation.

La transmission des connaissances de base liées à ces risques naturels par le système éducatif traditionnel serait une réussite.Certes, ce thèmetraité ne faitpas partie des programmes de l'école,car le système éducatif comorien actuel est du type colonial.

Ce projet de thèse constitue un outil efficace pour apprendre à la population à faire face aux risques qui nous menacent compte tenu des réalités purement comoriennes.Lors de la rédaction de la future thèse, la collaboration avec les institutions suivantes est nécessaire. Il s'agit :

Ø du BNGRC (bureau national de gestion de risques de catastrophes)

Ø du Centre des Opérations de Secours et de la Protection civile (COSEP),

Ø de l'Observatoire volcanologiquede Karthala(OVK),

Ø du Centre National de Veille cyclonique et Tsunamis

Ø le Croissant Rouge comorien (CRCO) pour l'accès aux informations et aux données nécessaires.

Les catastrophes naturelles sont des phénomènes affectant la population, les infrastructures, les secteurs productifs de l'activité économique et l'environnement.

Ces phénomènes naturels sont provoqués par l'apparition progressiveou rapide des phénomènes d'origine géologique, hydrométéorologique, biologique ou classique, se produisant à l'échelle locale, nationale ou mondiale.

Au cours de ces dernières décennies, ces catastrophes naturelles augmentent en termes de fréquence, de complexité, d'étendue ou de potentiel destructeur. Elles ont décimé plusieurs milliers de personnes et causé d'énormes pertes économiques et des dégâts environnementaux.

Le choix du thème a été déterminé sur le principe suivant :la situation géodynamique de l'archipel des Comores dans l'océan indien montre que les iles Comores sont très vulnérables en raison de leur insularité, du volcan Karthala et de leur position géographique.

L'ile de la Grande Comore (Ngazidja) abrite le volcan Karthala qui est encore actif. Elle connait des phénomènes particuliers caractérisés par des mouvements sismiques d'intensité et de fréquence variable de 3 à 5 magnitudes sur l'échelle de Richter.

La probabilité d'une éruption volcanique au niveau des zones habitées est très élevée, compte tenu de la répartition des villes et villages autour du massif Karthala. Ce volcan a connu en moyenne une phase d'activité au cours du dernier siècle.

Depuis 2005, la fréquence éruptive est de six mois et les conséquences se font sentir au niveau de la population, de l'économie, de l'habitat et de l'environnement.

La position géographique des Comores au niveau de la zone de convergence intertropicale entraine plusieurs perturbations cycloniques. Ces dernières occasionnent des vents violents, l'élévation du niveau de la mer et des pluies torrentielles provoquant des inondations.

Quant à l'intérêt du sujet, on a constaté que ces dernières années, l'archipel des Comores a connu plusieurs catastrophes naturelles dont le plus récent est les inondations de mars 2015 qui est l'origine du déplacement de la population de Bambao et des pertes économiques énormes.

En plus, la population est confrontée aux problèmes d'inondationdus à l'accroissement d'une urbanisation désordonnée. L'absence d'une planification constitue activement à la dégradation de nos villes et villages.

Pour faire face à ces aléas naturels, l'enseignement ou l'apprentissage de ces catastrophes est primordial tout au long de la vie. Celle-ci occupe une place très importante pour initier à la population les connaissances de base qui leur permettront de maitriser ces catastrophes, ainsi que les différentes mesures d'alerte et de protection à prendre.

Ce travail a pour objectif général de contribuer à réduire les conséquences de ces catastrophes naturelles par l'éducation. D'une part, il s'agit d'éduqueret sensibiliser l'ensemble de la population à faire face aux catastrophes naturelles qui nous menacent.

D'autre part, l'objectif est de faire participer l'ensemble de la population à bien gérer ces genres de risque afin de collecter des données permettant de mieux comprendre comment promouvoir des changements significatifs de nos comportements.

Ces objectifs se regroupent pour former notre problématique. Nous pouvons nous demander si l'éducation aux catastrophes naturelles comme moyens de réduire lavulnérabilité de la population comorienne est une solution aux défaillances et/ou aux insuffisances des moyens adéquats.

PROBLÉMATIQUES 

Comment se fait- il que les autorités locales et la population soient toujours prisesau dépourvu à chaque fois que ces catastrophes naturelles s'abattent sur le paysalors que depuis toujours, chaque année au cours d'une saison bien précise les cyclones et/ou les pluies sévissaient dans le pays causant des lourdes pertes en vie humaine, économique et des dégâts environnementaux?

Il en est de même en ce qui concerne le volcan Kartala, deuxième catastrophes naturellesviolentes aux Comores dont la fréquence éruptive et les intensités sur l'échelle de Richter sont bien connues dans le pays.

Comment se fait il que les iles Comores ne soient pas capables jusqu'à nos jours de bien se préparer pour faire face à ces aléas naturels afin d'éviter toutes ses pertes, créant des destructions des infrastructures, des habitats, les produits agricoles, des pertes humaines et d'animaux et favorise la prolifération des maladies?

Dans cette problématique se découle une panoplie d'interrogation. L'envergure prise par ce principe de gestion de risque de catastrophe d'un pays et dans le monde nous incite à réfléchir sur les forces et faiblesses des Comores dans le processus de réponse en matière d'éruption volcanique et d'inondation.

Hypothèses

ü La faiblesse de niveau d'éducation environnementale chez la population

ü L'insuffisance d'engagement des autorités centrales et insulairesainsi qu'un manque d'un plan d'urbanisme dans l'ensemble du territoire

Explication des Hypothèses

Première hypothèse

selon le rapport national de développement humain 2006, 49 % de la population comorienne sont analphabètes dont la majorité est des femmes. Cela se justifie par la faiblesse de scolarisation des femmes, du taux d'abandon scolaire de ces dernières et la langue d'enseignement et de communication écrite.

De plus, le problème quotidien de délestage de l'énergie électrique source nécessaire pour la communication audiovisuelle favorise la baisse du niveau d'éducation et de communication.

L'insuffisance des exercices de simulation et la forte de croyance de la population que les catastrophes naturelles viennent du châtiment de Dieu pour nos péchés portent atteinte à l'éducation environnementale.

Il serait important de sensibiliser la population d'adopter des constructions anticycloniques et/ouantiinondations par une étude du terrain avant toutes constructions.

Ensuite, il faut convaincre les habitants riverains des zones inondables ou au périphérique du Karthala de se déplacer en leur offrant d'autres sourcesd'habitation afin d'instaurer une politique obligeant les citoyens de se munir d'une autorisation de construction pour satisfaire le Plan d'urbanisme.

source de vérification

Nous comptons vérifier cette hypothèse par des enquêtes sur le terrain d'étudeauprès de la population et des autorités, des documentations dans les centres et les bibliothèques, ainsi que les sites internet.

Deuxième hypothèse

Laseconde hypothèse se justifie par l'absence des directions insulaires, régionales et communales pour la GRC.

Il faut noter que l'insuffisance des formations organisées par l'État dans tous les niveaux de la population constitue une grande faille.

Ensuite, l'insuffisance des moyens financiers, techniques, humains, matériels entre autres affaiblit le système.

Enfin, une allocation des fonds nécessaires pour la gestion du COSEP et l'installation des points focaux de la GRC est nécessaire. Pour se faire, la distribution des dons venant de la communauté internationale devrait atteindre leurs cibles.

source de vérification de cette hypothèse

Nous comptons vérifier cette hypothèse par des enquêtes sur le terrain d'étude, des documentations dans les centres et les bibliothèques ainsi que les sites internet afin de faire une comparaison entre le COSEP, la BNGRC, la CIR Belge, la solidarité internationale, le Japon....

Notre projet de thèse comprend trois grandes parties. Dans la première partie intitulée Thématique et cadre du projet, nous présenterons la méthodologie et sa justification, la délimitation du corpus, la classification des caractéristiques des oeuvres et l'explication des concepts-clés.

La deuxième partie sera une occasion pour nous d'exposer le plan détaillé de la future thèse suivi d'une justification des grandes parties.

Et dans la troisième partie, nous présenterons la bibliographie commentée et listée.

* 1 http://www.aoffrac.com/Les%20%EEles%20%20COMORES.htm

* 2http ://www.agora21.org/international/ressources/rio+20/enjeux-de-rio--20/cadre-institutionnel-du-developpement-durable/profil-environnemental-de-lunion-des-comores.html

* 34 www.un.org/jsummit/html/prep_process/national.../comoros.pdf,consulté en septembre 2015

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"Ceux qui rêvent de jour ont conscience de bien des choses qui échappent à ceux qui rêvent de nuit"   Edgar Allan Poe