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Effets et remise en cause des RTT en hôtellerie restauration


par Anthony Durand
Université de Perpignan, Institut Jacques Maillot - Master 2006
  

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2) Doutes à l'origine, réflexes dirigistes ensuite :

En 1991, à un congrès de la CFDT, Martine Aubry prend la parole en disant : « J'ai bien compris qu'ici pour se faire applaudir, il faut parler de la réduction du temps de travail. Eh bien, vous allez être déçus. Je ne crois pas qu'une mesure généralisée de réduction du temps de travail créerait des emplois. Il n'y a pas de solution miracle. » A peine élu, Jospin annonce que : « le slogan des 35 heures payées 39 n'est pas le nôtre. Il serait antiéconomique. » Dans Libération, le 26 septembre 1997, Dominique Strauss-Kahn déclare « Nous n'avons jamais dit 35 heures payées 39. Ce serait détruire des emplois à coup sûr. »

Martine Aubry : « les 35 heures, on les a promises. On est bien obligé de les faire. ». Au conseil national du PS, du 27 septembre 1997, Jospin : « Si les 35 heures devaient venir tout de suite et être payées 39, le coût ne serait pas supportable pour les entreprises. Ce serait donc une mesure antiéconomique. Mais, si le passage aux 35h, devait entraîner une baisse de salaire, ce serait une mesure antisocialiste et une faute politique. »

En France la durée du travail a toujours été fixée par la loi (L.212-1). Les études commandées seront très optimistes car basées sur des méthodes qui étaient à cette époque déjà largement connues comme non pertinentes. D'ailleurs, les responsables hiérarchiques des auteurs le signaleront très nettement voire courageusement. L'OFCE* écrit en 1997 : "la réduction de la durée du travail est indissociable d'une baisse des revenus des salariés en place". L'OFCE écrit en 1998 : "l'impact sur l'emploi est maximal lorsque la réduction de la durée du travail se fait à coût inchangé pour l'entreprise ».

Les patrons des services d'études sont particulièrement prudents estimant que les travaux effectués ne sont cependant pas des prévisions. Jean-Paul Fitoussi le président de l'OFCE en 1998 : "Confronté à cette radicale nouveauté, il n'est pas d'autre méthode pour le chercheur que de procéder par hypothèses, dont chacune est forcément simplificatrice et dont la conjugaison conduit à un résultat fragile

Ainsi, la réduction obligatoire du temps de travail était dans l'état de la France en 1997, une décision politique qui ne pouvait qu'affaiblir l'économie et la capacité future à créer des emplois. Examinons maintenant comment dans leur application immédiate les 35 heures furent reçues par ceux qui sont trouvés directement concernés.

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