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Amelioration de la capacité d'endettement du secteur de l'électiricité


par Gnagoran David N'GBO
Université d'Abidjan Cocody - DESS Ingenierie Financière 2007
  

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DEUXIEME PARTIE

La capacité d'endettement de la SOGEPE

Cette deuxième partie sera constituée de deux chapitres. Le premier chapitre sera consacré à une revue de la littérature. Dans le second nous présenterons la situation financière de la SOGEPE, par le biais de certains ratios, au regard de ses bilans de 2000 à 2004 pour analyser sa capacité d'endettement et de remboursement.

Chapitre I : Revue de la littérature financière

Pour financer leurs activités, les entreprises doivent prendre des décisions au sujet de leur structure financière devraient-elles augmenter leur niveau d'endettement, émettre des actions, miser sur l'autofinancement ? Autrement dit, quelle combinaison faudrait-il faire des ces différentes sources de financement que sont :

Tableau II

Les différents sources de financements

Fonds propres

Quasi fonds propres

Endettement

CAF

Titres participatifs

Emprunts auprès des établissements de crédits

Cession d'élément d'actif

Prêts participatifs

Augmentation de capital

Primes et subventions

Emprunt obligataire

Obligations remboursables

Il n'est pas facile de répondre à de telles questions car les entreprises doivent tenir compte de nombreux facteurs qui sont, entre autres, l'inflation, le taux d'intérêt, certains aspects fiscaux comme l'impôt sur les sociétés et la prévision de leur évolution future.

Historiquement, la réflexion académique relative au choix d'une structure financière a connu trois approches majeures :

L'approche classique de nature juridico-comptable ne rendait pas compte de la complexité de l'entreprise qui était réduite à sa dimension comptable.

Très vite dépassé par le développement du droit cambiaire qui est à l'origine des premières techniques financières, cette théorie a fait place à celle dite néoclassique dominée par MODIGGLIANI-MILLER( 1958) se résumant à ces deux théorèmes.

Théorème 1 

Sous conditions que les marchés fonctionnent parfaitement (marchés complets, efficients, absence ou neutralité des impôts, absence de coûts de transactions en cas de faillite, etc....), la valeur d'une entreprise est indépendante de la façon dont elle est financée.

Théorème 2 

Dans un marché parfait, la politique de dividende d'une entreprise est sans influence sur sa valeur.

La portée de cette théorie est que si les conditions d'applications sont réunies, ceci signifie que les managements peuvent et doivent dissocier les décisions d'investissement et de financement :

- la valeur de l'actif économique que représente une entreprise ne dépend que de la pertinence des choix d'investissement qu'elle effectue et non de la façon dont elle est financée.

- Le choix de financement ( et notamment la proportion de dette dans le bilan) n'influe pas sur la valeur de l'entreprise.

Cette conséquence met en évidence le lien entre la théorie et l'effet de levier qui est la différence engendrée par l'endettement financier entre la rentabilité des capitaux propres (rentabilité financière) et la rentabilité économique. L'effet de levier peut être positif, nul ou même négatif.

résultat ordinaire = résultat d'exploitation -charges financières

capitaux propres capitaux propres

= résultat d'expl - taux intérêt*d f

capitaux propres capitaux propres

taux r f = taux re +(taux r e -taux intérêt) df

cp

df : dettes financières

rf : rentabilité financière

re : rentabilité économique

cp : capitaux propres

Cette théorie nous permet d'affirmer, qu'en ce qui concerne le secteur de l'électricité , emprunter pour rembourser une dette ou pour effectuer des travaux à caractères sociaux (rentabilité nulle) nous mettrait en présence d'un effet de levier négatif (effet de massue).

La théorie moderne née de l'étude de l'investissement, est une théorie de la structure du passif. Par assimilation « maximiser le profit » est devenu « maximiser le capital financier » c'est-à-dire la valeur des actions et par voie de conséquence la richesse des actionnaires.

Sur ce postulat, la théorie invite à rechercher la structure du capital qui donne un taux d'actualisation, le coût de capital, le plus faible pour obtenir la valeur du capital la plus élevée possible.

Ce coût se calcul de la sorte : K= Kd * D + KCP* CP

D+CP D+CP

Kd =coût de la dette après impôt : produit net perçu =somme a(1+kd)-p

KCP= coût de des capitaux propres = D1 / P0 + g

g = taux de croissance

D1 =dividende par action

P0 =cours de l'action

Le coût du capital, quand bien qu'elle soit l'épine dorsale de la théorie moderne, demeure d'une utilité réduite pour notre sujet en ce sens que le secteur de l'électricité ici reste du domaine public. Ce qui a pour conséquence de réduire le coût du capital au coût de l'endettement qui demeure une solution non envisageable (effet de massue de l'effet de levier).

Eu égard à ce qui précède, ne serait-il pas judicieux d'accroître la capacité de remboursement des dettes du secteur pour améliorer sa capacité d'endettement ?

Pour ce faire nous allons d'abord exposer la situation financière de la SOGEPE de 2001à 2004. Ensuite analyser les déterminants de sa capacité d'endettement mais aussi de sa capacité de remboursement ( CAF/Dettes financières).

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"Ceux qui vivent sont ceux qui luttent"   Victor Hugo