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Les chemins de fer touristiques entre nostalgie et innovation (1957-2007)


par Jean-Jacques MARCHI
Université Bordeaux IV Montesquieu - Master Sciences économiques, option Histoire économique 2007
  

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Dixième partie - Poids et emplois du secteur

Introduction - Un atout précieux

Les emplois directs ou indirects générés par les chemins de fer touristiques constituent potentiellement un atout précieux pour les économies locales : ils apparaissent majoritairement dans des régions rurales ou montagnardes, justement là où les activités économiques sont rares. Certes, nombre de ces emplois sont, par essence, saisonniers (liés à la saison touristique). Cependant, une autre part de ces emplois revêt un caractère permanent. Sans vouloir surestimer l'importance des

« petits trains » dans l'emploi et la démographie (il ne repeupleront pas, à eux seuls, les campagnes), notons qu'ils contribuent, dans nombre de cas, à sédentariser des emplois là où il n'y en a plus guère304.

Chapitre 1- Emplois directs

Nous avons déjà abordé la gestion du personnel dans les chemins de fer touristiques sous l'angle qualitatif : importance du bénévolat, nécessité de moyens temporaires liée à la forte saisonnalité des activités, montée en compétences305. Attachons-nous maintenant aux aspects quantitatifs.

Un seul train qui circule sur un chemin de fer touristique d'animation locale mobilise une équipe de 5 à 8 personnes : conducteur évidemment (auquel il faut rajouter en traction vapeur un chauffeur), un chef de train, deux gardes de sécurité pour les passages à niveau non gardés, un animateur pour les commentaires, voire une ou plusieurs hôtesses pour la boutique, le bar et/ou la vente ambulante.

Pour un « petit train » appartenant à l'une des trois autres catégories,il faut compter sur une équipe de 2 personnes au minimum : un conducteur et chef de train. Il faut un troisième homme, le chauffeur en traction vapeur. Plusieurs trains peuvent être en ligne simultanément, ce qui multiplie d'autant les besoins. Et n'oublions pas les personnes qui restent sur des positons fixes : guichets, bar, boutique mais aussi atelier.

304 Nous devons toutefois remarquer que la région du Mont-Blanc, où sont localisés à la fois le Train du Montenvers - Mer de Glace et le Tramway du Mont-Blanc, exploitations qui créent un volume d'emploi conséquent, ne peut être assimilée à une zone déshéritée.

305 Voir supra, Neuvième partie, chapitre 3.

Un chemin de fer touristique en fonctionnement est une véritable PME.

Sur la base de nos estimations306, et hors bénévolat, nous estimons que les chemins de fer touristiques génèrent de nos jours quelque 300 emplois directs307.

D'autres évaluations font état de chiffres bien supérieurs : 600 emplois. La différence s'explique selon nous par une surface de calcul différente. Outre les chemins de fer touristiques au sens de notre définition, sont également incluses dans ce type d'estimation les personnels correspondant :

-aux circulations de matériels préservés ainsi qu'aux vélorails

-à une part du trafic total sur des lignes longues (Chemins de Fer de Provence, Chemins de Fer de la Corse, ligne dite « du Canari ») assurant au premier chef un service public. Cette part nous semble difficile à évaluer de manière fiable

-aux trains touristiques de la SNCF.

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