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La valorisation des parcs nationaux


par Stéphane ANGO
Ecole Nationale d'Administration - Conseiller des Affaires Etrangères 2009
  

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Chapitre II : La valorisation des parcs nationaux et les menaces subsistantes

Dans le présent chapitre, il sera question pour nous d'évaluer la valorisation des parcs nationaux, telle qu'elle s'est faite depuis la création du réseau des parcs nationaux. Par la suite, nous jetterons un regard sur les différentes menaces qui pèsent sur le réseau des parcs nationaux à travers des faits retraçables qui se sont produits dans les parcs nationaux, qui continuent de s'y produire, où alors nous évoquerons les projets qui, s'ils sont mis en oeuvre provoqueraient des désastres aussi bien écologiques qu'environnementaux.

Section 1 : La valorisation des parcs nationaux du Gabon

Selon la définition de l'Union Mondiale pour la conservation de la nature (UICN), le parc national peut se définir comme une aire protégée gérée principalement dans le but de protéger les écosystèmes et à des fins récréatives. L'ordonnance n°6/ 2001 du 31 décembre 2001 portant code forestier en République gabonaise reconnaît principalement deux types d'activités pouvant se mener dans un parc national : les activités d'ordre touristique et scientifique. Nous verrons donc successivement comment ces différentes activités se sont déployées dans les parcs nationaux

A-les parcs nationaux et le tourisme

Malgré les potentialités dont dispose le pays dans le tourisme de nature, il reste à l'état embryonnaire. Toutefois, au cours des dernières années, le gouvernement a toutefois montré un intérêt croissant pour le tourisme dans l'optique d'une valorisation durable de ses vastes ressources naturelles et de lutte contre la pauvreté. Cette tendance a été accompagnée par de nombreuses agences et institutions internationales ainsi que des individus.

Force est de reconnaître que, « le tourisme est une activité complexe qui implique des acteurs nombreux et très différents. Une industrie du tourisme ne se monte donc pas en quelques mois, ni en quelques années. C'est un processus lent, qui demande beaucoup de patience, d'argent, d'efforts et de professionnalisme. En Afrique, trop souvent les ONG se sont engagées elles mêmes dans le développement du tourisme. Or c'est une activité commerciale qui doit être laissée aux professionnels, tout comme on laisse les soins de santé au corps médical et

l'exploitation forestière aux sociétés forestières. Les ONG de la conservation peuvent toutefois jouer un rôle très important, voire fondamental, en associant leur savoir et leurs efforts à ceux d'un opérateur touristique. C'est dans cet esprit qu'a été conçu Opération Loango. » (J.P Vande Weghe, 2007, p.66)

L'Opération Loango part du principe selon lequel le tourisme paye la conservation, elle développe l'écotourisme pour valoriser les terres sauvages dans et autour du parc national de Loango. Elle a été fondée en collaboration avec le WCS et le gouvernement gabonais en l'an 2000. C'est désormais l'entreprise d'écotourisme la plus rentable au Gabon. En 2005, 10000 visiteurs ont séjourné dans son lodge haut de gamme uniquement accessible en avion. De plus, les profits générés sont directement réinvestis. (Gabon, Automne 2006, p34). Le parc de Loango n'est pas le seul parc qui est l'objet de la visite de touristes. « Environ 2000 touristes visitent le parc de la Lopé chaque année, des séjours y sont organisés par Opération Loango qui gère également le parc national de Loango. L'établissement principal, la Lopé Hôtel se situe dans un espace magnifique au-dessus du majestueux Ogooué, avec des bungalows et des suites, une piscine et un restaurant. « Avec son panorama sur le fleuve de plus de 500m de large, dominé par le mont Brazza et l'étendue de savane et de collines couvertes de forêt, l'hôtel se trouve sur l'un des emplacements les plus spectaculaires d'Afrique, affirme la New-York Magazine.» (Gabon, automne 2007, p.33)

La récente inscription du parc national de la Lopé en 2007, au patrimoine mondial de l'humanité, laisse augurer pour ce parc, une plus grande fréquentation touristique. « Cet honneur prestigieux conféré à l'écosystème et au paysage culturel de Lopé-Okanda est une première pour le Gabon. Il en fait une vedette internationale comme le parc du Kilimandjaro et les chutes Victoria, autres sites africains choisis. Les parcs nationaux qui disposent d'infrastructures dignes de ce nom, et qui font l'objet d'une fréquentation régulière de la part des touristes sont ceux cités ci avant. Il faut reconnaître que, « le développement du tourisme se heurte cependant à de nombreux obstacles, en premier lieu au manque de personnel qualifié dans tous les domaines, tant dans l'accueil et l'hôtellerie que dans l'interprétation. Si un bon chef de cuisine et un accueil chaleureux sont essentiels au niveau de l'appréciation de l'hébergement, de bons guides sont la clef incontournable de toute excursion réussie en forêt. (...) Ces obstacles sont d'autant plus contraignants que la concurrence internationale est sans pitié et que les produits touristiques concurrents sont innombrables. Le développement du tourisme s'apparente donc à une course contre la montre, car si les parcs nationaux ne parviennent pas à rapporter rapidement ils pourraient bien disparaître. » (J.P Vande Weghe, 2007, p.66-68)

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