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La nécropole mérovingienne "la chapelle" de Jau-Dignac et Loirac (Garonne): Détermination de liens de parenté par approche paléogénétique


par Diane Thibon
Université de Bordeaux 1 - Master 2 2009
  

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III Synthèse bibliographique

Les études génétiques de parenté sur de l'ADN ancien peuvent apporter des informations essentielles quant à l'organisation des sociétés et le mode de vie des populations du passé.

Dans le cas de résultats positifs, ces études permettent parfois de nous renseigner sur le statut de la famille au sein de la société, le fonctionnement marital (endogamie, exogamie) ou permet encore de déterminer si un système matrilocal ou patrilocal était adopté par ces populations.

Afin d'obtenir toutes ces informations, plusieurs marqueurs génétiques sont utilisés.

L'ADN mitochondrial (ADN mt) est presque toujours le premier marqueur analysé pour les raisons que nous avons énumérées précédemment. Il permet de repérer les liens maternels. Très souvent, lorsque des résultats sont obtenus à partir de l'ADN mt, des analyses sur les STR autosomaux sont réalisées. Les STR (short tandem repeat) sont de petites séquences de quelques paires de bases se répétant de manière variable au sein du génome nucléaire et présentant un polymorphisme important entre individus. Pour ces marqueurs, nous disposons chacun d'un allèle transmis par nos deux parents et il est donc possible de repérer des liens de parenté biparentaux à partir de la taille de ces STR. Le même concept est utilisé pour le chromosome Y et permet alors de déterminer uniquement les liens paternels.

Sur les chromosomes sexuels XY, les analyses peuvent également porter sur un marqueur spécifique du sexe : le gène de l'amélogénine, afin de confirmer le sexe morphologique de l'individu.

On recense actuellement très peu d'articles (moins d'une quinzaine) portant sur les liens de parenté génétiquement établis à partir d'ADN ancien.

Cette réalité résulte sûrement du fait que les études sur l'ADN ancien se heurtent à de nombreux obstacles (ADN dégradé, contaminations...) ne permettant pas d'aboutir à des résultats exploitables. Néanmoins, une grande majorité de ces études datent des années 2000, et l'on peut donc espérer qu'elles se multiplient dans un avenir proche grâce aux progrès méthodologiques qui seront réalisés quant à l'extraction et l'amplification de l'ADN.

Nous avons souhaité établir, dans le cadre de ce mémoire, un bref bilan (non exhaustif) des études paléogénétique de liens de parenté publiées à ce jour. Cette synthèse bibliographique présente plusieurs intérêts. Il s'agit en premier lieu de présenter le contexte

archéologique des sites étudiés ainsi que les motivations principales conduisant à ces études de liens de parenté. Quelles données importantes pourraient ressortir de ces liens de parenté établis génétiquement ? Les informations qui seront obtenues pourront-elles être généralisées à une population, une époque... ?

Elle permet ensuite de faire un point sur les techniques et protocoles utilisés pour effectuer ces analyses génétiques. Retrouve-t-on, de manière systématique dans ces études, toutes les précautions reconnues aujourd'hui comme essentielles à la conservation de l'ADN, à la limitation des contaminations ainsi qu'à la détection de celles-ci ?

Quels résultats génétiques, ces études obtiennent t'elles pour l'ADN mitochondrial et l'ADN nucléaire ? Peut-on faire un rapprochement entre les précautions prises et la qualité des résultats obtenus ?

Pour finir, qu'obtiennent ces études en terme de liens de parenté ? Et que peut-on en conclure ?

Neuf publications seront présentées dans le cadre de cette synthèse bibliographique non exhaustive : (Haak et al. 2008 (art n°2) ; Cappellini et al. 2003 (art n°4) ; Bouwman et al. 2008 (art n°3) ; Keyser-Tracqui et al. 2003 (art n°6) ; Dudar et al. 2003 (art n°9) ; Mooder et al. 2005 (art n°1) ; Rudbeck et al. 2005 (art n°7) ;.Clisson et al. 2002 (art n°5) ; Adachi et al. 2004 (art n°8) (tabl. 4 et 5).

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