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L'impact du message de peur sur les comportements des femmes de 15 à  55 ans de la ville de Yaoundé face à  la dépigmentation volontaire de la peau.

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par Clarisse Laure AKOUEMO SONKENG NGUEDIA
Université Catholique d'Afrique Centrale - Master de Commerce - Distribution 2006
  

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CONCLUSION

Ce chapitre avait pour but de présenter l'impact du message de peur sur la dépigmentation volontaire de la peau. Il y a aussi été présenté les implications théoriques et managériales de notre recherche, les recommandations, limites et perspectives futures de recherche qui en découlent.

Dans le cadre de cette étude explicative, le message de peur s'est avéré être inefficace pour lutter contre le décapage. Aussi, la communication sociale pourrait ne pas être pour l'instant la stratégie adéquate pour la lutte contre les phénomènes tels que le décapage au sein de notre société noire. En effet, les utilisatrices ont une connaissance des dangers auxquels elles s'exposent en utilisant ces produits, mais restent encore indifférentes pour certaines (présence effective du concept de perception nulle vérifiée dans l'étude à la suite de l'exposition de la cible à des messages reconnus comme générant de la peur). D'autres perçoivent le danger, que ce soit faiblement, modérément ou fortement, mais ne souhaitent pas abandonner le décapage au détriment de leur quête de la beauté, l'utilisation des cosmétiques éclaircissants (PM / PFo / PF NA).

Comme recommandations pour voir le phénomène du décapage reculer, l'Etat devrait se mobiliser et agir sur l'assiette d'imposition des produits dangereux parmi lesquels figurent les cosmétiques décapants. Il serait judicieux d'aller plus loin en mettant sur pied un laboratoire de contrôle des produits avant leur lancement et leur écoulement sur le marché de la consommation. Les produits impropres à la consommation devront se voir interdire l'accès au marché de la consommation. Seuls les produits éthiques auront le quitus d'être mis en vente. Aussi, il ne faudrait pas hésiter à sanctionner pénalement les personnes adonnées au décapage. L'utilisation des campagnes sociales fortement médiatisées serait dans un premier temps prématurée selon l'étude. Des actions doivent précéder ou accompagner ces campagnes pour voir le phénomène reculer au fil des temps. Les services publics et les associations des consommateurs pourraient éventuellement dénoncer les produits dangereux via les médias de masses et ceci aux heures de grandes écoutes.

Faute de surface financière suffisante, l'étude n'a été menée que sur les femmes de 15 à 55 ans de la ville de Yaoundé. L'étude aurait été plus intéressante si nous pouvions couvrir au moins ¾ des provinces du Cameroun, et si l'échantillon était davantage homogène (incluant aussi les hommes qui se décapent et ceux qui ne le font pas, mettant l'accent sur les catégories socioprofessionnelles, touchant des zones géographiques ayant des moeurs diverses).

La deuxième partie de ce travail s'est appesantie sur l'étude terrain menée auprès des camerounaises de la ville de Yaoundé de 15 à 55 ans, dans le but de valider ou non les hypothèses et le modèle théorique du message de peur sur les comportements dangereux retenu au chapitre2. Après la formulation de la méthodologie utilisée et des résultats obtenus à la suite de l'étude, certaines hypothèses ont été vérifiées et d'autres pas. Ce qui a permis de bâtir un modèle définitif de l'impact du message de peur sur la dépigmentation volontaire de la peau. Ce modèle et les conclusions issues de cette étude ont une portée scientifique dans la mesure où la question de la dépigmentation volontaire de la peau n'avait pas encore jusqu'ici, et à notre connaissance, fait l'objet d'étude sous l'angle de la communication sociale préventive. Sur le plan managérial, le modèle et les conclusions sont un nouvel outil support que peut utiliser les annonceurs publics, les psychosociologues dans la recherche des stratégies efficaces de lutte contre certains comportements dangereux incrustés aux moeurs sociales.

L'étude aurait due couvrir géographiquement le Cameroun, aurait du tenir compte d'une cible plus homogène, faire le tour de toutes les caractéristiques principales des cibles, mais faute de surface financière conséquente, elle s'est limitée à quelques éléments.

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