WOW !! MUCH LOVE ! SO WORLD PEACE !
Fond bitcoin pour l'amélioration du site: 1memzGeKS7CB3ECNkzSn2qHwxU6NZoJ8o
  Dogecoin (tips/pourboires): DCLoo9Dd4qECqpMLurdgGnaoqbftj16Nvp


Home | Publier un mémoire | Une page au hasard

 > 

Gestion des risques de change

( Télécharger le fichier original )
par Madihou NIAKASSO
Institut Privé de Gestion de Dakar - Master 2007
  

précédent sommaire suivant

Appel aux couturier(e)s volontaires

Section 4 : Les risques de change liés aux opérations économiques

Le risque de change économique est lié au futur de l'entreprise. Par définition, il est donc difficile à apprécier et à mesurer. En effet, il s'agit de prendre en compte toutes les conséquences que pourra avoir une variation du taux de change sur une entreprise (c'est-à-dire sur ses coûts de production, sur son chiffre d'affaires...). La rentabilité de l'entreprise et sa compétitivité peuvent être remises en cause du fait de variations de change.

Ce risque de change économique est parfois appelé risque de compétitivité, risque induit ou encore risque industriel.

Section 5 : L'apparition du risque de change

Le risque de change apparaît dès lors que l'entreprise a recours à une devise étrangère pour traiter des opérations commerciales ou financières.

En effet, des variations des cours de change vont entraîner des fluctuations de valeur de ces éléments libellés dans une devise différente de celle que l'entreprise utilise pour établir ses documents financiers.

Dans ce cas, des gains ou des pertes de change vont apparaître. De fait, le risque de change est lié à l'abandon du système de parité fixe en 1971.

Un exemple très simple permet d'illustrer le risque de change : le 1/06/n un importateur français a passé une commande de marchandises à un fournisseur américain pour une valeur de USD 100 000, payable à 3 mois. Le 1/06 de l'année n, le cours du dollar est à 6,00 FRF. Le 1/09 de l'année n, trois (3) cas sont envisageables :

- le cours du dollar a baissé, si par exemple le cours est à 5,50 FRF, l'importateur voit sa dette diminuer puisqu'elle est désormais de 550 000 FRF (au lieu de 600 000 FRF). L'importateur a ainsi obtenu un gain de change de 50 000 FRF ;

- le cours du dollar est resté à 6,00 FRF. L'importateur devra régler 600 000 FRF, somme équivalente à celle prévue lors de la passation de la commande ;

- le cours du dollar a augmenté et il s'établit à cette date à 6,40 FRF. L'importateur va devoir régler 640 000 FRF, ce qui signifie qu'il a subi une perte de change de 40 000 FRF.

Ce exemple met en évidence les gains et les pertes de change liées à une importation.

Lorsqu'il s'agit d'une exportation, l'entreprise subit une perte de change lorsque la devise étrangère (c'est-à-dire sa devise de facturation) baisse tandis qu'elle obtient un gain de change si la devise s'apprécie.

L'étude des différentes catégories de risques de change révèle que le risque de change ne naît pas seulement au moment où la comptabilité enregistre une écriture, ce qui correspond à un risque comptable. Dans de nombreux cas, il naît en amont, c'est-à-dire avant même qu'il soit reconnu par la comptabilité.

On peut distinguer plusieurs étapes dans l'existence du risque de change, ce qui entraîne des risques de change de nature différente notamment :

* le risque de change aléatoire : il est aléatoire, lorsqu'il n'y a pas d'engagement ferme ou définitif de la part des deux contractants. C'est par exemple le cas de la préparation d'un catalogue ou de la préparation d'une soumission à un appel d'offre ;

* le risque de change conditionnel : il est conditionnel, lorsqu'il y a pas un engagement irréversible de la part d'un partenaire mais que l'autre partenaire n'a pas encore manifesté sa volonté. La réalisation de l'engagement demeure encore incertaine, car soumise à la condition que l'autre partenaire accepte (risque conditionnel ou optionnel) ;

* le risque de change réel ou certain : il est certain ou réel lorsqu'il résulte de deux engagements irréversibles et réciproques d'une part de l'exportateur et d'autre part, de l'importateur. Il devient certain ou réel lors de la signature d'une commande, ou lorsque la réponse à un appel d'offre est positive.

précédent sommaire suivant






Aidez l'hopital de Montfermeil