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Analyse de la vulnérabilité de la santé de la femme: cas du cameroun

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par Monde MAMBIMONGO WANGOU
Institut Sous-régional de Statistique et d'Economie Appliquée (ISSEA) - Ingénieur Statisticien 2009
  

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2.2 RESEAU SOCIAL ET SANTE

L'existence du lien entre l'état matrimonial et la santé semble incontournable, mais des interrogations surgissent à propos de la manière dont ces deux composantes se lient entre elles. En 1995, suite à des études sur cette liaison, Shye et Mulloody proposent le réseau social comme facteur intermédiaire. Leur constat est que : les personnes ayant un réseau social plus évasé ont tendance à être en meilleure santé et à se rétablir plus rapidement des suites d'une maladie ; adoptent des comportements plus positifs vis-à-vis des soins de santé et vivent généralement plus longtemps. A partir de cette information, ils estiment que ce n'est pas le mariage qui améliore la santé des concernées mais plutôt l'élargissement du réseau social. En effet, lorsqu'une femme se marie, elle élargit la notion de famille (les connaissances de son partenaire deviennent les siennes).

En 2008, Héritage et Grimaud cherchent à établir une association entre réseau social et santé perçue en France. Ils s'appuient sur les données de l'EPCV (Enquêtes Permanentes sur les Conditions de Vie) sur les caractéristiques de 5046 adultes et utilisent le revenu, l'âge et le sexe comme co-variables explicatives de la santé perçue des français. La variable « relations sociales » était composée des modalités suivantes : avoir eu une conversation téléphonique personnelle (au cours des 8 jours précédents) ; être membre actif d'une association ; avoir au moins un ami, être marié/ vivre avec un conjoint. Les résultats ont montré que les personnes qui n'ont pas d'amis ont 1,7 fois plus de risque d'être en mauvaise santé que celles qui ont au moins un ami, alors que celles qui n'ont pas de conjoint ont 1,22 fois plus de risque d'être en mauvaise santé comparativement aux personnes vivant en union.

2.3 RELATION ENTRE LA SANTE ET LE STATUT SOCIOECONOMIQUE

Comme mentionné plus haut, la mesure la plus utilisée du statut socioéconomique est traduite par les variables suivantes : le revenu disponible individuel, le niveau d'instruction, la situation face à l'emploi et la profession. Aussi, chercher à traduire le lien entre la santé et le statut socioéconomique revient à traduire le lien entre la santé et chacune de ces variables.

2.3.1 Relation entre le revenu et la santé

Des études menées surtout au Canada et aux Etats-Unis révèlent l'existence d'une ferme relation entre le revenu de l'adulte et son état de santé. Peu importe la mesure adoptée pour se saisir de l'état de santé, il est peu contestable que de faibles revenus mènent à un mauvais état de santé.

Les preuves du lien entre le revenu et la santé sont très documentées. Ross et Wu affirment que les personnes ayant un revenu plus élevé ont plus de chances d'être en bonne santé. Ils établissent que ces personnes ont plus de facilité d'accès aux soins de santé, aussi bien à caractère curatif ou préventif, que les autres. Le fait d'avoir un revenu élevé contribue à avoir une hygiène de vie favorable à la santé.

D'autres chercheurs pensent que la relation entre le revenu et la santé peut s'expliquer par l'environnement (milieu de résidence). En effet les personnes pourvues de revenu élevé vivent dans des espaces moins pollués et moins dangereux. Leurs quartiers sont très souvent moins denses et plus agréables à vivre. De même, les enfants nés de familles à faible revenu ont plus de risque de tomber malade ou de se blesser. Ils sont en outre plus susceptibles d'adopter des comportements à risques tels que la consommation du tabac et d'alcool (Tuijmann, 1989). Toutefois, il apparaît que le revenu seul ne peut expliquer la santé ; il faut ajouter d'autres facteurs tels que la cohésion familiale car cette dernière peut réduire la probabilité des effets négatifs associés à de faibles revenus (Paul R et Gail F, 1998).

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