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CAT devant une intoxication médicamenteuse aigue

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par Dahane Mihi
Université d'Oran - Algérie - CES en medecine d'urgence 2010
  

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4-C/LA THEOPHYLLINE

L'intoxication à la théophylline et ses dérivés est fréquente et souvent iatrogène, en raison de leur faible index thérapeutique. Une interaction médicamenteuse est fréquemment impliquée (anti-H2, érythromycine, vérapamil...). Plus rares sont les intoxications aiguës, survenant chez des sujets non traités habituellement par xanthines. La théophylline est un inhibiteur de la phosphodiestérase et accumule donc l'AMP cyclique intracellulaire. Le surdosage se caractérise par une irritabilité, de l'agitation, des vertiges, des tremblements, des céphalées, des troubles digestifs et des douleurs épigastriques. Le patient est tachycarde (avec arythmies supra ventriculaires ou ventriculaires) et modérément hypotendu, parfois polyurique. Dans les cas sévères, le patient peut

présenter des convulsions, souvent rebelles au traitement, évoluant en état de mal. Une rhabdomyolyse et une hyperthermie peuvent se développer. Sur le plan biologique, des anomalies métaboliques (hyperglycémie, hypokaliémie, hypomagnésémie, hypophosphatémie, déshydratation) sont souvent présentes. Les troubles acido-basiques consistent en une alcalose respiratoire secondaire à l'hyperventilation dans les intoxications modérées, et une acidose métabolique lactique dans les intoxications plus graves. Il existe une assez bonne corrélation entre la concentration plasmatique et le risque de complications cardiaques ou neurologiques majeures. Il faut se méfier des formes de plus en plus répandues à libération progressive qui donnent un pic de toxicité retardé ou des pics répétés. Des concentrations de pic de 20 40 ug/mL ne sont généralement associées qu'à des signes toxiques mineurs. Une intoxication sévère (en particulier, un mal convulsif peut être observé pour des taux de plus de 100 ug/mL).

En cas de surdosage chronique, la relation taux/effets est moins prévisible, et d'autres facteurs comme l'âge ou l'état clinique préalable du patient doivent être pris en compte. Néanmoins, une toxicité sévère (hypotension, convulsions, arythmies) est souvent observée pour des taux entre 40 et 70 ug/mL.La caféine a la même toxicité que les autres xanthines. Une dose de 10 g peut être mortelle.

Traitement

La prévention de l'absorption est primordiale : le charbon activé adsorbant est très actif. Son administration doit être répétée en cas de forme « retard ». Le patient doit être étroitement surveillé et monitorisé. Les troubles hydro électrolytiques doivent être corrigés. Les convulsions sont parfois rebelles, notamment à la diphantoïne.Chez le sujet non asthmatique, les bêta-bloquants corrigent la plupart des manifestations toxiques cardiaques. L'hypotension répond généralement au

remplissage. Une épuration active est indiquée en cas d'intoxication grave. L'hémoperfusion sur charbon est la technique d'épuration de choix, mais l'hémodialyse est efficace, avec moins d'effets secondaires. On recommande l'épuration active pour des taux supérieurs à 100 ug/mL (selon qu'il s'agit d'intoxication aiguë) ou 40-50 ug/mL (intoxication chronique), en cas d'état de mal convulsif, d'instabilité hémodynamique

Ou d'arythmie rebelle. En l'absence de troubles digestifs majeurs, l'entérodialyse réduit notablement la demi-vie. L'usage de l'irrigation intestinale totale pour éliminer les comprimés à libération progressive est controversé.

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9Impact, le film from Onalukusu Luambo on Vimeo.



BOSKELYWOOD from Ona Luambo on Vimeo.