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CAT devant une intoxication médicamenteuse aigue

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par Dahane Mihi
Université d'Oran - Algérie - CES en medecine d'urgence 2010
  

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4-I/LES ANTICOAGULANTS

Anticoagulants oraux (coumariniques et indanediones)

Ces anticoagulants, par interférence avec le métabolisme de la vitamine K, inhibent la formation de certains facteurs de coagulation (II, VII, IX, X). L'intoxication ou le simple surdosage produisent des pétéchies et des saignements spontanés.

Traitement

L'antidote est la vitamine K (Konakion®). L'administration doit être intraveineuse et lente, car elle peut s'accompagner de réactions anaphylactoïdes. L'effet est différé. L'administration de plasma frais congelé viro-inactivé ou de PPSB est requis en cas d'hémorragie il s'agit de produits à longue durée d'action pouvant nécessiter un protocole de traitement prolongé adapté. Il faudra toujours vérifier le TQ 48 heures après l'arrêt de la vitamine K.

Héparine non fractionnées et HBPM

Le surdosage est généralement iatrogène.

Traitement

Une neutralisation immédiate de l'héparine est possible par la protamine, par formation d'un complexe héparine-protamine inerte. La dose est de 50 mg de protamine pour inhiber 5 000 unités d'héparine. Il faut tenir compte du délai d'administration de la dernière dose d'héparine pour déterminer la dose de protamine. Le risque, notamment anaphylactique, de ce traitement n'est pas négligeable

4-J/LES ANTIEPILEPTIQUES

Acide valproïque

On rencontre surtout des surdosages thérapeutiques. Ils se traduisent par de la confusion (parfois liée à une hyperammoniémie), des troubles digestifs et souvent un myosis. Dans les cas graves, le patient peut sombrer dans un coma flasque avec dépression respiratoire, dû à l'oedème cérébral. Rarement, des convulsions peuvent se développer. Certains patients présentent une thrombopénie.

Traitement

Le traitement est symptomatique. La prévention de l'absorption digestive est particulièrement importante pour les formes « retard », en particulier la répétition des doses de charbon activé. L'efficacité de l'hémodialyse est controversée, en raison de la large liaison protéique (toutefois réduite en cas d'intoxication). La naloxone améliorerait la conscience dans certains cas

Carbamazépine

Cet antiépileptique est chimiquement proche des antidépresseurs tricycliques. Les signes du surdosage sont des céphalées, une sécheresse de la bouche, une mydriase et des troubles digestifs. Vertiges, nystagmus, ataxie, diplopie ou mouvements anormaux sont souvent observés. En cas d'intoxication sévère, le patient peut présenter des troubles de conduction intraventriculaire ou des arythmies, une hypotension, un coma (hyperréflexie), de l'hypothermie, des convulsions et une dépression respiratoire. Des bulles cutanées sont parfois observées.

Traitement

Surtout symptomatique, notamment le diazépam pour les convulsions. La prévention de l'absorption par charbon activé doit être réalisée même tardivement (mauvaise solubilité, formes retard). L'hémoperfusion est proposée dans les cas sévères.

.Phénytoïne

On rencontre surtout des surdosages thérapeutiques. Ils se manifestent par des troubles digestifs, de la confusion, un nystagmus, des signes cérébelleux (ataxie, Intoxications 505 hyperréflexie, dysarthrie...) et parfois de la diplopie. Un coma, de l'hypoglycémie et des troubles de conduction ou d'excitabilité cardiaque peuvent apparaître dans les cas sévères.

Traitement

Il est symptomatique. La prévention de l'absorption digestive peut être envisagée même après plusieurs heures en raison de la mauvaise solubilité du produit.

Phénobarbital (Gardénal®)

Lors d'une intoxication aiguë, les troubles de consciences installent plus ou moins rapidement, précédés d'une période ataxique pseudoébrieuse avec agitation. Le coma est calme, hypotonique et hyporéflexique. L'EEG varie parallèlement aux troubles cliniques. Au maximum, la dépression cérébrale se manifeste par de grandes ondes lentes non réactives et par des périodes de silence électrique. La durée du coma varie selon le type de barbiturique, la concentration de départ et la bonne qualité de l'épuration digestive. Il existe une bonne corrélation entre la profondeur du coma et la phénobarbitémie Un coma profond sans réaction aux stimuli nociceptifs s'observe pour une phénobarbitémie de l'ordre de 400 umol/lchez un sujet non traité. Dans la mesure où le phénobarbital induit un coma de plusieurs jours, les complications non spécifiques des comas sont souvent observées. Le traitement est d'abord symptomatique.

La décontamination gastro-intestinale fait appel au charbon activé, en respectant ses contre-indications et après intubation des patients qui présentent des troubles de conscience. Il a été démontré que le charbon activé diminuait de façon significative la demi-vie d'élimination du phénobarbital par le phénomène de dialysance gastro-intestinale. Il faut donc administrer des doses répétées de charbon activé, soit 25 g/8 h,sur une durée qui varie selon l'amélioration clinique et la baisse des concentrations plasmatiques. La clairance rénale spontanée du phénobarbital est de 1 ml/min. Elle est augmentée par la perfusion de bicarbonate à raison de 2 000 ml j-1 (avec ajout 2 gde KCl/L) chez l'adulte de façon à obtenir un pH urinaire supérieur ou égal à 7,5. Elle est surveillée de près chez l'insuffisant cardiaque ou rénal.

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9Impact, le film from Onalukusu Luambo on Vimeo.



BOSKELYWOOD from Ona Luambo on Vimeo.