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Le developpement local face a la politique de decentralisation

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par Yelba Patrice ILBOUDO
Ecole doctorale en dynamique des espaces et sociétés / Université de Ouagadougou - Master II R 2009
  

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IV.2.1-Le caractère dynamique de la participation

La participation ne se construit pas à travers un état statique. Elle évolue en fonction de la configuration du système d'acteurs en présence et aussi de la

redistribution des responsabilités assignées à chacun des acteurs présents ( Zongo B, 2005). Tout se passe donc en réalité comme s'il existait une négociation permanente pour le partage des responsabilités entre les parties prenantes.

L'usage du concept de la participation a connu une réelle évolution depuis les années 1950. Cependant, à travers la définition retenue, il apparaît que la participation revêt un caractère dynamique dû au fait qu'elle s'installe dans une situation donnée dans laquelle il est possible d'identifier les acteurs en présence et leurs caractéristiques intrinsèques.

IV.2.2- Les modèles de participation

Pour analyser le caractère dynamique de la participation, nous nous interrogeons au préalable sur les modèles de participation. A ce propos, Ramos et Roman (Ramos exaltacion et Ma AA, Roman, pp 101-122), nous proposent un modèle constitué de trois étapes : Les intrants, la phase de conversation, et les extrants. Les intrants représentent tous les éléments (ce sont les Connaissances théoriques et pratiques, contribution physique et financière, main d'oeuvre, etc.) qui sont apportés par les autorités locales et la population locale en vue de la production d'un service. La phase de conversation représente l'apprentissage du travail d'équipe (échange des contributions respectives) entre les autorités locales et la population locale. Les extrants concernent les résultats, le fruit de l'association des éléments constituant les intrants.

Ainsi une collectivité locale est habituée à une forme de réception passive des services pour sa population, l'adoption d'une démarche de participation exigera une période d'apprentissage, d'assimilation et d'adaptation. Au cours de cette phase, la mise en place d'une structure de coordination s'avère nécessaire pour la collecte des demandes populaires, l'analyse et le traitement de l'information, et la combinaison des intrants pour solutionner les problèmes posés. Le fonctionnement d'une telle instance devrait en principe être assuré à la fois par quelques représentants du côté des autorités locales et ceux du côté de la population locales. Or, ce ne sont en général que les représentants du côté des autorités locales qui s'en occupent (idem). Dans un tel cas de figure, on pourrait se demander jusqu'à quel point la population locale est-elle disposée à faire de l'autorité un partenaire ?

Comment cette population pourrait-elle acquérir une parcelle de pouvoir vis-à-vis de l'autorité public ? Seules les revendications de la part des populations pourraient lui permettre d'être élevé au rang de partenaire, donc d'acquérir un pouvoir de négociation et d'action par rapport à l'autorité public (Hardoy jorge E et satterwaite David, 1993, pp 111-159).

Au final, on peut retenir que la phase de conversation constitue le point névralgique de l'interaction entre l'autorité public et la communauté locale. Cette interaction se focalise souvent autour des revendications et des pressions (les demandes) effectuées par la population qui en définitive, influe sur l'attitude (l'offre) de l'autorité publique.

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9Impact, le film from Onalukusu Luambo on Vimeo.


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