WOW !! MUCH LOVE ! SO WORLD PEACE !
Fond bitcoin pour l'amélioration du site: 1memzGeKS7CB3ECNkzSn2qHwxU6NZoJ8o
  Dogecoin (tips/pourboires): DCLoo9Dd4qECqpMLurdgGnaoqbftj16Nvp


Home | Publier un mémoire | Une page au hasard

 > 

Etude qualitative de la faune culicidienne de l'étang du quartier mairie (Zoetele - Cameroun)

( Télécharger le fichier original )
par Serge Eugène AMOUGOU ZIBI
Université de Yaoundé I - DEA 2010
  

précédent sommaire suivant

Bitcoin is a swarm of cyber hornets serving the goddess of wisdom, feeding on the fire of truth, exponentially growing ever smarter, faster, and stronger behind a wall of encrypted energy

I-2-2 La larve

La larve est vermiforme, cylindro-conique et apode. Elle a une croissance discontinue et subit trois mues successives. Il existe donc 4 stades postembryonnaires (L1,L2,L3 et L4) tous aquatiques. La larve a une taille d'environ 2 à 12 mm. Elle est mobile et respire à la surface de l'eau soit directement par des spiracles dorsaux et se présente parallèlement à la surface de l'eau dans le genre Anopheles de la sous-famille d'Anophelinae, soit par l'intermédiaire d'un siphon respiratoire dans les genres Culex et Aedes de la sous-famille de Culicinae (Robert, 1989), et la larve est oblique par rapport à la surface de l'eau (Annexe 1). Les larves peuvent être retrouvées dans toutes les collections d'eau, les eaux courantes aux fosses, aux creux des arbres ou des rochers , tonneaux, arrosoirs, boîtes de conserve, récipients abandonnés, bassins, abreuvoirs, carcasses métalliques, vieux pneus, et autres . Le choix de l'eau du gîte larvaire varie selon les espèces. Ainsi, le genre Anopheles affectionne les eaux claires, ensoleillées et calmes, tandis que les genres Culex et Aedes préfèrent les eaux polluées. Les larves se nourrissent des débris organiques et des micro-organismes (algues, bactéries

etc...) (Rodhain et Perez, 1985) grâce aux battements de ses soies buccales quicréent un courant suffisant pour aspirer ces aliments. Certaines espèces à l'exemple

de Culex tigripes sont carnivores et s'attaquent à d'autres larves de Culicidae (Ngagni, 1996).

Le développement post-embryonnaire est fonction de la température (Lyimo et al., 1991), et la compétition intraspécifique (Reisen et Emory, 1977). Sa durée est de 4 à 30 jours dans le genre Anopheles de la sous-famille d'Anophelinae (Mouchet et Carnevale, 1991), et de 4 à 10 jours dans les genres Aedes et Culex de la sousfamille de Culicinae (Cywinska et al., 2006).

Les pièces buccales sont de type piqueur-suceur. Le corps de la larve est divisé en trois régions : la tête, le thorax et l'abdomen.

La tête est formée de trois plaques chitineuses unies par des sutures :

Une plaque dorso-médiane unique appelée Fronto-clypéus avec des soies ; Deux plaques latérales symétriques dites épicrâniennes.

Dorsalement la tête porte une paire d'antenne, deux paires d'yeux composées (tâches ocellaires) et ventralement des palpes maxillaires et les pièces buccales (mandibules, maxilles, brosses). Les soies les plus intéressantes pour la diagnose se situent pour la majorité au niveau du clypéus. La tête est capable d'effectuer une rotation de 180° autour de son axe, qui lui permet de se nourrir à la surface de l'eau.

Le thorax fait suite au cou, plus large que la tête et l'abdomen. Sa forme est grossièrement quadrangulaire ; il est formé de trois segments soudés qui sont : le prothorax, le mésothorax, et le métathorax.

Les faces ventrale et dorsale sont ornementées de soies.

L'abdomen est composé de neuf segments distincts dont les sept premiers portent des soies et sont morphologiquement similaires. Chacun de ces segments comporte :

Une plaque tergale chitinisée impaire et médiane ;

Des plaques accessoires situées en arrière de la plaque tergale ;

Des soies palmées postéro-latérales qui jouent un rôle dans la flottaison de la larve en surface (ces soies sont formées de folioles dont la forme a été utilisée comme caractère taxonomique pour certaines espèces, des soies anté-palmées,

situées en avant et légèrement en dehors de ces dernières qui ont également une bonne valeur taxonomique).

Á la partie dorsale du 8e segment se trouvent deux orifices respiratoires soit directement au niveau du tégument chez les Anophelinae, soit à l'extrémité apicale du siphon respiratoire chez les Culicinae. Ils portent également un peigne constitué d'un nombre variable d'épines et d'écailles. Sur le 9e segment, s'insèrent les soies anales et les papilles anales translucides (Grassé ,1979). Au stade L4, la larve parvenue à son développement complet, cesse de se nourrir et subit une quatrième mue donnant une nymphe.

précédent sommaire suivant






La Quadrature du Net