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Phénomène enfants de la rue comme facteur criminogène dans la cité de Bunia en RDC


par Paul BAVI KPADYU
Université du Cepromad Bunia RDC - Gradué en droit privé et judiciaire  2011
  

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I.1.3. Enfant de la rue

Ce terme « enfant de la rue » a une connotation négative et désigne les enfants qui ont choisi de leur gré d'abandonner leurs familles respectives, ou ceux délaissés par ces dernières et ont finalement élu domicile dans les rues et vivent dans le vagabondage et de la mendicité. Ils vivent de la méconduite et de l'indiscipline notoire, de la débauche, du jeu, des trafics et d'autres pratiques assimilées aux infractions telles que vol, détournement, violences sexuelles pourtant réprimés par la législation en vigueur.

En RDC les concepts « Shégués » ou « phaseurs » leur convient bien malgré que certains d'entre eux ne l'acceptent alors que cela se justifie par leurs comportements.

Cité par SAVO, MAKURU Jolie : M. MASSIALA, 1990, tire du dictionnaire encyclopédique de l'enfant de la rue, la définition suivante: « l'enfant de la rue est toute personne, fille ou garçon n'ayant pas atteint l'âge adulte, et pour qui la rue est devenue la demeure habituelle et le moyen d'existence ». Le même auteur poursuit en citant J. BEAUMAUK (1996, p. 92) qui plutôt d'une manière globale distingue le jeune de la rue en quatre catégorie : « Le jeune ou l'enfant de la rue, des jeunes totalement abandonnés, des enfants partiellement abandonnés, des enfants « clés au cou » et des enfants qui travaillent »

Pour S.T TESSIER (1998, p. 321), il existe trois types d'enfants qui partagent leur visibilité dans la rue : les enfants de la rue sont ceux qui vivent en permanence et ont rompu tous les liens familiaux et scolaires. Les enfants de la rue sont ceux qui travaillent et rentrent presque tous les soirs dans une famille. Il ajoute que d'autres enfants de la rue sont des fumeurs, vivent temporairement et exceptionnellement dans les rues concluant que ces différentes catégories interagissent entre elles (4(*)).

Pourtant, la loi n° 09/001 du 10 janvier 2009, portant protection de l'enfant considère que dans son article 190 le délaissement d'un enfant en un lieu quelconque est puni d'un an à cinq ans de servitude pénale principale et d'une amande de cent mille à deux cent mille franc congolais,... En connivence, de ce qui précède, le dépliant de la MONUSCO, sur l'Aide mémoire pour les Policiers » reconnait que « Un enfant en rupture avec le milieu familial ou dans la rue est une personne en situation difficile que le policier doit protéger » (5(*)).

Les âges des enfants de la rue varient entre 5 et 16 ans, mais il y en a d'autres qui sont âgés de 3 ou 4 ans au cotés des frères plus âgés qui assurent leurs protections. Les filles sont en effet moins visibles car moins influencées, ne quittant pas trop le toit paternel. Et si elles descendaient dans la rue, elles sont utilisées comme domestiques, prostituées ou comme ouvrières. (6(*))

Etant donné que l'étude de la criminalité se base sur le comportement du criminel délinquant, qui, lui, peut être classé à plusieurs degré ; et que des niveaux sont rendus possibles grâce à certains mobiles ou moyens utilisés, cette étude nous amène à épingler les principales causes du crime ou de l'acte criminel, produit par le délinquant dans la cité de Bunia.

* 4) MAKURU, Op. Cit.

* 5) Dépliant de la MONUSCO, Aide Mémoire pour les Policiers, règles de la base sur le comportement du policier envers les mineurs, Novembre 2010.

* 6) http://www.droitsenfant.com/rue.htm

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