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L'incidence des importations et aides alimentaires sur l'agriculture congolaise

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par jean louis ndonda
Université de Kinshasa - Licence 2009
  

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3.2. Présentation des résultats et commentaires

3.2.1. Test informel

Graphique n°7 : L'évolution du PIB agricole

-1.0 -1.2 -1.4 -1.6 -1.8 -2.0

 
 

80 85 90 95 00 05

LPIBA

Le graphique ci-dessus donne une évolution peu stable du produit intérieur brute agricole de 1977 à 1995 et après elle a connue une forte évolution suite à la chute du secteur minier et vers 2000 il y a une évolution moins que proportionnelle du produit intérieur brute agricole.

Graphique n°8 : L'évolution des importations alimentaires

0.96 0.94 0.92 0.90 0.88 0.86 0.84 0.82

 
 

80 85 90 95 00 05

LIMPA

Le graphique ci-dessus donne une évolution stable des importations de 1977 à 1995 et de turbulence les années suivantes de 2001 à 2008 une certaine constance.

Graphique n° 9 : L'évolution des aides alimentaires

2.8 2.4 2.0 1.6

1.2 Le graphique ci-dessus donne une fluctuation tellement forte d'aide alimentaire d

0.8

80 85 90 95 00 05

3.2.2. Test formel

LAIDE

 

3.2.2.1. La stationnarité

Lorsqu'on utilise des données temporelles, il est primordial qu'elles conservent une distribution constante dans le temps. Si une série est non stationnaire, le différencier peut la convertir en série stationnaire. Afin d'examiner la présence de la racine unitaire, les tests de Dickey-Fuller Augmenté (ADF) et Philips-Perron (PP) ont été appliqués. Le tableau ciaprès donne le résultat du test de stationnarité.

ADF Test Statistic -4.487556 1% Critical Value* -3.6852

5% Critical Value -2.9705

10% Critical Value -2.6242

*MacKinnon critical values for rejection of hypothesis of a unit root.

Augmented Dickey-Fuller Test Equation Dependent Variable: D(LPIBA,2)

Method: Least Squares

Date: 01/20/11 Time: 08:26

Sample(adjusted): 1980 2007

Included observations: 28 after adjusting endpoints

Variable

Coefficient

Std. Error t-Statistic

Prob.

D(LPIBA(-1))

-1.327442

0.295805 -4.487556

0.0001

D(LPIBA(-1),2)

0.130610

0.189930 0.687676

0.4980

C

0.020730

0.025860 0.801634

0.4303

R-squared

0.593155

Mean dependent var

-0.003222

Adjusted R-squared

0.560607

S.D. dependent var

0.200154

S.E. of regression

0.132676

Akaike info criterion

-1.100860

Sum squared resid

0.440071

Schwarz criterion

-0.958124

Log likelihood

18.41204

F-statistic

18.22424

Durbin-Watson stat

1.993709

Prob(F-statistic)

0.000013

Source : nos calculs

Le principe de ce test de stationnarité consiste à vérifier au seuil de 1%,5% et 10%, l'hypothèse de non stationnarité contre l'hypothèse contraire en niveau, en différentielle première ou seconde, à travers une comparaison de la valeur calculée de la statistique de PP et ADF par rapport à la valeur critique (critical values) lue de McKinnon.

Il ressort de ce tableau que, toutes les variables du modèle sont stationnaires car la statistique d'ADF en valeur absolue est supérieure aux trois valeurs critiques de Mackinnon.

3.2.2.2. Test de causalité

La causalité entre deux variables pouvait être testée de deux façons :

1' soit par la statistique de ficher : si Fc< Ftab, on rejette H0, donc on accepte l'hypothèse de causalité ;

1' soit par prob-stat : si prob-stat < 0,05, donc nous acceptons la causalité

entre deux variables avec 95 % de chance de ne pas se tromper.

Dependent Variable: LPIBA Method: Least Squares

Date: 01/21/11 Time: 01:29 Sample: 1977 2007

Included observations: 31

Variable

Coefficient

Std. Error

t-Statistic

Prob.

C
LAIDE

-2.651392

0.280154

1.770496
0.085192

-1.497542

3.288501

0.1454
0.0027

LIMPA

0.737587

1.998420 0.369085

0.7148

R-squared

0.288466

Mean dependent var

-1.392103

Adjusted R-squared

0.237642

S.D. dependent var

0.247383

S.E. of regression

0.215998

Akaike info criterion

-0.135334

Sum squared resid

1.306338

Schwarz criterion

0.003439

Log likelihood

5.097677

F-statistic

5.675791

Durbin-Watson stat

0.671639

Prob(F-statistic)

0.008526

Source : nos calculs

Test de Granger montre qu'il y a une relation unidirectionnelle de la production intérieure brute agricole. Donc en menant le test au seuil de signification de 5 %, on rejette l'hypothèse de la causalité entre la production intérieure brute agricole, l'aide alimentaire et l'importation alimentaire. C'est-àdire l'aide alimentaire et l'importation alimentaire cause la diminution de la production intérieure brute agricole.

Il ressort du tableau que l'aide alimentaire a un impact positif sur le PIB du secteur agricole à court terme. Lorsque l'aide alimentaire augmente de 10%, toute chose égale par ailleurs, le PIB du secteur agricole augmente de 0,28%. A long terme, l'impact de l'aide alimentaire sur le secteur reste positif et une augmentation de l'aide alimentaire de 10%, toute chose égale par ailleurs, conduit à une élévation du secteur agricole de 1%. S'agissant des importations alimentaires, les résultats obtenus suggèrent que cette variable ait un impact négatif sur le PIB du secteur agricole à court terme et à long terme. Une augmentation des importations alimentaires de 10%, toute chose égale par ailleurs, réduit le PIB du secteur agricole de 0,35% à court terme et 4,8 à long terme.

Les importations alimentaires ont montré qu'à partir d'un niveau de 30.000 tonnes, l'effet sur la croissance du secteur agricole devient négatif or les importations alimentaires dépassent largement ce seuil depuis 1977 et elles n'ont fait que croitre de manière très vite et le niveau atteint en 2001 est presque quatre fois supérieures au niveau de seuil ou de tolérable pour la croissance du secteur agricole.

Au niveau de l'aide alimentaire, les résultats obtenus suggèrent que l'aide alimentaire accompagne la croissance du secteur agricole jusqu'au niveau de 14.000 tonnes. Au delà, elle devient néfaste pour la croissance de ce secteur. L'aide alimentaire est très variable car elle dépend des situations d'urgence dans le pays, mais on peut néanmoins relever qu'en RD. Congo elle est supérieure à ce seuil depuis la crise économique de 1990 et les multiples conflits armés qu'à connu le pays. Au cours de l'année 1980, l'aide alimentaire était de 14.200 tonnes et en 2000 elle se situe à 45.256 tonnes et aujourd'hui nous sommes à environ 75.000 tonnes, ce qui ne représente plus six fois le seuil compatible avec la croissance du secteur agricole.

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"Soit réservé sans ostentation pour éviter de t'attirer l'incompréhension haineuse des ignorants"   Pythagore