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Gestion des eaux usées domestiques dans le district de Bamako. Cas de la commune V

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par Sidiki KONATE
Institut universitaire du développement territorial Mali - Master 2 2012
  

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CHAPITRE V :

Opinion de la population sur les eaux

usées domestiques

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6.- Opinion de la population sur les des eaux usées domestiques

6.1- Etat d'insalubrité du quartier

Rapport de salubrité

Effectifs

Pourcentage

Propre

26

13

Peu propre

99

49,5

Sale

68

34

Très sale

4

2,0

Non répondu

3

1,5

Total

200

100

 

Tableau 6 : répartition de notre échantillon (200 chefs de ménages) selon l'état d'insalubrité du quartier

Ce tableau dénote un triste constat de l'état d'insalubrité du quartier. Seulement 13% ont accepté l'état de propreté de leur quartier. Ceux qui ont pensé que le quartier est propre sont dans des quartiers de haut standing. Dans la plus part des cas c'est le quartier de BacoDjicoroni la zone ACI qui on répondu positif à cette question.

6.2- Souhait de changer de quartier

Le tableau ci-dessous nous montre que sur les 200 chefs de ménages enquêtés nous constatons que 42% seulement ont émis le souhait de rester dans leur quartier respectif et les 115 autres sont tous prêt à partir.

La raison de leur départ ne s'explique pas forcement par l'insalubrité du quartier qui est la raison fondamentale mais aussi soucieux d'avoir un chez soi il loue ces habitations. Ils nous ont aussi fait part du nombre pléthorique de personnes dans les familles ce qui explique également la mauvaise gestion des eaux usées surtout domestique.

42,5%

OUI

NON
57%

Graphique 8 : répartition des chefs de ménages en vue d'un changement de quartier

6.3- Cause de l'insalubrité

Le déficit d'assainissement dans les quartiers précaires, amène les ménages à déverser leurs eaux usées dans les rues et ruelles. Des espaces aménagés ou non, appelés déversoirs d'eaux usées sont alors choisis dans les rues par les populations pour servir de lieux d'évacuation quotidienne des eaux usées domestiques.

Dans ces quartiers défavorisés, aucun système d'évacuation des eaux usées n'est construit ; le système d'égouttage étant très onéreux pour les populations qui y vivent. Dans ces conditions, deux possibilités s'offrent aux populations riveraines : l'évacuation des eaux dans les rues, et l'utilisation des fosses. Très peu de ménages optent pour la deuxième option. La taille des ménages est en moyenne de 5 à 6 habitants par ménage.

Le coût et la maintenance des fosses constituent un problème pour ces populations majoritairement en dessous du seuil de pauvreté. De plus, la promiscuité des habitations constitue un frein à un système assainissement adéquat. Tout cela conduit les ménages à choisir la première option, c'est-à-dire à recourir aux rues et terrains vagues comme mode d'évacuation des eaux usées. L'insuffisance du réseau de drainage, s'exprime par la stagnation des eaux sales dans la commune V.

Ces eaux se concentrent dans des canalisations de fortunes mises en place par les populations
pour détourner les eaux usées de leur habitat sans se soucier du voisin. Ces modes de gestion
des eaux usées sont très souvent à l'origine de différends entre les populations. Parfois, les

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déversoirs d'eaux usées communiquent avec les eaux stagnantes. L'occupation des rues par les eaux stagnantes est visible à travers le quartier étudié.

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