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Gestion des eaux usées domestiques dans le district de Bamako. Cas de la commune V

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par Sidiki KONATE
Institut universitaire du développement territorial Mali - Master 2 2012
  

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2.2- Evolution démographique

Capitale du Mali, fondée sans doute au XVIIe siècle, Bamako était à la fin du XIXe siècle un gros village fortifié de six cent habitants où se tenait un important marché (sel, bétail, cola, riz). La ville doit sa croissance à la colonisation, qui en a fait une capitale politique et économique1.

Son accroissement démographique est impressionnant : 2 500 habitants en 1884, 8 000 habitants en 1908, Ne comptant que 37 000 habitants en 1945, près de 100 000 en 1960 lors de l'indépendance du Mali, l'agglomération comptait 400 000 habitants en 1976 et près de 750 000 en 19922. L'agglomération compte aujourd'hui plus d'un million six cent mille habitants et continue d'attirer une population rurale en quête de travail. En 2006, la ville comptait 1 690 471 habitants. Son rythme de croissance urbaine est actuellement le plus élevé d'Afrique et le sixième au monde.

Cette croissance est très contrastée entre les deux rives du fleuve Niger: "La rive droite du Niger accueille près de 60 % des nouvelles populations gagnées par l'agglomération entre 1976 et 1983. Dans les deux dernières décennies, son croît démographique annuel est supérieur à 10 % alors qu'il plafonne entre 4 et 7 % dans les secteurs occidentaux et orientaux de la rive gauche". La rive droite représentait 21 % de la population agglomérée en 1975 et 34 % vingt ans plus tard.

L'urbanisation présente de réelles constantes sous le régime colonial, puis sous les trois républiques maliennes depuis 1960. Le principe du lotissement (quartiers tramés) conduit à une forte consommation d'espace (densités à l'hectare modérées, coût des équipements importants), à une faible verticalité du bâti, à l'autopromotion immobilière.

1 Les archives de la mairie de Bamako

2 Source DNSI /recensement général de la population et de l'habitat, 2001

La gestion des déchets constitue de nos jours, le talon d'Achille de la qualité du cadre de vie dans nos villes et campagnes avec un accent particulier pour les villes. De nos jours, les villes qu'elles soient au Nord ou au Sud, connaissent une explosion démographique sans précédent. Des quelques 2,2 milliards de citadins dans le monde, 1,3 vivent dans les villes du Sud. Le Mali n'est pas en reste, avec une population urbaine estimée à 3 millions en 1995 (soit environ 27% de la population totale), elle atteindra 12 millions en 2025 (soit environ 50% de la population totale).

Le taux moyen annuel de croissance urbaine au Mali est de 5,7%. Cette explosion démographique au niveau des villes s'explique par : le développement économique, la hausse du revenu par habitant, l'amélioration des réseaux d'échanges et d'informations, les économies d'agglomération. Ces facteurs, caractéristiques des villes, encouragent la venue des populations à la recherche de meilleures conditions de vie. Pour étayer cette assertion, la Banque Mondiale estime que 80% de la croissance économique future aura lieu dans les villes et les agglomérations urbaines.

Au Mali, dans les zones urbaines, semi-urbaines et rurales, les populations se trouvent dans des conditions d'hygiène très précaires par manque de services d'assainissement adéquat. Selon les dernières Enquêtes Démographiques et de Santé du Mali (EDSM-III) 33% des populations disposent de système adéquat d'assainissement en zones urbaines et seulement 9% en zones rurales.

D'une manière générale, les populations utilisent les ouvrages d'assainissement individuels dont les latrines et les fosses septiques. Les infrastructures d'assainissement collectif et semi collectif sont essentiellement concentrées à Bamako et dans quelques capitales régionales et dans la plus part des cas rejettent les effluents dans le milieu naturel sans aucun traitement.

Les conditions d'évacuation des boues de vidange provenant des ouvrages d'assainissement individuel sont très souvent insatisfaisantes, car elles sont soit déversées sur les terrains vagues, dans les champs, dans les ravins ou méme parfois dans les cours d'eau sans un traitement préalable. Par ailleurs, en dehors de quelques unités industrielles, les autres déversent leurs effluents dans la nature sans traitement.

Ces déchets comprennent essentiellement les eaux usées domestiques, industrielles,
artisanales, pluviales et les boues. Dans la plupart des cas, on note un sous équipement notoire
en infrastructures de gestion (évacuation et traitement des déchets liquides) au niveau de

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toutes les villes. Au niveau des quartiers périphériques, l'urbanisation spontanée et anarchique complique l'assainissement.

Ce sont surtout les ouvrages d'assainissement individuels qui sont utilisés. Dans les centres urbains de moyenne importance le réseau d'égout est inexistant, quelques réseaux de mini égout sont réalisés dans quelques quartiers. Au niveau de la commune V en plus des collecteurs et caniveaux, il existe un réseau d'égout classique séparatif pour évacuer les eaux usées qui malheureusement aboutissent dans le fleuve Niger sans traitement.

Tableau 1:

Division. administrative

2009

2009

 

Femmes

Total

Ménage estimé
(2009)

Concessions
estimées (2009)

Baco-Djicoroni

31382

30625

62008

10930

6902

Badalabougou

12822

12844

25666

4405

1857

Daoudabougou

45215

45730

90945

15826

7732

Garantiguibou

2010

1983

3993

711

414

Kalaban Coura

37140

37278

74418

12135

7019

Quartier Mali

8658

8885

17543

2690

1188

Quartier sema

2775

2973

5748

895

578

Sabalibougou

50234

47880

98114

16192

10597

Sema II

2236

2217

4452

842

787

Torokorobougou

15487

16176

31663

5107

2145

Population flottante

116

2

118

27

7

Total Commune V

208075

206593

414668

69758

39225

 

Source RGPH-2009

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